Quand Gérard Collomb rend hommage à Voltaire

Publié le par DA Créteil, etc...

Finalement, et bien que j'aie indiqué précédemment ne pas avoir envie de parler des listes du PS aux Européennes, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce billet vu sur le blog de Gérard Collomb.

Parce qu'au delà du fond (la dénonciation des modes de fonctionnement quelque peu passéistes en vigueur au PS), la forme mérite un petit détour puisqu'il s'agit d'un superbe exemple d'anti langue de bois absolue !

Le billet s'intitule "Petite leçon d'histoire sur la désignation des listes européennes" et en voici la conclusion originale :




Conclusion : Petit conte philosophique inspiré de Voltaire.

"Certains voulaient pourtant encore comprendre.

Ils avaient ouïe dire que "dans un café qui bordait le Palais de la Mutualité se tenait un très fameux Derviche qui passait pour le meilleur connaisseur du parti". Un de ces militants qui se plaisait à parler de tout, et que ses camarades appelaient pour cela Pangloss, lui dit :

- "Maître, nous venons vous prier de nous dire pourquoi une aussi étrange liste a été constituée ?

- De quoi te mêles-tu, dit le Derviche. Est-ce là ton affaire ?

- Mais, Maître, lui dit l’autre qui s’appelait Candide, il y a dans cette liste horriblement de mal.

- Qu’importe, dit le Derviche, qu’il y ait du mal ou bien. Quand sa Hautesse envoie un vaisseau en Égypte, s’embarrasse-t-elle, si les souris qui sont dans le vaisseau sont à leur aise ou non ?

- Que faut-il faire alors ? reprit Pangloss.

- Te taire, dit le Derviche !

- Je me flattais, dit pourtant Pangloss de raisonner avec vous des effets et des causes de cette meilleure des listes possibles".

Il n’eut pas le temps de finir car à ces mots le Derviche leur ferma la porte au nez. Les deux amis rentrèrent chez eux plein de bonnes résolutions.

- "Militons sans nous poser de questions, dit l’un d’entre eux. C’est le seul moyen de rendre la vie supportable".

Et toute la petite section à laquelle ils appartenaient décida de continuer à cultiver son pré carré.

Pourtant, de temps à autres, Pangloss s’interrogeait.

- "Tous ces événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles. Et nous devons donc avoir la meilleure des listes possibles.

- Cela est bien répondait Candide, mais il faut cultiver notre jardin !""


Morale de ce petit conte philosophique : c’est bien ce qu’on nous demande : ne philosophons plus mes chers camarades, cultivons notre jardin. Et ce sera peut-être là, pour nous comme pour Candide, "le plus sûr moyen d’être heureux !"

Publié dans Humour

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