Automobile : les salariés d'Heuliez se sentent lâchés par l'Etat

Publié le par DA Créteil, etc...

Voici un article trouvé sur le site web de Ouestfrance, qui évoque cette question dont nous parlions hier, de la situation fort préoccupante de l'industriel Heuliez.


Ils se sentent "lâchés" par l’État. L’ensemble des salariés (1.000 emplois directs, et 1.000 emplois indirects) du carrossier Heuliez, en proie à de grosses difficultés financières, ont manifesté dans les rues de Cerizay (Deux-Sèvres), cet après-midi. Le cortège vient tout juste de se disperser.

Le constructeur automobile est au bord de la cessation de paiements. Il a demandé l’aide du Fonds stratégique d’investissement. Ce fonds est l’une des mesures gouvernementales destinées à soutenir des entreprises subissant la crise. L’aide de 10 millions d’euros, qui permettrait à l’industriel de mener à bien son projet de voiture électrique, et donc de survivre, a été refusée. Direction, syndicats et salariés ne comprennent pas.

Pas plus que Ségolène Royal, la présidente de la Région Poitou-Charentes, venue assurer les salariés de son soutien, en manifestant à leurs côtés. Elle a été accueillie par une haie d’honneur, sous les applaudissements, vers midi.

Elle demande des "clarifications" sur l’utilisation du fonds stratégique d’investissement (FSI). "L’enveloppe du FSI est un montant de 400 millions d’euros et on nous refuse 10 millions pour Heuliez, déplore-t-elle. On me dit que les gens à la tête du FSI n’auraient pas un regard bienveillant à l’égard d’Heuliez. Je ne peux le croire. De plus, j’espère que ce refus n’est pas le résultat d’une pression exercée par un groupe concurrent. Je ne peux l’imaginer." Elle fait référence à l’amitié entre Nicolas Sarkozy et l’industriel Bolloré. Ce dernier a, lui aussi, des intérêts dans un projet de voiture électrique, concurrent de celui développé par Heuliez.

Et, pour terminer, voici un reportage d'I-Télé sur la manifestation en question, reportage comprenant également une interview assez fouillée d'Emile Brégeon, syndicaliste de la CFDT, qui nous permet de mieux comprendre les enjeux de ce dossier.

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