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Lundi 21 juillet 2008
Depuis hier, les démocrates américains, sous la houlette de leur candidat Barack Obama, se sont lancés dans une grande opération qu’ils appellent "Listening to America" (À l’écoute de l’Amérique).

Pour construire le programme des quatre prochaines années (et qui servira de socle à Barack Obama dans sa campagne présidentielle contre John McCain), ils font appel aux Américains et leur demandent "d’écrire un nouveau chapitre dans l’histoire du parti démocrate".

C’est la première fois qu’une consultation de ce type est organisée outre-Atlantique.

Voilà ce qu’annonce le site internet d’Obama :
"Every four years, the Democratic Party assembles a platform that outlines the party's position on a variety of issues. Traditionally, the platform is written by paid professionals and then presented to the American people.
This year, that's going to change.
From Saturday, July 19th to Sunday, July 27th, everyday people all across America will hold Platform Meetings in their homes, or in their local churches and even coffee shops, to help build the Democratic Party's platform for change from the bottom up. Attend a Platform Meeting and tell us what matters to you, so we can incorporate your ideas into the party's platform."
*

Pour vous aider à traduire le texte (voir traduction complète ci-dessous), nous vous proposons quelques mots de vocabulaire :

"Platform meetings" : débats participatifs
"Party’s platform" : pacte présidentiel
"Incorporate your ideas into the party’s platform" : "cahiers d’espérance".

Tout cela semble familier ? Vous avez déjà entendu ces termes, ici, en France ? Peut-être en 2007 pendant la campagne présidentielle ?

Oui, la démarche de Barack Obama nous rappelle, à nous, la "démocratie participative" que Ségolène Royal a défendue – et qu’elle défend toujours. Décriée par nos adversaires et encore méprisée par certains dirigeants politiques de l’Hexagone, cette nouvelle forme de gouvernement est pourtant de plus en plus à l’ordre du jour des grandes démocraties occidentales.

Depuis le début de sa campagne, Barack Obama tente de redonner aux citoyens une voix que leurs dirigeants ne peuvent (ou ne veulent ?) plus entendre. Ce faisant, il élabore un programme politique qui sera d’autant plus efficace que tous auront contribué à le construire.

Notons qu’aux États-Unis, personne ne raille cette méthode novatrice…

---------
* Traduction :

"Tous les quatre ans, le parti démocrate élabore un programme politique qui présente les positions du parti sur les enjeux actuels. La tradition veut que ce programme soit écrit par des professionnels, puis présentée au peuple américain.
Cette année, tout cela va changer.
Du samedi 19 juillet au dimanche 27 juillet, les Américains, aux quatre coins du pays, pourront tenir des 'débats participatifs' chez eux, dans leurs lieux de culte ou même dans les cafés, pour participer ensemble à l’élaboration du programme démocrate du changement.
Prenez part à un 'débat participatif' et dites-nous ce qui compte pour vous, pour que nous puissions intégrer vos idées dans le programme politique du parti."

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21 juillet 2008 - 00:32 - Posté par l’équipe de Ségolène Royal
Jeudi 3 juillet 2008
Intro de la rédaction du Post (http://www.lepost.fr) : Le Parti socialiste clôt ce mercredi la première étape de préparation de son congrès avec le dépôt officiel des "contributions", des textes d'orientation très généraux qui doivent permettre d'émerger, lors du congrès de Reims de novembre, une ligne idéologique pour le PS.

Ces dernières semaines ont été mouvementées pour le PS. Chacun a déposé sa contribution. A défaut d'être le principal parti d'opposition, ses leaders ont donné de la voix...pour mieux couvrir celles de leurs voisins!

Retour sur le bal des différentes contributions déposées, première danse vers le congrès du PS!


Un logo du PS.
Un logo du PS.

1) Le congrès à la sauce Fabius : à gauche toute !

Le député PS de Seine-Maritime, Laurent Fabius, a présenté mardi 24 juin, sa contribution au congrès de Reims en novembre, intitulée "reconstruire à gauche", qui prône un "socialisme solide, crédible, audible" avec une forte présence de la puissance publique.

M. Fabius a exposé ses idées lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, entouré de ses amis, dont le président de la commission des finances Didier Migaud. 

2) Les barons socialistes = les casques bleus du PS?

Gérard Collomb, le maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhônes et Manuel Valls, le député-maire d'Evry ont présenté ensemble leur texte : la ligne claire. Cette alliance inhabituelle de "barons locaux" se situe sur la ligne réformiste et tape fort sur "la rue de Solférino" et les "présidentiables"

Ils exhortent le parti "à faire sa mue intellectuelle pour que le prochain candidat à la présidentielle puisse faire des propositions crédibles", explique le sénateur-maire de Lyon. "Si le PS ne devient pas clairement réformiste, il laissera de l'espace à gauche à Besancenot car l'extrême-gauche est toujours plus efficace dans la protestation, et à droite à François Bayrou, qui va finir par incarner le réformisme", a analysé le "centriste" Collomb.
Si ces hommes d'appareil, tous des élus locaux -dont la voix porte peu rue de Solférino- sont décidés à sortir du bois, c'est pour "sauver" le parti. "Le PS est en danger, il n'y a aucune ligne crédible, des divisions, des combats de chefs. Je m'inquiète de la capacité du PS à être crédible alors que nous gérons la majorité des régions, des départements et de nombreuses villes", gronde le Marseillais Guérini.

3) La revanche de la dame aux 35 heures...

Mercredi 25 juin, Martine Aubry, a livré sa "vision" de l'avenir du monde, du pays et du PS dans sa contribution intitulée "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer". La maire de Lille, qui souhaite "restaurer les valeurs historiques du socialisme" avait choisi le Café Rouge, à Paris, pour présenter la "contribution nationale des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais", selon les termes de Pierre Mauroy, assis à sa droite.

Pour son texte, Mme Aubry a opté pour le grand angle. Son texte balaie une vingtaine de thèmes - de l'école aux institutions en passant par la famille, l'immigration, l'économie, l'entreprise, l'Europe et les pays du Sud. "Avec cette contribution, on ne gèle rien, on ne neutralise personne, on s'ouvre au maximum", justifie François Lamy, député (PS) de l'Essonne, proche de la maire de Lille.

Mme Aubry veut restaurer "un socialisme joyeux", uni par "un pacte de confiance" et représentant "la majorité la plus large possible". Elle refuse toujours de se prononcer sur sa candidature à la succession de François Hollande. En revanche, elle s'est déclarée prête à faire partie de "l'exécutif resserré" qui devra, estime-t-elle, "animer le parti" après le congrès de Reims.

4) La "révolution" (permanente?) de Ségolène Royal

Ségolène Royal, s'est placée, lors de la présentation de sa contribution "Combattre et proposer", samedi 28 juin, à la pointe du combat anti-gouvernemental, et a transformé la présentation de son texte en "premier grand rassemblement contre la politique" de Nicolas Sarkozy.

A Paris, devant plus d'un millier de militants survoltés scandant son prénom, l'ancienne candidate à la présidentielle a fustigé les projets du gouvernement, notamment "l'insupportable perspective" de la privatisation d'Areva et EDF, ou la réorganisation de l'audiovisuel public. Remerciant les "plus de 3.000" personnes "coauteurs de cette contribution" sur son site web, elle a appelé à un congrès "utile et serein" et décliné les sept "piliers" de son texte.

Le numéro deux du PS et maire de Dijon, François Rebsamen, a résumé les "quatre révolutions du texte": "mettre l'économie au service de l'homme, faire la révolution écologique, mettre en place un Etat préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout". La contribution prône notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG ou encore la suppression des niches fiscales.

Se voulant rassembleuse et consensuelle pour le PS, Ségolène Royal a d'ailleurs invité les membres du PS "à (la) rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu".

5) Une contribution fantôme pour le maire de Paris?

Alors que les médias font de Bertrand Delanoë le grandissime "favori" pour reprendre la tête du PS, sa contribution n'a pas ému grand monde... Pour cause, celle-ci a été simplement mise en ligne
ici lundi 30 juin. Intitulée "clarté, courage, créativité ", cette contribution de 20 pages a pour sous-titre "choisir maintenant pour agir demain".
Bertrand Delanoë propose notamment que "la France atteigne un investissement dans la recherche correspondant à 3% du Produit intérieur brut". Pour cette proposition de "15 milliards d'euros par an", il suggère de supprimer "le paquet fiscal de Nicolas Sarkozy". Se posant en "défenseur de l'Etat bien géré", il souhaite également pour donner des moyens au service public de "taxer" stock-options et "distributions gratuites d'actions".
Affirmant qu'il ne laissera "pas tomber l'Europe au nom du socialisme", il se revendique "socialiste et européen" et souligne que leur contribution sera "de manière indissociable, socialiste et écologiste".

6) La contribution du mouvement hétéroclite des Reconstructeurs

Les strauss-kahniens et les amis d'Arnaud Montebourg ont présenté dimanche 29 juin leur contribution menée par Pierre Moscovici, qualifiée de "discours de la méthode" pour les prochaines échéances électorales. Le député du Doubs, candidat au poste de premier secrétaire, a voulu présenter un texte qui soit "une vraie force" pour "proposer un chemin pour gagner en 2012" en évitant trois "écueils": "présidentialisation du parti, (...) immobilisme et combinaisons".

Cette contribution, intitulée "
besoin de gauche", se veut un "premier rassemblement" et non un "catalogue". Elle n'est "pas le pré-programme d'un présidentiable", mais veut "proposer une cohérence", a-t-il souligné.
Pour le député Arnaud Montebourg, cette contribution est "la feuille de route de la mutation du parti socialiste".
"Nous voulons un contrat de gouvernance avec un plan de travail, des tâches extrêmement précises et non pas un vague blanc-seing pour une équipe", a déclaré le député Jean-Christophe Cambadélis, qui a qualifié le PS de "coordination de barons, et une coordination de barons ça ne fait pas un parti".
François Hollande

7) François Hollande, le sortant
Le numéro un du PS, propose dans sa contribution, intitulé "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France", de fédérer la gauche pour choisir un candidat commun au 1er tour de la présidentielle et "gagner, enfin en 2012".


8) L'aile gauche du parti
Elle présente plusieurs textes (Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, Marc Dolez).

9) Autres contributeurs:
Le rénovateur Gaëtan Gorce, Marylise Lebranchu (proche d'Aubry), le pôle écologique.
Des textes thématiques sont aussi présentés. Il y en avait "302 au Congrès du Mans!", en 2005, rappelle le PS.


Prochain tour de piste à la Rochelle... avant la clôture du bal à Reims?
Jeudi 3 juillet 2008
Martine Aubry : "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer". La maire de Lille appelle à "revenir aux fondamentaux", à "restaurer les valeurs historiques du socialisme et de la gauche".

Jean-Marc Ayrault : "Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste". Le député-maire de Nantes propose au PS de s'enrichir de "l'expérience du militantisme original de l'Ouest".

Gérard Collomb - Jean-Noël Guérini - Vincent Feltesse - Manuel Valls : "La ligne claire". "Transformer la force locale du Parti socialiste en force de propositions au niveau national." Tel est l'objectif de ces élus locaux, respectivement maire de Lyon, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, président de la communauté urbaine de Bordeaux, et député-maire d'Evry.

Bertrand Delanoë : "Clarté, courage, créativité : choisir maintenant pour agir demain". Dans sa contribution, le maire de Paris reconnaît "l'efficacité du marché pour produire des richesses" mais critique "la propension du capitalisme financier à déplacer la prise de risques des actionnaires vers les salariés".

Marc Dolez : "Debout la gauche !" Pour le député du Nord, "l'état du Parti socialiste est tel" qu'il faut une "insurrection militante".

Henri Emmanuelli - Benoît Hamon : "Reconquêtes". Les chefs de file du Nouveau Parti socialiste appellent le PS à s'éloigner des modèles sociaux-démocrates européens. Ils appellent à "renouveler les équipes" du PS, sans "laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti socialiste"

Laurent Fabius : "Reconstruire à gauche". Le député de Seine-Maritime formule "dix propositions pour reconstruire la gauche". Il souhaite que le PS "réponde aux questions de fond posées par l'électorat populaire".

Gérard Filoche. Figure de la gauche du PS, membre du conseil national, présente la contribution de son courant "Démocratie et socialisme".

Jacques Fleury : "Et si le parti restait socialiste ?". L'ancien député refuse "l'abdication des socialistes devant l'idéologie libérale et capitaliste".

Gaëtan Gorce - Louis Gautier : "Une contribution ?" Le député de la Nièvre et le délégué national du PS aux questions stratégiques s'adressent d'abord aux militants lassés d'être réduits "au rôle de supporter".

Géraud Guibert et le pôle écologique : "Pour un socialisme écologique". Le pôle écologique du PS milite pour "la nécessaire conciliation des intérêts économiques, des besoins sociaux et des impératifs écologiques".

François Hollande : "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France". L'actuel premier secrétaire du PS, qui ne briguera pas sa reconduction en novembre, fixe un "nombre limité de priorités" à son parti, jugeant que "l'esprit de catalogue" a rendu parfois "illisible" la vision socialiste.

Pascal Jacquemin : "Pour le socialisme du XXIe siècle".

Pierre Larrouturou et "Nouvelle Gauche". Le délégué national du PS chargé de l'Europe présente une contribution intitulée "Urgence sociale".

Marylise Lebranchu
: la contribution de Mme Lebranchu. L'ancienne ministre de Lionel Jospin reproche au PS de n'avoir pas su, depuis 2007, mesurer "l'adéquation ou non de notre discours en direction de la population".

Frédéric Leveillé : "Unité et refondation".

Marie-Noëlle Lieneman - Paul Quilès : "Changer". La députée européenne et l'ancien ministre critiquent un PS "en décalage avec le peuple de gauche".

Jean-Luc Mélenchon : "Réinventer la gauche". Le sénateur de l'Essonne appelle au rassemblement de la gauche du PS, au rapprochement avec Olivier Besancenot et le Parti communiste.

Pierre Moscovici - Arnaud Montebourg : "Besoin de gauche". Ces députés posent comme priorité la nécessité de faire émerger"la nouvelle gauche européenne", qui irait vers "une croissance plus respectueuse de l'environnement", en s'appuyant sur une plus forte régulation des marchés.

Ségolène Royal : "Combattre et proposer". Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, l'heure est "à la lucidité radicale". Parmi ses orientations, elle reprend le concept "d'Etat préventif (…) capable de suivre les individus dans tous les moments de leur vie" et suggère notamment une profonde réforme de la fiscalité.

Utopia : "Socialistes, altermondialistes, écologistes". Le petit courant Utopia propose une contribution radicalement écologiste et très ancrée à gauche, en rupture avec le projet actuel du PS.

in Le Monde.fr le 3 juillet 2008
Mercredi 2 juillet 2008

Ci-dessous une lettre écrite par Alain Lamarque et reprise par Philippe Gailhardis, animateur DA91, sur le blog http://renovationps.20minutes-blogs.fr/



Bonjour,

Nous sommes en pleine course aux signatures et la plupart des élus comme des simples militants sont encore dans l'expectative. Certains par simple opportunisme, pour voler au secours de la victoire le moment venu, les autres, plus nombreux, parce qu'il y a un tel cafouillage au sein du parti qu'ils ne savent plus très bien où ils en sont eux-mêmes.

Lors des présidentielles, tu as été parmi les premiers à soutenir Ségolène Royal. Depuis, beaucoup de choses se sont passées: une campagne magnifique, une défaite, sans parler des fameuses "bourdes", la plupart montées de toutes pièces par des médias aux ordres.

Quelles raisons aurions-nous aujourd'hui de changer de tête de file?

 

La défaite électorale? Mitterrand a perdu en 65 et en 74, Jospin en 95, pourtant leur leadership n'a jamais été contesté. Il faut du temps pour installer un leader dans la tête des Français. Contrairement aux Américains, ils n'aiment pas les petits nouveaux surgis de nulle part.
Aucun autre leader socialiste n'a la même capacité de susciter l'enthousiasme des militants et des citoyens partout où elle se déplace – et tout spécialement dans ces quartiers populaires habituellement si éloignés des socialistes. Les candidats PS l'ont bien compris pendant les municipales, quand ils se bousculaient pour qu'elle vienne les soutenir.

C'est vrai que Ségolène a commis des erreurs. C'est vrai aussi que le métier de candidat aux présidentielles n'est pas facile et qu'elle a dû l'apprendre dans les pires conditions, y compris au plan personnel. C'est vrai aussi qu'elle a beaucoup mûri depuis.

La contribution qu'elle présente n'est pas foncièrement différente des autres contributions. Mais il me semble qu'elle dénonce le système Sarkozy de façon plus implacable qu'aucune autre, et elle a bien raison. Qu'elle est la plus cohérente, en paroles et en actes, dans sa conception jaurésienne du socialisme comme «la démocratie poussée jusqu'au bout» - jusqu'au respect des militants! Qu'elle est aussi plus précise et radicale qu'aucune autre sur les sujets où le PS avait manqué de crédibilité aux dernières présidentielles: les impôts, les retraites, l'écologie. Et, comme toujours, ses vues sur l'éducation et la sécurité sont complètes et sans tabou.

Mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est que le PS doit se choisir un leader et un candidat dès maintenant. En 2011, il sera trop tard. On ne gagne pas les présidentielles avec un candidat sorti du chapeau, à l'issue d'une campagne interne qui laisse le parti divisé et les plaies mal refermées.

Prétendre qu'il faut préserver notre candidat, le mettre en quelque sorte au frigo pour le ressortir tout frais au bon moment, est une fumisterie. Ceux qui disent ça ne le disent que parce qu'ils attendent que leur propre champion soit disponible, revenu de Washington ou enfin réconcilié avec les sondages.

Prétendre que le premier secrétaire doit être autre que le candidat, c'est refuser la réalité de la cinquième république. Nous ne pourrons mettre en place notre sixième république que si nous gagnons la présidence avec les armes de la cinquième république. On ne gagne pas de bataille sans général-en-chef et la bataille que nous avons à gagner est aussi cruciale que rude.

Merci pour ton travail. Dans ta Ville comme dans ton département, tu pratiques le socialisme « par la preuve » et c'est ainsi, non par des incantations pseudo-révolutionnaires, que nous saurons reconquérir l'opinion et vaincre la fatalité qui veut que le seul luxe restant aux RMIstes soit de voter comme des millionnaires.

Amitiés Socialistes,

Dimanche 29 juin 2008
Après nous être retrouvés à la station Daumesnil avec des camarades de Charenton, Créteil et Saint-Maur, nous parvenons à la Maison de la Chimie et réussissons à trouver un rang de choix, à proximité de la scène. S'en suit une légère attente, meublée par des retrouvailles avec d'autres camarades du département et quelques discussions parallèles, prospectives sur ce qu'allait être le contenu de la matinée. L'atmosphère est déjà chaleureuse, ravis que nous sommes tous de connaître le résultat de ces 2.000 débats participatifs et la synthèse qu'en aura extrait Ségolène Royal et tous ceux qui l'entourent.

Ségolène arrive au rendez-vous, suivie par quantités de journalistes, micros et caméras
et nous applaudissons pour la première fois d'une longue série ! 
Elle monte sur scène, accompagnée de nombre de personnalités, politiques (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Najat Belkacem, Delphine Batho, Béatrice Marre, Louis Mermaz, Béatrice Patrie, Guillaume Garot, etc...) et des personnalités issues de la société civile (Ariane Mnouchkine, Edwy Plenel, Thomas Piketti, Edouard Martin de la CFDT Arcelor-Mittal, Bertrand Monthubert de l'association Sauvons la Recherche).
Voici ce que cela donne :
















ou encore :

















S'en suit un premier document, rappelant la genèse de la contribution et annonçant ses principes. Puis l'extrait d'un film de Jean-Michel Carré ("J'ai (très) mal au travail") sur le travail et les maux qu'il génère quand il devient la seule et unique raison d'exister, au mépris du bien être des travailleurs. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai perçu, mais  à mon avis, ce film mérite d'être vu par tous en entier.
Première série d'interventions, celles qui portent sur la société que nous voulons voir se réaliser, celle dans laquelle l'Etat-providence a  un sens, celle qui promeut les solidarités, celle qui garantit l'harmonie entre ses membres et dans son environnement. Interventions brillantes et éclairantes, au nombre desquelles je retiendrai particulièrement celles d'Ariane Mnouchkine, Edouard Martin, Thomas Piketti et Jean-Louis Bianco.
Changement d'intervenants, centrés cette fois sur le nécessaire renouveau de la démocratie, fondé sur l'indépendance et la pluralité de la presse, la démocratie participative, plus de justice pour ceux qui en ont le plus besoin, le retour à l'intérêt général et la rupture avec le clanisme de Nicolas Sarkozy. Là, ce sont les interventions de Jean-Pierre Mignard, Vincent Peillon et Edwy Plénel qui m'ont le plus marquée...

Comme synthèse et point d'orgue à cette matinée, passé à une vitesse-record, Ségolène Royal nous présente les grandes lignes de sa contribution. Quelques idées force commencent déjà à émerger : le mandat unique pour les parlementaires, la société de l'après-pétrole, le passage à une 6ème République, la réforme globale de l'impôt conduisant à une suppression des niches fiscales... Autant d'idées qui donnent envie de se plonger dans la contribution pour en découvrir tous les recoins et ressorts !

La matinée s'achève, au bout de 3 heures passées à une vitesse record, dans les applaudissements, la sérénité et la joie de voir que l'on peut faire de la politique en évitant les petites phrases entre amis.

Une dernière photo pour la route !


Lundi 16 juin 2008
Chères amies, Chers amis,

La consultation «
Congrès utile et serein » est désormais close. Nous tenons à vous remercier pour votre participation active.


Grâce à vous, 2 500 textes de proposition ont été postés sur le site internet ou envoyés par courrier. Environ 220 réunions se sont tenues autour des 10 questions proposées, partout en France.

Nous vous invitons à venir participer le 28 juin à une grande réunion de présentation de la contribution dont nous sommes tous co-auteurs avec Ségolène Royal et tous ceux qui soutiennent la démarche « Congrès utile et serein ».


La réunion se tiendra

le samedi 28 juin
de 10h à 14h
à la Maison de la Chimie
28, rue Saint Dominique, Paris 7ème
Métro/RER « Invalides », Bus n°63/69/83/93.


Venez nombreux et invitez largement l'ensemble de nos camarades socialistes.

Amitiés socialistes,
L'équipe de «
Congrès utile et serein »
Samedi 14 juin 2008


L'eurodéputé PS Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a annoncé jeudi que l'ex-candidate à la présidentielle présenterait "le 28 juin" ses orientations pour le congrès de Reims devant "plusieurs milliers de personnes".

"Le 28 juin", Ségolène Royal, "qui n'est pas une femme seule comme je l'entends partout", va "présenter ses orientations pour le congrès socialiste mais aussi pour la France", a déclaré M. Peillon sur LCI.

"Il y aura tous ceux qui y ont participé, c'est-à-dire des milliers de personnes, mais aussi des intellectuels, des artistes, des grands élus, des militants", a-t-il précisé.

Auparavant, le député européen avait dénoncé "le jeu de fléchettes" visant toutes les têtes qui dépassent au Parti socialiste. "Ce jeu de massacre, ça suffit, les Français trouvent ça pitoyable, la droite ricane", a-t-il estimé.

Le député européen a jugé que François Hollande était le "premier responsable d'un jeu qui dure depuis des années et qui consiste en permanence à ne pas valoriser ses propres amis, à les dresser les uns contre les autres pour finir dans des conglomérats mous où nous n'avons pas parlé d'idées".

Il a appelé à faire en sorte que le congrès de Reims soit "réellement un congrès de refondation, de la nature du congrès d'Epinay". "Pour cela, a-t-il poursuivi, il faut cesser toutes ces petites manipulations, ces reconstructions, ces mélanges de la carpe et du lapin".

M. Peillon a reconnu que Bertrand Delanoë avait le mérite d'avancer ses idées et de ne pas être "pour l'instant dans les arrangements et la manipulation". En revanche, il a conseillé à Martine Aubry de "ne pas tomber dans ce piège".

AFP - 12/06/2008
Samedi 14 juin 2008

 

 

!

 

Chère amie, cher ami,

Nous t'invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à

 

Une grande réunion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"

 

à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique Paris 7ème

Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93

 

Cette contribution, c’est d’abord la votre car vous l’avez construite

à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.

Et cette contribution, c’est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste

d’avoir un congrès qui soit utile aux Français.

 

Venez donc nombreux et invitez largement l’ensemble nos camarades socialistes !

 

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