Josiane Balasko a contacté le ministère de l'Intérieur pour Karim menacé d'expulsion

Publié le par webmaster

Josiane Balasko, marraine symbolique d'un jeune algérien homosexuel menacé d'expulsion, a contacté le ministère de l'Intérieur pour évoquer le dossier de Karim dont l'arrêté de reconduite à la frontière a été confirmé vendredi par la cour administrative d'appel de Bordeaux, a-t-elle annoncé samedi à l'AFP.

"J'ai contacté dès hier soir (vendredi) quelqu'un place Beauvau qui m'a dit qu'il allait appeler la préfecture de la Gironde et me rappeler ensuite pour me tenir au courant. Je n'ai pour l'instant aucune nouvelle", a déclaré l'actrice.

"J'ai parrainé ce jeune homme car il risque d'être renvoyé dans un pays où il n'a plus d'attaches, où de plus il risque trois ans de prison en tant qu'homosexuel. Il relève du droit d'asile", a-t-elle déclaré ajoutant que Nicolas "Sarkozy peut faire un geste pour des gens comme lui".

La cour administrative d'appel de Bordeaux a estimé vendredi que l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet de la Gironde le 31 août contre Karim "n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation" et a donc cassé la décision du tribunal administratif qui autorisait le jeune homme à demeurer sur le territoire français.

Matthieu Rouveyre, parrain de Karim, conseiller municipal PS de Bordeaux et président de la Lesbian et Gay Pride de Bordeaux a annoncé de son côté: "Nous organisons la résistance, on va cacher Karim, il ne peut absolument pas rentrer en Algérie. Sa mère l'a appelé au téléphone il y a trois jours, après que sa photo soit parue dans El Watan, pour lui dire que s'il rentrait son père le tuerait".

Par ailleurs, pour l'inter-LGBT (lesbienne-gay-bi et trans) "les arguments retenus par la cour d'appel sont très contestables: les menaces encourues par Karim (en Algérie) ne sont pas théoriques".

Brigitte Lopez, du Réseau éducation sans frontières (RESF 33), "voit là un signe évident de durcissement de la situation pour ces jeunes, arrivés en France encore mineurs.

Lors des deux audiences administratives, l'avocat de Karim, Me Pierre Landète, avait indiqué que son client avait fuit la région de Tizi-Ouzou, où il résidait avec ses parents, en raison de persécutions à caractère homophobe. Arrivé en France en 2004 avec un visa touristique, il vivait chez un de ses oncles, français, dans la région bordelaise. Il est scolarisé depuis dans un lycée de Pessac (Gironde).

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