Vertige de la crise

Publié le par DA Créteil, etc...

Ce soir, en regardant les informations, j'ai pu voir un reportage sur les industriels de l'automobile, qui attendent de l'Europe qu'elle aide le secteur et qui ont pu voir en Nicolas Sarkozy leur meilleur VRP, celui-ci expliquant grosso modo que, quand il s'agissait de sauver les emplois de l'automobile, on ne pouvait pas considérer que c'était du protectionnisme ou, en tout cas, que c'était nécessaire.

En résumé, donc, les industriels demandent des fonds pour préserver leurs industries. Certes... lorsqu'on voit le nombre de salariés directement ou indirectement concernés par ce secteur industriel.

Cela dit, ne pourrait-on pas conditionner le versement de ces aides à l'investissement dans l'automobile de demain ?
Pourquoi maintenir à flot des filières dont on sait qu'elles n'auront qu'une durée de vie limitée ?
Certains vont penser que je me répète... Mais, tout de même, l'action volontariste de la région Poitou-Charentes a permis de créer 2 types de véhicules électriques dont le coût avoisine 5.000 €. Je peux me tromper, bien sûr, mais il est tout de même assez fortement probable que ces véhicules ont un potentiel de développement très nettement supérieur aux berlines de nos constructeurs.

Lorsque vous aurez pris connaissance de ce billet de Dagrouik sur le blog Intox2007, vous trouverez, comme moi, que les informations que nous recevons tous les jours par les médias traditionnels sont bien futiles...
Si l'information est vraie, ce que je crois vu les tentatives de dissimulation dont elle fait l'objet, c'est donc "16.300 trillons d'euros de dettes pourries" que les banques européennes ont contracté... A comparer avec le contre-plan de relance du PS, s'élevant à 50 milliards d'euros et que la droite nous présentait comme "dépensier"...
Vertige de la crise, je vous disais...

La conclusion que je tire personnellement de ces informations, c'est qu'il ne sert plus à rien que d'appliquer des cautères onéreux sur les jambes de bois de notre économie. Il faut changer de système économique ; il faut tout remettre à plat ; il faut que nous fassions tous tomber nos barrières psychologiques et que nous acceptions de regarder la situation telle qu'elle est. Sans oeillère, sans peur, avec l'énergie qui nous permettra de construire demain un monde meilleur. Vraiment meilleur.

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