Le décret sur les bonus de Sarkozy est démagogique

Publié le par DA Créteil, etc...

Le gouvernement vient d'annoncer un décret interdisant aux patrons d'entreprises aidées de bénéficier de bonus et de stock-options. Faux, démagogique, inutile, dangereux, analyse Malakine.



TheTruthAbout... - Flickr - cc
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Face à l’intransigeance du MEDEF, le gouvernement a annoncé qu’il allait, dès la semaine prochaine, encadrer les rémunérations des dirigeants des entreprises aidées par l’Etat pour interdire notamment les stocks options et les les bonus. Enfin ! diront certainement la plupart des commentateurs, citant en exemple Saint-Obama, qui lui a pris une telle décision depuis belle lurette. Et pourtant cette décision, si elle se confirme, serait proprement scandaleuse ! Il s’agirait d’une mesure cosmétique et démagogique, destinée à calmer la colère du peuple, sans pour autant ne rien changer au système. Car, dans le même temps, le gouvernement est fermement décidé à laisser jouer les lois du marché pour les entreprises profitables.
Nicolas Sarkozy dans son discours de Saint-Quentin a bien annoncé une réglementation de la rémunération des dirigeants dans le cadre d’une future loi sur le partage des profits qui devrait être présentée au parlement à l’automne. Pourtant des indices très clairs nous laissent à penser qu’il ne s’agit là que d’une promesse en l'air de plus.

La loi sur la rémunération des dirigeants n’est pas à l’ordre du jour
Ainsi que le rapporte Slovar, Patrick Devedjian a prôné la plus totale liberté pour les entreprises dans lesquelles l’Etat n’intervient pas : "L'État n'a pas non plus vocation à fixer tous les salaires du pays. Nous sommes dans un pays de liberté", a-t-il déclaré, ne trouvant par exemple "pas choquant" les bonus accordés aux dirigeants du groupe GDF-Suez . "C'est une rémunération très confortable. Cela dit, l'État n'a pas mis d'argent, et c'est une entreprise qui en gagne, et qui embauche"
Henri Guaino, n’a pas tenu des propos bien différent hier sur France Inter, renvoyant la perspective de règlementation de la rémunération des dirigeants au grand débat mondial sur la réforme du capitalisme financier, le problème ne pouvant pas selon lui « être posé uniquement au niveau national, mais dans un cadre beaucoup plus large ».

Dans l’immédiat, l’effort de l’Etat va donc se concentrer sur les entreprises qui ont bénéficié des aides de l’Etat. Et tout le monde trouve ça normal ! Comme si les pratiques y étaient plus choquantes, comme si l’Etat avait besoin de cette légitimité pour intervenir …
Cette idée pernicieuse, d’essence profondément libérale, de la conditionnalité des aides a pollué tous les esprits, y compris les plus contestataires

        

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Le Président OBAMA a contourné le problème tout simplement en imposant ces "profits" à 90%. par la loi.
Voilà un excellent exemple : quand on veut on peit sans avoir à toucher aux contrats de droit privé. 

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