Greenpeace salue l'engagement de Poitou-Charentes et de Ségolène Royal pour la protection des forêts

Publié le par DA Créteil, etc...

Une information trouvée sur le site Internet Ecolopresse, site au service des associations de défense de l'environnement et des citoyens, que vous pourrez retrouver en cliquant ici.

Greenpeace salue l'engagement de la Région Poitou-Charentes et de sa Présidente, Ségolène Royal, pour la protection des forêts

Fin novembre 2008, Greenpeace Poitiers interpellait la région Poitou-Charentes et lui demandait de responsabiliser ses achats de bois, soit en privilégiant les ressources forestières locales, soit en s’assurant que le bois provient de sources légales et écologiquement responsables en cas d’importation.

Une décision a été adoptée en ce sens par la Région le 23 mars 2009. Début mai 2009, Ségolène Royal a apporté son soutien aux solutions préconisées par Greenpeace pour deux échéances : la nouvelle réglementation européenne visant à lutter contre le commerce de bois illégal et non durable et la prochaine conférence internationale des Nations unies sur les changements climatiques.


Ainsi, Greenpeace Poitiers salue ces engagements de la Région et de sa Présidente tout en restant très vigilant pour que ceux-ci se concrétisent au-delà du discours et de l’effet d’annonce.

Les forêts tropicales anciennes jouent un rôle majeur dans l’équilibre environnemental, social et climatique de la planète. Elles abritent la majeure partie de la biodiversité de la planète et sont le lieu de vie de centaines de millions de personnes. Leur destruction, au rythme actuel de 13 millions d’hectares par an soit un quart de la France, est à l’origine de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. La France est le plus gros pays importateur de bois africains et brésiliens en Europe et 25% de ses importations alimentent les achats publics tandis que 20 à 40% du bois qui entre sur le marché européen est d’origine illégale. Pour préserver les forêts tropicales, il faut donc notamment lutter contre ce moteur de la déforestation qu’est le commerce, et donc l’achat, de bois illégal.

Dans ce combat, les acteurs publics comme les collectivités territoriales ou locales se doivent d’être irréprochables dans leurs politiques d’achats publiques.  Ils disposent à travers le code des marchés publics de nombreuses possibilités pour intégrer des critères de développement durable dans leurs achats de bois ou de produits bois. En adoptant des « décisions » et en s’engageant concrètement,  les collectivités peuvent contribuer à la protection de ces forêts. Ainsi, depuis plusieurs années, Greenpeace fait pression sur les collectivités locales pour qu’elles décident par délibération de ne pas utiliser de bois tropical sans écocertification dans les constructions publiques. Aujourd’hui, seul le label FSC (Forest Stewardship Council) permet de garantir une gestion durable des forêts, ceci par la rigueur de son cahier des charges et son indépendance. Sans être la panacée, le label FSC offre un bon compromis pour une collectivité soucieuse de la provenance de ses achats.

D’autres collectivités ont déjà pris les mêmes engagements partout en France, et d’autres élus locaux ont signé l’appel de Greenpeace. L’association appelle toutes les collectivités et élus français à faire de même.

Greenpeace appelle tous les élus locaux de tous bords politiques, les collectivités locales et territoriales, à signer l’appel pour « Zéro déforestation » et à soutenir les propositions de Greenpeace sur les forêts.

Plus de 74 000 citoyens ont déjà signé l’appel « Zéro Déforestation » en ligne sur le site de Greenpeace. Bientôt 100 000 signataires ?

 

Publié dans Rénover et Inventer !

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