Guadeloupe : vrais problèmes et solutions

Publié le par DA Créteil, etc...

Trouvé sur le site Internet de Désirs d'Avenir, cette analyse de la situation en Guadeloupe, au-delà de la polémique stérile et violente lancée par l'UMP et le Medef local :



Ségolène Royal est partie ce matin en Guadeloupe, pour assister aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste tué mardi à Pointe-à-Pitre, à l'invitation de Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre, ainsi que des leaders syndicaux.


La situation est encore extrêmement tendue en Guadeloupe, ainsi qu'en Martinique, en Guyane et à la Réunion.


Le plan annoncé par le gouvernement est encore trop flou pour une sortie rapide de la crise. Pour que le travail reprenne, il faudra des garanties et des précisions sur le contenu des annonces.


Le mouvement a commencé il y a un mois sur la question de la vie chère.

La différence entre les prix des produits de première nécessité en Guadeloupe et en métropole est en effet abyssal :

- la brique de lait : + 60 % par rapport à la métropole

- le flacon de shampoing : + 80%

- la plaquette de beurre : + 40%


Tenez-vous bien : le paquet de pâtes arrive en Guadeloupe à 1 euro et il est vendu 1,70 euro par le monopole de la grande distribution.


Il y trois familles qui contrôlent le commerce de la Guadeloupe. 

Il y a une entreprise qui possède le monopole de la distribution du carburant : la Sara. Et comme par hasard, Total en détient 50 %. Même chose pour le transport du carburant, avec la Socatra.

Comment expliquer que le transport d'un container entre Pékin et Dunkerque coûte 500 euros alors qu’entre Dunkerque et Pointe-à-Pitre, il coûte 2 500 euros ?


Il faut donc une opération vérité sur les prix pour baisser les prix. Les élus de Guyane (Christiane Taubira, Antoine Karam) ont alerté le gouvernement dès le mois d’octobre : rien n’a été fait.


Deuxième problème que connaît la Guadeloupe (et les Antilles) : le chômage des jeunes.

Il est de 60 % en Guadeloupe. Pour le moment, le gouvernement n'a donné aucune réponse satisfaisante sur ce point essentiel.

Il faut donc lancer dès maintenant un plan d’urgence de formation des jeunes. C’est l’une des principales revendications du collectif LKP et d’Elie Domota que Ségolène Royal va rencontrer dès son arrivée sur place.

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