La fin des Vingt Perverses

Publié le par webmaster

 

La crise financière, depuis le tour spectaculaire qu’elle a pris au mois de septembre, a donné lieu à un très grand nombre d’analyses convergeant toutes, par-delà la diversité des cheminements et des explications, vers une dénonciation de la finance, et de ses excès, comme seul grand coupable. Dans un étonnant consensus – impliquant des prises de parole à front renversé, comme celle de Nicolas Sarkozy, s’endormant un soir apôtre du libre-échange pour se réveiller le lendemain, à Toulon, prophète de la régulation – nombre de voix se sont élevées pour demander la tête des financiers, et réclamer le retour à « l’économie réelle », parée de toutes les vertus.

Cette vision ne nous satisfait pas. Elle a bien sûr sa part de vérité et même d’évidence – ces dernières semaines, les jonglages complexes des financiers autour des produits immobiliers, appâtés par l’argent facile et la carotte des primes et des bonus toujours plus élevés, ont été dûment décrits et analysés. Que la crise financière soit de la responsabilité de la finance est une lapalissade. Mais cela ne nous dit rien des conditions d’apparition précises de cette crise. Elle n’est pas apparue à n’importe quel endroit du système financier, ni à n’importe quel moment de son histoire. Son déclencheur a été la politique américaine du logement, menée par l’administration Bush depuis huit ans. Si nous voulons tirer toutes les leçons de cette crise, et l’utiliser pour remettre efficacement en cause le modèle économique que nous dénonçons, c’est par là que nous devons commencer notre analyse.

Que s’est-il donc passé en Amérique ?

la suite sur Betapolitique

Commenter cet article