Les partisans comme les adversaires du juge d’instruction jugeaient nécessaire de garder un organe d’enquête indépendant. Or, les procureurs resteront sans doute hiérarchiquement soumis au garde des sceaux.
En supprimant le juge d’instruction sans garantir l’indépendance du parquet, le chef de l’État retire du système actuel une menace sur certaines personnalités des hautes sphères de la politique et de la finance. Le pouvoir politique règle son compte à un juge indépendant qui s’en est pris depuis les années 80 aux hommes politiques et aux grands patrons amis.
Dans le même temps, les problèmes de la justice dite ordinaire ne sont pas réglés et son budget ne cesse de baisser.
Aujourd’hui en France, chaque jour un nouveau texte, un nouveau fichier, un nouveau projet de loi est un pas de plus qui nous éloigne de
l’État de droit."












