La résistance de l'Ecole Publique de la République

Publié le par DA Créteil, etc...

Mercredi 17 décembre 2008
Hérault: 383 "lettres de résistance" remises à l'inspecteur d'académie


De 150 à 200 enseignants se sont rassemblés mercredi devant l'Inspection académique de l'Hérault à Montpellier tandis qu'une délégation y remettait 383 "lettres de résistance" contre les réformes dans l'Education nationale, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les enseignants qui ont signé ces lettres expliquent qu'ils ne veulent pas appliquer les réformes en l'état, notamment en ce qui concerne l'aide personnalisée aux élèves.

Ils adressent aussi un ultimatum à l'inspecteur d'académie de l'Hérault pour qu'il lève, d'ici la rentrée de janvier, les sanctions financières et disciplinaires prises à l'encontre de Bastien Cazals.

Ce dernier, directeur d'une école maternelle à Saint-Jean-de-Védas (près de Montpellier), "entré en résistance" contre les réformes dans une lettre ouverte au président Sarkozy, a pris part à la manifestation organisée par les syndicats SNUipp-FSU, Sud, FO, SNE et CNT.

Si les sanctions n'étaient pas levées, les enseignants menacent de faire grève le 13 janvier dans tout le département. Ils en décideront en assemblée générale intersyndicale le 7 janvier.

"C'est une bonne réponse collective, je ne me sens plus seul. Cette action, c'est la meilleure façon de me défendre et de résister à la réforme à venir", a déclaré M. Cazals.

"Aujourd'hui, nous sommes tous des Bastien Cazals. Je viens d'apporter ma lettre, je refuse d'appliquer la réforme. Bastien Cazals n'est plus seul, s'ils le condamnent, ils doivent nous condamner tous", a souligné Benoit Guerrée, enseignant en école primaire à Béziers.

Selon Joël Vézinhet, secrétaire départemental FSU, "les sanctions prises contre Bastien Cazals ont eu un effet inverse à celui escompté car le nombre de lettres de résistance s'est multiplié ces derniers jours".

Parmi les manifestants figurait aussi Alain Refalo, enseignant de Colomiers (Haute-Garonne), l'un des premiers à être entré en résistance contre les réformes en novembre en appelant à la "désobéissance pédagogique" sur internet.

 

Ce samedi 19 décembre, l' Inspecteur d'Académie de l'Hérault  léve les sanctions prises à l'encontre du directeur cité dans l'article.

Il faut préciser que ce "soutien" est organisé dans une certaine "pagaille", en général dans le temps défavorable de l'heure du déjeuner, le ministre essayant d'une part de laisser penser aux parents que  ce soutien peut remplacer  l'action des RASED (Réseau d'aide spécialisé aux enfants en grande difficulté), qu'il  commence à supprimer, et d'autre part de faire oublier que TOUS les autres élèves perdent ainsi de nombreuses heures de cours sur une année (24h par semaine au lieu de 26), ce qui ne peut que provoquer à terme l'affaiblissement du niveau.
Le soutien n'est pas inutile mais pas de cette manière. Tout cela a été décidé dans la hâte et sans réflexions sur la bio-chronologie des enfants. C'est en effet l'organisation de toute l'année scolaire qui est à revoir pour faire face aux difficultés scolaires.
L'Éducation Nationale est un service public qui peut et doit être réorganisé en dehors de la seule approche "comptable"
Prochainement nous publierons un article définissant l'action et les missions des RASED, assurées par des maîtres spécialisés et des psychologues.

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