Quelques propos de Manuel Valls

Publié le par DA Créteil, etc...

Manuel Valls a interviewé dans Le Parisien, en voici quelques extraits, sachant que vous pouvez bien entendu retrouver l'intégralité de son propos en cliquant là.

Sur la réconciliation au sein du PS. "Les divisions issues du congrès de Reims n’intéressent pas les Français. Leurs préoccupations, ce sont la crise financière, le chômage, le surendettement… Il y a une grave crise de confiance entre eux et Nicolas Sarkozy. Pour autant, ils ne se tournent pas vers nous parce que nous ne représentons pas l’alternative crédible qu’ils réclament. Donc, oui, le risque d’un effondrement de notre économie et de crise politique oblige le PS à un sursaut. Il doit se rassembler et parler d’une seule voix."

Sur une éventuelle entrée de Ségolène Royal dans la direction : "
Sa place est à part. Elle a été candidate à la présidentielle, elle est dans un rapport très direct avec les Français. En revanche, ses amis doivent être totalement partie prenante de la direction du parti afin d’y assurer des responsabilités importantes, impulser un projet, rénover en profondeur notre formation, organiser des primaires ouvertes pour désigner notre candidat pour 2012."

Sur les élections européennes : "Ces élections doivent être l’occasion pour les socialistes d’exiger que l’Europe se mobilise pour inverser la tendance, soutenir massivement la consommation et l’investissement à travers un grand plan de relance coordonné sur la base de grands travaux, d’un grand emprunt et d’une réduction drastique des taux d’intérêt."

Sur une éventuelle "union nationale" : "Attention à ne pas ajouter de la confusion. En revanche, que la majorité et l’opposition agissent dans un esprit de responsabilité, cela oui, j’y suis favorable. Majorité et opposition pourraient ainsi soutenir la création du fonds d’investissement social d’aide aux victimes de la crise que propose la CFDT. Bref, nous pourrions travailler ensemble à condition que le gouvernement soit capable de nous entendre et qu’il renonce au bouclier fiscal et aux heures supplémentaires qui détruisent de l’emploi."

Sur la crise en Guadeloupe : "Aux Antilles, comme en métropole, il y a une gestion erratique de la crise par le pouvoir qui illustre les défaillances d’une gouvernance où des ministres agissent sans feuille de route et dans la crainte permanente d’être désavoués par Nicolas Sarkozy. A l’évidence, la crise en Guadeloupe ne préoccupe pas le président. Le sommet de l’Etat a vraiment besoin d’une boussole."
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