Interview de Jean-Pierre Mignard

Publié le par DA Créteil, etc...

Jean-Pierre Mignard s'est entretenu avec Julien Martin, journaliste de Rue89 sur les suites du congrès de Reims, ainsi que sur les perspectives de Désirs d'Avenir. Pour en prendre connaissance, cliquez là.
Voici quelques morceaux choisis, puis les vidéos de cette interview :


[...] "Est-ce que la commission a travaillé? Non, la commission n'a pu que prendre en charge les protestations de part et d'autre. Sans être en mesure vraiment d'apporter des clarifications, et encore moins des preuves à l'appui des dires."
[...] "Le conseil national [qui a validé les conclusions de la commission, ndlr] a décidé politiquement de prendre une décision qu'il était juridiquement impossible de prendre."
[...] Jean-Pierre Mignard en est convaincu: "Devant un juge civil, l'annulation était quasi acquise de droit." Etant donné "l'écart de voix minime" et "la somme des irrégularités", "le scrutin est entaché à l'origine et ne peut pas faire foi".

Pourtant, les revendications des royalistes n'ont pas plus été entendues qu'il n'y a eu d'actions en justice. Le président de Désirs d'avenir en convient et l'explique sans "tourner autour du pot": "Aller devant le juge, c'était quand même entamer une procédure de divorce." Mais "la volonté de se séparer n'existait pas".
[...] Pour éviter que pareille situation ne se représente, Jean-Pierre Mignard fait une quadruple recommandation :

  • "Perfectionner la preuve de l'adhésion et les conditions pour pouvoir voter."
  • "Mettre en place dans tous les départements une commission composée de trois personnalités chargées d'étudier les incidents."
  • "Centraliser les bureaux de vote, en pensant aux conditions de transport des personnes âgées."
  • "Installer une commission nationale de récolement composée de trois ou cinq personnalités neutres qui fassent autorité."

[...] Jean-Pierre Mignard se refuse toutefois d'accréditer l'idée que Désirs d'avenir représenterait d'ici-là un Parti socialiste bis : "On n'est pas en compétition avec un parti politique lorsqu'on ne présente pas de candidat contre ce parti." Même s'il conçoit le rôle de l'association à côté du PS : "Nous sommes des passeurs politiques entre le parti et la société. On est un mouvement compagnon du Parti socialiste."

Attention, prévient-il tout de même. Si on ne les laissait pas être "très présents dans l'élaboration du programme" alors que Ségolène Royal est finalement désignée candidate par les militants socialistes, l'éclatement du parti s'avèrerait inéluctable... [...]


 


 

 

Publié dans L'avenir du PS

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