La presse, une manipulation de bonne foi ?

Publié le par webmaster

Billet intéressant posté sur Agoravox par Peuples.net. Pour le consulter dans son intégralité, cliquez là.

J’ai soixante chaînes de télévisions à la maison avec mon forfait à 29,99 €. J’achète la presse le week-end et pourtant je n’ai pas l’impression d’entendre des personnes me parler de l’actualité, j’ai plutôt le sentiment que l’information semble sortir d’entités fumeuses émanant d’on ne sait trop où. J’ai la sensation, à tort, qu’une Pravda géante maîtrise ce flux ininterrompu qui arrive à mes sens - d’entendre et d’écouter les mêmes informations qui passent et repassent en boucle. Du copié-collé à grande échelle sur beaucoup trop de sujets. Quelques médias comme France culture échappent encore à cette uniformisation magistrale.

J’ai dénoncé
deux manipulations médiatiques ici même avec un certain succès, avec des moyens dérisoires : du temps et internet. Je ne considère pas que les mass-médias, pour reprendre un terme maintenant désuet, soient des machines à engraisser l’opinion publique. Même si parfois je doute moi-même de mes assertions.

François Bayrou et Ségolène Royal avaient, lors de l’élection présidentielle de 2007, pointé du doigt la dérive actuelle qui est en train de prendre une ampleur inouïe. J’en veux pour preuve
l’information selon laquelle le patron de la communication du gouvernement Thierry Saussez indiquait (sérieusement) lundi soir qu’il « réfléchissait à une émission gouvernementale à la télévision ». Une bonne idée du XXe aurait pu se permettre de dire DSK à ce sujet lorsque les bons mots coulaient comme de l’encre dans la presse écrite. Depuis, il a été mis en cause pour aussitôt renaître de ses cendres. Pourtant, un article d’Agoravox est cuisant à son sujet sur une autre affaire, qui n’a pas eu (encore ?) d’écho, mais qui a pourtant fait le tour du net. Etrange affaire pourtant, l’UMP et le PS étaient pour une fois à l’unisson sur ce thème : il n’y a pas eu d’affaire DSK. Consensus pour le moins étonnant : quand la gloriole reprend le dessus, la presse rase gratis.

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