A-t-on le président qu'on mérite ???

Publié le par DA Créteil, etc...

C'est la question que je me suis posée en consultant l'article très intéressant de François Krug dans Rue89, intitulé "Sarkozy-Obama : le match des gestes symboliques".

En effet, le journaliste s'est attaché à comparer les annonces de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy durant cette période de crise.
Si quelques points communs apparaissent, notamment dans la multiplication de discours volontaristes visant à démontrer que l'action politique a encore du sens dans cette période ô combien tourmentée, la comparaison s'arrête là...

A votre avis, qui a donc déclaré : "En cette période de difficultés économiques, les familles américaines sont obligées de se serrer la ceinture, et c'est aussi ce que Washington devrait faire (...). Certains dans cette pièce seront concernés par ce gel de salaire, et je veux que vous sachiez que j'apprécie votre bonne volonté." ? ??
(attention, un indice subtil est dissimulé dans cette citation...)

A votre avis, toujours, qui a décidé d'augmenter son salaire de 140% il y a à peine plus d'un an... et qui n'a pas décidé de le diminuer pour cette année 2009, en solidarité avec ses concitoyens ???

Qui a décidé de plafonner les salaires des patrons d'entreprises bénéficiant d'aides publiques dans le cadre de politiques visant à limiter les effets de la crise à 500.000 $ ? 
(attention, là encore, un indice est bien habilement caché...)
Dans l'autre cas, on préfère encourager les banquiers à renoncer à leur bonus 2008. Si ça n'est pas du volontarisme... 


Pour conclure, qui a dit : "Nous devons être responsables. Ceci inclut les dirigeants des firmes financières qui se sont tournés vers le peuple, le chapeau à la main, quand ils étaient dans l'embarras, même lorsqu'ils se sont octroyé leurs habituels et somptueux bonus. J'ai dit la semaine dernière que c'était le summum de l'irresponsabilité. C'est honteux. C'est exactement cette sorte d'indifférence vis-à-vis du coût et des conséquences de leur attitude qui a déclenché la crise : une culture d'intérêt personnel étroit et un gain à court terme aux dépens de tout autre chose." ?

Attention, c'est facile : un président qui incarne un réel espoir, qui a le souci manifeste de l'intérêt général, qui sait analyser sans préjugé les causes de la crise. Et, bien évidemment, ça n'est pas le président de la France...

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