CHINE : Ségolène Royal conquiert la "bravitude"

Publié le par webmaster

 
Au 1er jour de son voyage en Chine, la candidate est allée sur la Grande Muraille, rappelant la formule : "Qui n'y est pas venu n'est pas un brave".
Au menu de la visite de Ségolène Royal, le commerce extérieur et l'environnement.
- le 06/01/2007 - 18h30
 
 
 
 
 
C'est le rite des hôtes de marque : à son arrivée samedi en Chine, Ségolène Royal s'est rendue sur la Grande Muraille. Invitée par le Parti communiste chinois (PCC), la candidate PS s'est refusée à voir dans le passage sur ces lieux de François Mitterrand en février 1981, avant son élection à la présidence, un heureux présage. "Je ne sais pas si l'histoire se répète mais c'est un beau symbole, le symbole du temps, de l'effort sur la longue distance", a-t-elle affirmé.
Accompagnée d'un responsable du département international du PCC, qui l'avait accueillie à sa descente d'avion, elle n'est restée qu'une dizaine de minutes sur le site, ensoleillé mais balayé par un vent violent et glacial, mais ne s'est pas moins rangée parmi les "braves". "Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas un brave. Qui va sur la grande muraille conquiert la bravitude" (sic), s'est-elle exclamé, utilisant ce néologisme au lieu du mot "bravoure".
"Formidable perspective"
En ce lieu emblématique de la puissance chinoise, Ségolène Royal a tenu un discours très balancé sur les performances économiques du nouveau colosse de l'Asie. Elle s'est fait l'écho "des délocalisations douloureuses" de l'Europe vers la Chine mais a qualifié de "chance" la croissance chinoise car ce pays "est un immense marché pour les entreprises françaises." 
Selon l'ancien ministre, "l'Europe doit davantage se protéger contre les pays à bas salaires parce qu'il y a une concurrence déloyale mais en même temps, elle doit avoir un esprit de conquête, de compétition et nous en avons les moyens". Les jeux Olympiques de Pékin en 2008 sont à cet égard "une formidable perspective", a-t-elle soutenu en visitant deux des futurs sites de compétition. Pour parvenir à "un développement harmonieux, il faut converger vers des droits sociaux et environnementaux communs", a expliqué la candidate.
Ségolène Royal, à qui les dirigeants de la région avaient déroulé le tapis rouge lors de son périple au Proche-Orient il y a un mois, ne verra pas le président chinois Hu Jintao. L'homme fort du régime, qui avait reçu Nicolas Sarkozy en 2004, a délégué cette tâche au vice-président Zeng Qinghong. La responsable socialiste ne s'entretiendra pas davantage avec le Premier ministre Wen Jiabao. Elle rencontrera par contre les responsables gouvernementaux des principaux dossiers au menu de sa visite, le commerce extérieur et l'environnement.
D'après agence
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