En direct du congrès de Reims : Ségolène Royal : “Un référendum militant sur la question des alliances”

Publié le par webmaster

en fin d'après midi ce samedi 15 novembre 2008 (Blog Puzzle socialiste, Le Monde.fr)

A la tribune du congrès de Reims, Ségolène Royal  a montré à quel point elle fait clivage dans le Parti socialiste. Pendant son discours, applaudissements, huées, vivas et sifflets se sont succédés.

Ségolène Royal : “Il nous faut prendre soin de notre parti et pour cela il va falloir nous guérir nous-même, nous soigner”, a-t-elle lancé à une salle étonnée par cet angle d’approche. 

Elle a décliné  son programme de candidate au poste de premier secrétaire , d’abord sur la méthode, assurant que ses soutiens travailleront sans exclusive. “Lorsque nous nous retrouverons tous au travail, entre nous, l’estime reviendra et nous aurons tant besoin des uns des autres que nous finirons bien par nous aimer un tout petit peu.”

La présidente de la région Poitou-Charentes a appelé le PS à devenir “moins détestable” pour les Français, “ceux qui pensent que nous les avons abandonnés tant nous mettons de temps à cesser nos querelles et à revenir combattre à leurs côtés”. Et la jeunesse ? “Que pense-t-elle de nous, à nous voir nous envoyer de vulgaires coups de boule ?” lance Ségolène Royal.

Elle a répondu aux deux points de clivages majeurs évoqués par Bertrand Delanoë ce matin. Le maire de Paris accuse Royal de vouloir un parti de supporters ? “Nous maintenons qu’une cotisation à prix modique est une des conditions de la transformation de notre parti en grand parti populaire.” souligne-t-elle, s’engageant par ailleurs à “respecter la parité” et, ainsi, à ne plus payer des millions d’euros d’amende. Le parti ne doit pas avoir peur d’“une invasion” de l’extérieur, souligne Royal. Pour elle, il faut aiderles nouvelles générations “à se faire ouvrir la porte du poste de pilotage”.

Sur la question des alliances, tant attendue dans la salle : “Sommes nous donc si faibles, si apeurés, que la seule idée d’une alliance éventuelle, dans trois ans, nous jette hors de nous même, alors que certains, parmi les plus enflammés, la pratiquent déjà chez eux” “Bertrand, je t’ai entendu tout à l’heure, je ne doute pas de ta sincérité sur la question du refus des alliances avec le centre et j’aimerai te répondre devant tous. Voilà la proposition que nous ferons ce soir : il y aura une consultation directe des militants sur la question des alliances.”

Comme tout au long du discours, les huées qui montent à chaque évocation des alliances sont concurrencées par des salves d’applaudissements.

Royal, impassible, continue de détailler sa position : “Faudra-t-il demander à ceux qui nous rejoindront un passeport de moralité socialiste ? ou alors le jour venu, parce que le PS sera devenu fort populaire et démocratique, aurons nous le courage de conduire la plus grande alliance nécessaire pour battre cette droite ? Un nouveau front populaire, ça ne vous tente vraiment pas ? Je m’y engage : c’est vous, les militants, qui en déciderez, le jour venu”.

Nabil Wakim

 

 

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