Retour sur la manifestation du 7 février à l'appel de la LDH

Publié le par DA Créteil, etc...

Notre ami Claude Berrard a participé à la manifestation organisée à l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme contre l'enfermement et pour les droits d'étrangers.
Voici le compte-rendu qu'il en a fait :

Je me suis rendu à cette manifestation. Elle a eu lieu place du Châtelet. Y participaient en plus de la LDH : la fédération anarchiste, la CIMADE, RESF, Solidaires, et autres associations. Le tout occupait le tiers du terre plein de la place du Châtelet. Il faisait froid et il neigeotait, donc ... parapluies ! 
J'ai rencontré des membres de la LDH d'Orly dont je suis membre.
Etait également présente Alima Boumedienne sénatrice verte. Elle fut interviewée par RFI. Plusieurs prises de paroles et témoignages autour du thème de la manifestation difficiles à comprendre à cause de la densité des participants.
Pendant ce temps, des africains sans papiers scandaient  face aux voitures de police rangées devant le thêatre :
"C'est pas les sans papiers, c'est Sarkozy qu'il faut virer,
Oh lélé, oh lala!
Régularisation de tous les sans papiers,
Oh lélé,oh lala!
Au cas par cas , on n'en veut pas,
Oh lélé, oh lala!
C'est la loi qu'il faut changer,
Y'en a marre de Sarkozy,
Y'en a marre d'Alliot Marie".

La manifestaion s'est déroulée pacifiquement, a duré une heure; à 16h15 elle s'est disperssée dans le calme. J'avoue qu'au café Sarah Bernard un trés grand chocolat chaud a été pour moi le bien venu.
Ainsi se sont passées ces choses à Paris le 07;02,2009.
Claude Berrard.

Pour mémoire, voici le communiqué que la Ligue des Droits de L'Homme avait publié sur le sujet :

Contre l'enfermement des étrangers

et la remise en cause des droits fondamentaux

en France et en Europe

Partout en Europe et de plus en plus souvent aux frontières de l’Europe, une logique concentrationnaire se

développe pour empêcher ou freiner la circulation de ceux des migrants qui viennent chercher sur ce continent un refuge ou un avenir meilleur : les moyens pour prendre en charge ces migrants, parmi lesquels figurent de nombreuses familles avec enfants, et leur venir en aide sont diminués ou supprimés ; dans les zones d’attente, les quelques centaines de mineurs qui arrivent chaque année sont traités avec la même dureté que les adultes…

L’adoption de la « Directive de la honte » le 18 juin 2008 fait craindre que la logique d’harmonisation par le bas qui est trop souvent celle de l’Union européenne aboutisse partout à l’allongement des temps de rétention et à l’amoindrissement des possibilités de recours.

En France le ministère de l’immigration se glorifie d’avoir arraché à leur vie dans ce pays près de 30 000

étrangers pour les reconduire aux frontières de la métropole et autant aux frontières de l'Outre-mer

(principalement de Mayotte et de la Guyane). Il ne cesse de construire de nouvelles « prisons pour

étrangers », dont certaines prévoient l’accueil des mères de famille et de leurs enfants. De fait, les enfants

sont de plus en plus nombreux à passer par l’angoisse et le traumatisme de l’enfermement.

Sous prétexte de garantir l'accès à l'asile, le Règlement européen « Dublin 2 » empêche des milliers d'exilés de demander une protection dans l'UE, multipliant les « entonnoirs » et toutes sortes de camps notamment en Grèce, en Italie, en Europe orientale et dans le nord-ouest de la France, et condamnant ces exilés à des

errances sans fin.

Pire, un décret fait de la défense des étrangers un marché : Il met en cause, par un appel d’offres, l’exercice

des droits fondamentaux des étrangers, en réduisant de fait les possibilités d’action des associations qui

assuraient jusqu’à présent l’information et la défense des retenus dans les centres de rétention, et en

remettant en cause la possibilité d’un regard d’ensemble de la société civile sur ce qui se passe à l’intérieur.

Pourtant ces étrangers ont été privés du droit au séjour, arrêtés suite à un contrôle d’identité ou routier,

interpellés au guichet d’une préfecture, appréhendés sur leur lieu de travail ou à leur domicile, qu’ils aient vécu un an ou quinze ans en France. Privés de liberté, séparés de leurs famille, leurs études interrompues pour les plus jeunes, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, séparés au mépris de toute humanité de leurs amis et relations et surtout de leurs proches qui survivront comme ils pourront…

Nous ne pouvons accepter cette logique répressive qui multiplie les atteintes aux droits que la France et l’Europe se devraient de faire respecter au nom des conventions internationales qu’elles ont ratifiées, qu’il s’agisse de la liberté d’aller et venir, du droit à la protection contre les persécutions, du droit à la vie privée et familiale, du droit à la santé ou des droit des enfants.

Publié dans Luttes sociales

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