Ségolène Royal prône une politique industrielle "offensive"

Publié le par webmaster

Ségolène Royal a dénoncé mardi à Pékin la "posture bien franco-française" consistant à reporter l'échec de négociations commerciales "sur les autres" sans chercher ses propres responsabilités.

Afin de progresser en Chine, qui vient de boucler une quatrième année successive de croissance à deux chiffres, la candidate socialiste à la présidentielle a prôné un meilleur "état d'esprit" européen, notamment dans le domaine aéronautique.

"J'appelle de mes voeux cette structuration européenne" afin que les entreprises "n'arrivent pas en ordre dispersé", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse franco-chinoise.

La France a perdu coup sur coup deux marchés importants cet automne en Chine au profit des Américains.

Après le voyage de Jacques Chirac à Pékin en octobre, Westinghouse a été préféré à Areva dans le domaine nucléaire et Citigroup a finalement acquis la Banque de développement de Canton, convoitée par la Société générale.

Critiquant en creux la politique chiraquienne à l'égard de la Chine, Ségolène Royal a estimé qu'il fallait désormais "mettre en place des politiques industrielles offensives".

"La France n'a pas la posture et la place qu'elle doit avoir en Chine", a-t-elle constaté. "Le rôle des pouvoirs publics et des ambassades n'est pas bien en phase avec ce que les entreprises attendent."

Elle a réclamé un "audit" pour "étudier pourquoi ces marchés n'ont pas été retenus". "L'évaluation doit être faite non pas de façon rapide, ni schématique", a-t-elle souligné.

"C'est trop facile quand la France perd un marché d'aller trouver des justifications qui ne relèvent pas de la performance ou de la compétence des entreprises elles-mêmes", a insisté Ségolène Royal.

"C'est une posture bien franco-française que de penser que c'est toujours la faute des autres", a-t-elle estimé.

Reuters in L'Express

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