Discours de Ségolène Royal à Rézé - 27 mai 2009

Publié le par DA Créteil, etc...

Chère Martine, Cher Jean-Marc, Chers Jacques et Jean-Yves les présidents des Régions Pays de Loire et Bretagne, Dominique, Chère Bernadette (Vergnaud), Chers candidats aux élections européennes dans la grande région Ouest et Cher Gilles, maire de Rezé.

J’aperçois de nombreux députés et sénateurs de la grande circonscription ouest, je les salue. Delphine, Guillaume


Je ne peux pas m’empêcher de vous dire le bonheur de vous retrouver d’être là tous ensemble et dans l’unité, côte à côte avec toi Martine, les militants sont heureux de nous voir ensemble. N’est ce pas que ça fait du bien ?

Divisés, les socialistes perdent. Unis, les socialistes peuvent gagner.


Ici et maintenant, à Rezé, nous allons réconcilier la gauche avec l’envie de gagner. Gagner pour agir. Nous sommes heureux d’être ensemble et la puissance de l’unité, du rassemblement va donner, j’en suis certaine, un sursaut à notre campagne.


Rien ne peut se faire sans l’unité de la gauche.Et l’unité de la gauche ne peut se faire sans l’unité des socialistes.

Pour contrer une droite puissante et arrogante qui vient de nous inventer le travail à domicile pour les salariés malades et les femmes enceintes, nous nous avons la puissance de notre idéal de justice et de fraternité.

Aujourd’hui, ce qui menace, c’est l’abstention, l’indifférence parfois même le dégoût.

Le pire c’est que ceux qui aujourd’hui ne veulent pas venir voter, sont les victimes de l’Europe libérale, les ouvriers licenciés, les familles basculées, les jeunes sans avenir.

A toutes celles et à tous ceux qui se détournent des urnes, je dis que nous comprenons leur détresse mais je dis que sans eux, l’Europe sociale ne se fera pas.


L’Europe sociale a besoin du peuple. Car si l’Europe se fait sans les peuples elle se fera contre les peuples !

Chaque voix qui manque, est une voix donnée à la droite, qui veut que rien ne change, qui a livré l’Europe aux oiseaux de proie à l’appétit de profits sans limites, qui a retiré toutes les règles, dressé les ouvriers les uns contre les autres, frontière contre frontière.

La droite a tout à redouter d’une Europe des peuples, d’une Europe sociale, d’une union des salariés, imposant une autre répartition des profits, une vraie démocratie dans les entreprises, que les valeurs humaines l’emportent sur les valeurs financières.

Ecoutez ce que disaient les « Conti » de Clairvoix en manifestant en Allemagne avec les ouvriers allemands : "on voudrait nous mettre en concurrence mais nous sommes main dans la main, poing dans le poing, Français, Allemands, Européens".

Poing dans le poing. Salariés, cadres, jeunes, femmes, retraités d’Europe, unissons-nous, tous ceux qui veulent pour leurs enfants des jours meilleurs, unissons-nous.
Unissons-nous malgré les épreuves, malgré les doutes, malgré les peurs, malgré le ras le bol, malgré le découragement.

Unissons-nous pour l’Europe sociale. Personne d’autre que la gauche pour la construire. Personne.

Et dans socialiste il y a social, et c’est sur nous que reposent la responsabilité et le devoir de faire l’Europe Sociale.


C’est pourquoi, je lance un appel vibrant à la participation. Les travailleurs frappés de plein fouet par la crise libérale et financière doivent être au premier plan de l’Europe sociale.


Salariés de Gandrange "l’Europe sociale a besoin de vous".
Salariés de Continental "l’Europe sociale a besoin de vous".

Salarié de Molex, d’Heuliez, de Peugeot, "l’Europe sociale a besoin de vous".
Salariés de toutes les entreprises menacées, fragilisées, subissant des plans de licenciement dont plusieurs dizaines annoncées encore ce matin à travers toute l’Europe.

Nous sommes solidaires de vous, qui subissez les logiques féroces du capitalisme financier.

Salariés de Natixis, Calyon, Sanofi-Aventis, MBO et Innovex, Continental, Renault, Valeo, Tyco Electronics, Faurecia, Rieter, Fulmen, Scapa, Amora, Alcatel-Lucent, Nufarm, Hewlette-Packard, Celanes, l’Europe a besoin de vous.
Femmes discriminées dans leur salaire, salariés précaires, jeunes sans emploi et sans espoir, artisans et commerçants, l’Europe sociale a besoin de vous.

Agriculteurs, producteurs de lait en colère, chefs d’entreprise, entrepreneurs sans soutien bancaire, l’Europe sociale a besoin de vous.

Enseignants et chercheurs abandonnés, l’Europe sociale a besoin de vous.

Salariés de tous les secteurs publics, éducation, recherche, hôpital, transports, justice, police, défense nationale, l’Europe sociale a besoin de vous.

Travailleurs étrangers malmenés, l’Europe sociale a besoin de vous.

Oui, l’Europe sociale a besoin de vous, et, bien au-delà des socialistes, toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’axe Sarko-berlusconien et qui le refusez, mobilisez-vous !

Parce que nous avons soif de liberté d’expression, de dignité, de respect, de culture, d’éducation, de valeurs  morales.

Oui, pour tout cela, mobilisons massivement.

Et c'est pourquoi je lance un appel vibrant à la participation.

La crise nous donne une leçon. Elle nous aura montré que par delà nos différences, nous affrontons les mêmes séismes et les mêmes défis.

Je lance ce soir un appel à un nouveau patriotisme européen, un esprit d’engagement et de responsabilité.

C’est parce que vous serez nombreux et exigeants que nous aurons, comme le dit la belle devise de l’Internationale socialiste "Le courage de faire la différence".


C’est quoi faire la différence ?

C’est que l’esprit de paix l’emporte sur les conflits et les souffrances, que la justice sociale l’emporte sur l’injustice libérale, que la culture l’emporte  sur l’obscurité, que le respect l’emporte sur le racisme ordinaire , que la générosité de la vie l’emporte sur la brutalité qui humilie, que la cohésion l’emporte sur la division, que la fraternité l’emporte sur toutes les formes de mesquinerie et que la construction d’une sécurité et d’un ordre juste – avec une justice et une police républicaine, dotée de moyens et de considération – l’emporte sur l’hystérie législative de la droite pour mieux faire oublier qu’elle est chargée de ces questions depuis 2002 ; qui fait que la République ne sait plus où elle en est lorsque des enfants de 6 ans sont mis en garde à vue pour un vol de vélo qu’il n’ont pas pris.


Venez voter toutes celles et ceux qui veulent que ça change. Ne vous abstenez pas.

Le combat est difficile mais tellement important. La confiance est à reconquérir. Tout devrait réussir à la gauche européenne. La faillite de Wall Street et la crise financière mondiale ont entraîné la condamnation du libéralisme et ont fait place à des demandes que la gauche a toujours défendues : le besoin d’Etat, la demande de protection sociale, des règles financières réelles, la nécessité de mettre la finance au service de l’économie et l’économie au service du progrès humain, l’urgence écologique

Seulement voilà, les droites au pouvoir ont aussi compris cette mutation. Et après avoir, comme la droite en France, promis les ruptures libérales et même affirmé leur admiration du système des prêts hypothécaires de l’administration Bush, parce qu’au lieu de distribuer du pouvoir d’achat elles ont distribué du crédit, les droites retournent leur veste et reprennent sans vergogne le vocabulaire de la gauche, sans changer pour autant de politique : mollesse dans la régulation d’un système bancaire qui n’en fait toujours qu’à sa tête, injustice fiscale insolente qui perdure, des paradis fiscaux d'autant plus prospères que les dénonciations n'ont été suivi d'aucunes actions, des services publics en détresse comme l’enseignement supérieur , l’hôpital, la culture et la recherche.

Qu’est ce qu’un contrat non tenu ? N’est ce pas un abus de  confiance ? Une promesse non tenue, n’est ce pas un abus de confiance ?

Et enfin – et la liste n’est pas close – une timidité coupable de la droite dans les politiques de développement durable alors que le réchauffement planétaire s’accélère et qu’il y a, dans la croissance verte, la clé d’un combat victorieux contre la désindustrialisation de l’Europe.

Et qui peut dire que les valeurs écologiques ne sont pas de gauche ? Elles le sont. Profondément. Voilà pourquoi.

Penser aux générations futures avant de penser à soi-même, partager un patrimoine que l’on sait limité, réparer ce qui a été détruit par l’autre, économiser l’eau même si on la croit abondante, penser qu’à l’autre bout de la planète, des centaines de millions d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et que les guerres, les déplacements massifs de population viendront désormais de la lutte pour l’accès à l’eau potable. Oui, ces raisons et ces façons de faire et de penser sont passionnément de gauche.


La crise a révélé notre communauté de destin. De Paris à Vilnius, de Stockholm à Athènes, il existe une fraternité de ceux qui souffrent et qui espèrent, une fraternité des peuples, et une "communauté des ébranlés" pour reprendre le beau et le puissant concept du philosophe Jan Patockà.


Notre devoir est là, à nous les gauches européennes, c’est la tâche historique de notre génération, au même titre que celle d’avant nous a fait l’élargissement et la réunification après la chute du mur, et que celle d’avant a fait l’Europe après les horreurs de la guerre.

Oui, la tâche historique de notre génération c’est de transformer les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un idéal d’avenir commun, une nouvelle harmonie humaine, bâtie sur des actions concrètes et efficaces.
Oui, je crois que nous sommes engagés dans une profonde mutation, ce  basculement des repères,  et  c’est  à nous, socialistes européens, de construire cette nouvelle civilisation.

Regardez la carte politique de l’Europe.

Le constat est là. Au fil de la décennie qui vient de s’écouler, nous avons assisté à l’impitoyable progression de cette droite décomplexée qui séduit en flattant ce qu’il y a de plus négatif dans la nature humaine :

-  l’individualisme  là où nous, nous pensons qu’il ne peut y avoir  concorde civile que dans la cohésion sociale. 

- l’avidité : boulimie  d’argent , de bénéfices, de stock options,  d’acquisitions, de pouvoir , de retraites chapeaux, de parachutes dorés :  là ou nous, nous pensons que le progrès social passe par le soutien  aux  entreprises  mais aussi   par  une redistribution plus juste. 
- la brutalité : le plus fort écrase le plus faible, là où nous, nous pensons  qu’il faut avant tout rendre leur dignité humaine à ceux qui se sentent humiliés.

- l’imposture : faire croire aux pauvres qu’ils peuvent devenir riches et aux classes moyennes qu’elles peuvent progresser alors que jamais le descenseur social n’a été aussi cruel.

- le populisme : diviser, dresser certaines catégories les unes contre les autres , menacer, puis flatter. Là où nous, socialistes,  pensons que le respect de chacun, du citoyen au parlementaire d’opposition, du journaliste critique au salarié ou à l’étudiant en grève est une condition des réformes efficaces et rapides.

- la démagogie : vider les mots de leur sens tout en préservant les privilèges fiscaux et clientélistes pour leurs amis. Là où nous socialistes pensons que les citoyens éclairés ont droit à un langage de vérité.

Les voilà les repères de cette droite décomplexée dite «  moderne » : individualisme, avidité, brutalité, imposture , populisme et démagogie.


A ce cynisme libéral, nous devons opposer la réconciliation sociale. La tâche est difficile, mais parce que nos idées sont plus grandes que nous et que nous les servons, nous aurons la force de réussir.


La réconciliation sociale est un  vaste chantier.

- réconcilier le citoyen avec cette Europe qui semble si lointaine. Une Europe qui ne doit plus être étrangère à la souffrance de ses ouvriers, licenciés dans le flot des délocalisations, de ses cadres moyens, qui se demandent s’ils vont eux aussi préserver leur emploi, de cette jeunesse , frappée plus que tout autre catégorie par le chômage et par un mal plus pernicieux encore : l’impossibilité à imaginer le futur.

- Il faut aussi réconcilier la gauche avec la radicalité qui se développe partout en Europe.


Oui je crois qu’il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu’au bout lorsqu’une situation est parfaitement injuste et qu’elle résulte d’un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers avec la complicité des pouvoirs en place.


Parce que nous sommes de gauche, nous avons aussi le devoir d’agir puissamment en faveur des jeunes, qui sont particulièrement frappés par le chômage en Europe ; cette jeunesse en colère qui , manifeste un peu partout avec tant de force son angoisse de demain.


C’est à nous, socialistes européens, de mener ce  grand plan de lutte contre le chômage des jeunes,  véritable fléau qui frappe les 27 pays de l’Union.


Non, ne nous résignons pas à voir triompher, année après années, en Europe les forces les plus conservatrices qui divisent là où nous devons unir.

Non, ne nous résignons pas à l’avidité des plus fort là ou nous devons protéger les plus  vulnérables.

Non, ne nous résignons pas aux préjugés et aux idées reçues là ou nous devons inventer et briser les dogmes dépassés.

Non, ne nous résignons pas au repli identitaire là où nous devons  regarder au-delà de la ligne d’horizon.


Oui, c’est notre mission historique, à nous socialistes européens, de retrouver notre unité, notre combativité, notre efficacité pour faire triompher ce social-humanisme du 21 ième siècle.


Chers amis, chers camarades,

Un mot pour conclure.
Je voudrais m’adresser à nos candidats, dont je souhaite qu’ils soient demain tous nos députés européens.
Je voudrais leur dire combien grande est la mission d’un élu du peuple. Mais la vôtre, la leur, est particulière. Elle est unique.

Demain à Strasbourg et à Bruxelles, vous serez les peuples de l’Union européenne ; vous serez les peuples d’Europe.
Vous serez porteurs  de nos espérances. Alors ne les décevez pas.

Vous travaillerez, vous assisterez aux séances, vous ferez des lois, vous ferez tout cela et nous le savons.

Mais vous devez faire plus, vous devez faire l’Europe unie, l’Europe unie des peuples d’Europe.

Votre mandat sera peut être historique, il dépend de  vous qu’il le soit.
La crise arase les statuts, les salaires dévalent la pente, l’insécurité sociale grandit, le climat malade bouleverse nos équilibres, l’environnement est pollué par la cupidité.

Il y a urgence.

Et comme toujours, dans ces moments là, les mauvais démons de la  xénophobie, du nationalisme revanchard, ou de la haine communautariste sont à l’affût.

Alors il faut que les peuples s’unissent. Et pour cela il faut que les élus, les députés, donnent l’exemple de l’union, le signal de la marche en avant.

Face aux périls nous aurons besoin d’un continent uni.
Face aux dangers, nous aurons besoin d’un parlement à l’avant-garde de la démocratie en Europe. Portant la voie des peuples.

Nous aurons besoin d’un gouvernement démocratique en Europe, pas seulement d’un gouvernement économique, pas seulement d’un directoire de la zone euro.

Car quand les dangers se feront plus pressants nous devront décider en commun de notre avenir.

Il est là le moment. Le rêve d’hier des bâtisseurs. Elle est là, la nécessité pour demain.
Il est là le tournant, le message secret des berlinois qui éboulaient le mur de Berlin, rassemblant deux villes en une seule, deux Europe en une seule.

C’est cela qu’attendent, même confusément, les peuples. Et c’est cela qui les dépite, tellement nous leur répondons en deçà de leurs désirs, nos désirs,  parfois les plus enfouis.


Nous peuples d’Europe nous ne demandons pas une directive de plus, même si c’est utile. Nous ne demandons pas un règlement de plus, même si c’est indispensable.

Nous socialistes, nous peuples d’Europe qui voulons une vie meilleure, nous voulons plus d’Europe et, mieux encore, une Europe de plus.


Une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative pour la paix du monde. Qui, par exemple, est capable de se dresser contre la junte birmane en gelant leurs avoirs financiers pour obtenir la libération d’Aung San Suu Kyi. Par exemple en soutenant la Fédération Internationale des Droits de l’Homme qui a fait la proposition de priver la junte de ses revenus gaziers en les versant sur un compte placé sous séquestre et sous le contrôle de la Communauté internationale, tant que persistera en Birmanie l’asservissement d’un peuple.


A vous les députés européens socialistes de saisir toutes les occasions pour faire bouger les lignes et laisser envahir d’espoir les travées du Parlement européen.

A vous de décider que nos prochaines listes seront transnationales ;

A vous de décider que nous élirons un président de l’Europe ;

A vous de décider le moment venu qu’il faut enfin créer les Etats-Unis d’Europe.

Saisissez l’occasion, ne la laissez pas passer, elle sera historique. N’écoutez pas le moment venu ceux qui vous diraient que ce n’est pas votre mandat. Les délégués des Etats généraux n’avaient pas reçu non plus le mandat de décréter les droits de l’homme.
Et pourtant ils l’ont fait. Et qui songerait à leur reproche ?

N’hésitez pas à faire rentrer l’Europe dans l’histoire.

Appelez les parlements nationaux en renfort. Ils vous rejoindront.
Appelez les peuples en soutien, ils convergeront.

Des obstacles vous en aurez. Les forces de l’argent vous barreront le chemin. Et si vous trébuchez, relevez-vous. Reprenez votre souffle pour continuer l’effort jusqu’à la ligne d’arrivée.

Ce jour là, enlevez vos écouteurs et écoutez le tumulte des places et des rues, la joie et la fête, un langage qui se passe de traduction, le langage des peuples unis.

Ce jour là vous proclamerez les Etats-Unis d’Europe.

Et si ce n’est pas ce jour là ce sera le lendemain, et si ce n’est pas le lendemain, remettez vous au combat et à l’ouvrage. Mais ce jour viendra.

Sinon, l’alternative nous la connaissons parfaitement et il n’y aura pas d’échappatoire lorsqu’il faudra dresser les bilans :

Ou l’Europe marche vers l’unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes.  Et souvenons-nous de François Mitterrand, le nationalisme c’est la guerre.

On ne veut pas de la guerre économique de tous contre tous, où l’homme devient un loup pour l’homme.

A l’opposé, nous les connaissons les ciments politiques des Etats Unis d’Europe : justice sociale au service de l’efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés.

Les socialistes se sont donnés la mission de l’Europe unie, sociale et humaniste. C’est aux socialistes, fidèles à leur promesse,  de préparer le grand destin politique qui attend les peuples du continent et c’est à nous de le commencer dans le futur parlement européen d’abord.

Vous aurez, futurs députés européens, mandatés par les peuples impatients, une grande responsabilité.

Nous vous regarderons, nous vous soutiendrons.

Concentrez vous sur l’essentiel, car à force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel.

Rendez-vous le 7 juin, c’est urgent, c’est essentiel ! Pas nous.

Que pas une voix ne manque.

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