Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Bonjour

Nous avons voté
pour une "vraie force d'opposition constructive.."

 
         

 

 

Vous êtes sur le blog des comités locaux de Désirs d'Avenir de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur.
Nous nous inscrivons, au plan local, dans la démarche de Désirs d'Avenir et souhaitons promouvoir une nouvelle manière de faire de la politique, fondée sur la démocratie participative, consistant à mettre les citoyens au coeur de l'action publique.

Que vous soyez sympathisant ou adhérent du Parti Socialiste, n'hésitez pas à nous contacter (
desirsdaveniracreteil@hotmail.fr) si vous souhaitez participer à l'action des comités locaux de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur ou simplement être informés de nos activités.
 

Par mesure de sécurité (virus et autres), les commentaires comportant des liens vers des sites non identifiés seront supprimés.

             Internautes : envoyez vos messages pour parution à yc5blog@aliceadsl.fr ou segocreteil@orange.fr 

En cas de nécessité vous pouvez contacter l'auteur du blog en cliquant sur "contact" tout en bas de chaque page

Pour accéder au "Site public" du  PS de Saint Maur cliquez    ICI   

Pour accéder à toutes les vidéos de Ségolène, cliquez ici

Pour aller voir PS TV, cliquez là!


PLUS QUE JAMAIS, RASSEMBLONS-NOUS !
(cliquez ci-dessous pour )
Adhérer à Désirs d'Avenir
 (Association Loi 1901) 



Vendredi 5 octobre 2007

AAA-5-10A.gif

AAA-05-10.gif




Entre le 2 octobre 17h et le 5 octobre 18 heures la pétition lancée par

Charlie Hebdo et SOS Racisme contre les tests ADN à l’adresse

http://www.touchepasamonadn.com/

 

a recueilli 97200 signatures (243 pages de 400 signatures)

(Un plaisantin a même signé au nom de Nicolas Sarkozy Président RF)

Samedi 22 septembre 2007

sites1.jpg

 

sites2.jpg



En cas de difficultés de lecture, commencer par un copier-coller mais  ces deux feuilles peuvent vous être envoyées par mail sur demande à yc5blog@aliceadsl.fr (vu dans Telerama paru le 19/9)

Samedi 26 mai 2007

Non non, je ne parle pas de Ségolène Royal…

Non, je parle de notre démocratie, qui ressemble à un arbre bien malade. De moins en moins vert et fringant, son état inquiète. Il n’y a guère plus que, nous, les simples citoyens pour veiller sur lui et tâcher de lui apporter quelque remède.

L’Etat UMP-Sarkozyste est en bonne voie de constitution : l’assemblée risque fort de lui être bientôt acquise de façon écrasante ; les médias télévisés sont devenus chaînes de propagande, c’est « Nicolas ! Nous voilà ! », à chaque JT… on croit revoir les actualités de 1940 ! si si ! vous n’avez pas remarqué ? « ce matin, sous un soleil radieux, le Président à fait son jogging entouré de ses ministres » ; « ce matin, le Président a visité un léproserie (non, là j’exagère !) dans la Creuse et a versé une larme sur les pauvres malades, qui, nous n’en doutons pas, voterons pour lui au mois de juin »… et tout à l’avenant… La séparation des pouvoirs risque fort de n’être bientôt plus que vague souvenir, déjà bien atteinte dans les cinq dernières années…

Pour l’instant les régions restent gouvernées par la gauche, c’est peut-être le seul contrepouvoir qui reste. Mais méfions-nous : il pourrait bien être attaqué par une assemblée conquérante qui pourrait bien vouloir en limiter les pouvoirs dès qu’elle le pourra.

La France est la risée du monde occidental ! Elle a rejoint le club des républiques bananières bushistes néoconservatrices. Ah les néocons, qui portent bien leur nom, ils ont fait un fiasco planétaire, mais non, ils en redemandent ! Ils veulent continuer à régenter le monde ! Nicolas Sarkozy en sera le fer de lance ! L’OMP (Ordre Moral et Policier), ténébreuse organisation tentaculaire, étend ses bras ventousés sur nos démocraties, cachée dans le cheval de Troie que représente l’Ultralibéralisme. « Libéral », mon œil. Plutôt anti-libéral et anti-libertés ! Qui trouve un allié de poids en Benedictus Seizième du nom, auprès duquel Saint-Nicolas viendra prendre conseils et recommandations, lui qui veut, parait-il, enfin il l’a écrit alors on peut peut-être le croire, substituer la religion – au sens large, s’entend, incluant les sectes, genre Scientologie – à la laïcité…

Bref notre démocratie, faite de valeurs de respect, d’ouverture aux autres et au monde, de « liberté, égalité, fraternité » (mais notre belle devise va-t-elle garder tout son sens ? au vu de ce qui se trame, on peut en douter…) est bien malade, nous pauvres citoyens avons été trahis par ceux qui nous gouvernent – souhaitons que Ségolène Royal reste dans le mouvement avec le même esprit qui l’a animée dans sa campagne – et ceux qui sont censés nous informer mais ne sont plus que les sinistres et pitoyables Bouffons du Roi.

Hardis citoyens ! Réveillons-nous et restons en alerte ! Et s’il le faut demain, levons-nous !

 26 mai 2007 | Astares sur BetablogVoir

Samedi 26 mai 2007

Elle a permis l'élection d'un type extrèmement inquiétant pour l'avenir de la démocratie en France. En regard de cela, les petites querelles de pouvoir n'en resortent que plus infantiles et irresponsables. Que certains pseudo-"hommes politiques" de gauche n'aient pas eu le courage, la force, ou tout simplement l'esprit civique de laisser de côté leur ambition personnelle pour faire barrage à ce danger est extrêmement grave.Nous ne sommes pas en train de jouer au plus fort dans la cour de récréaton d'une école.


Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons nier la réalité; sarko est notre président. Au-delà des appareils, des querelles de pouvoir, l'avenir, c'est d'abord de survivre à celà. Le combat, aujourd'hui, ce n'est pas seulement de savoir comment faire au mieux pour faire progresser l'alternative future de Ségolène, c'est, ici et maintenant, alors qu'un
espace de liberté est encore ouvert, savoir comment nous organiser pour RESISTER, simplement RESISTER pour que subsiste un soupçon de débat dans ce pays.Le parallèle entre hitler et sarko est évident, croire que notre démocratie a les moyens d'y résister est une illusion. Sarko n'est pas berlusconni, comme hitler n'était pas mussolini...Il a gagné l'élection grâce à la mainmise qu'il a sur les médias les plus regardés, comme par hasard ceux dont le "pannel" correspond, au final, à son électorat...Le candidat des vieux et des ruraux a gagné. Nous avons tous vu l'avantage qu'avait Ségolène lors du débat, nous avons tous vu les erreurs de sarko passées sous silence alors que le moindre mot prononcé par Ségolène était sujet de plaisanteries déplacées...Au travers des réseaux désirs d'avenir, nous devons absolument créer un MEDIA, une autre voix, entrer en résistance sur ce terrain même qu'a conquis sarkozy , et ce avant qu'il ne nous soit plus loisible de le faire...

Gilles

Vendredi 25 mai 2007

La stratégie politique ne s’improvise pas. Nicolas Sarkozy et la droite viennent d’en donner une preuve éclatante qui relève du Grand Art. Cette offensive a manifestement été pensée et échafaudée de longue date. Ses conséquences néfastes pour le pays seront durables.

En 1995, les rapports de force politiques n’ont pas permis la mise en place d’une vraie politique de droite. Après deux septennats de François Mitterrand, la droite est divisée (Balladur se présente contre Chirac), la gauche est encore forte (Jospin est en tête au premier tour de la présidentielle et réalise un score « honorable » au second tour, 47,4%). Le gouvernement Juppé tente de faire passer en force une politique sociale dure, et c’est rapidement l’échec face à une gauche unie et à des syndicats forts. En peu de mois, les espoirs de durcissement social et économique portés par Jacques Chirac s’effondrent, la dissolution ratée de 1997 ramène la gauche au pouvoir, et neutralise le président jusqu’à la fin de son second mandat. Il ne restera provisoirement dans les mémoires que pour sa reconnaissance des erreurs tragiques de l’Etat français, sa vision de la politique au Moyen Orient opposée à Bush et pour son discours incantatoire sur les menaces environnementales, puis son souvenir s’effacera rapidement.

Fort de ces enseignements, Nicolas Sarkozy prépare sa campagne dès 2002 et la lance effectivement dès 2004, en prenant la tête de l’UMP. Ses objectifs politiques sont clairs. Ce sont ceux de la droite conservatrice classique. Ils se pareront d’autant plus facilement de l’apparence de la rupture que Chirac n’a rien fait dans ces domaines. Ils seront élaborés de longue date par un vrai travail idéologique de fond et dévoilés progressivement : profondes évolutions dans les domaines du social (l’identité nationale), du travail (la flexibilité), de l’économique (moins d’impôts pour les plus favorisés), du judiciaire (peines planchers, stigmatisation génétique), de l’éducation (introduction de la concurrence), de la santé (faire plus payer les malades), …..

Les moyens pour y parvenir et les mettre en œuvre font l’objet de l’élaboration d’une stratégie politique de bouleversement des rapports de force qui, jusqu’à aujourd’hui, fonctionne sans faille.

D’abord, rassembler toute la droite (ce pour quoi l’UMP a été créée) en y fédérant les transfuges de l’UDF. Dans le même temps, mordre autant que faire se peut sur le FN en se positionnant sur son terrain (immigration, sécurité) par une action volontariste au ministère de l’Intérieur (même si les résultats ne sont pas au rendez-vous) et un discours droitisé à l’extrême de ce qui est compatible avec la tradition démocratique française.

Ensuite, faire exploser la gauche, tout en tentant de se ménager les syndicats. D’abord, se revendiquer de la France éternelle (discours sans cesse répété, depuis l’investiture à la candidature du 14 janvier à celui de l’intronisation le 16 mai). Capter une partie de l’héritage de la gauche, bien commun de la République beaucoup plus développé que la pensée de droite souvent anti-républicaine, par des références incongrues à Jaurès, Blum, les hommages rendus à la résistance. Qui est contre moi est contre la France ! Attirer des têtes d’affiche de la gauche. Finkelkraut et Besson ne sont que les préliminaires d’une action plus volontariste. Dès le premier tour du 22 avril 2007 passé et la victoire considérée comme acquise, les opérations de débauchage à gauche s’amplifient. Dès le 22 avril au soir, on montre Tapie à la télévision (malheureusement il est ivre et commence par se tromper dans son soutien…mais n’est-ce pas bien français de boire un petit coup de trop ?). Elles seront retardées de quelques jours par la menace d’un rapprochement Royal-Bayrou, qui échoue rapidement car trop improvisé dans la précipitation, sans véritable réflexion préalable. Puis on approche Allègre, Ségala, d’autres moins « people ». Ceci s’amplifiera dès l’élection acquise le 6 mai. Pendant qu’on amuse la galerie avec le Fouquet’s et l’escapade pour milliardaire à Malte, le travail de fond continue. Jusqu’à impliquer Védrine, le gardien du temple de la fondation François Mitterand, Jacques Attali, le confident, Anne Lauvergeon, la sherpa des derniers temps. Non seulement la gauche est KO debout, mais pendant qu’on la fait exploser de l’extérieur, elle implose de l’intérieur. Dès le soir du 6 mai, Dominique Strauss Kahn sonne l’hallali, de façon tellement violente qu’on ne comprend pas si c’est seulement contre François Hollande ou aussi contre Ségolène Royal (qu’il a pourtant soutenue) qu’il dirige sa colère. Fabius tente de jouer la sagesse de gauche… mais il n’y a plus de gauche organisée et Fabius n’est plus crédible. Hollande tente de préserver son carré d’autorité, personne ne l’écoute, le PS se désorganise. Ségolène Royal a un seul but, rester au centre d’un jeu centrifuge. Les prises de position détruisant la gauche fusent de toutes parts, jusqu’au Radicaux de gauche qui menacent de quitter le navire qui coule, les Verts qui pensent encore représenter une force politique autonome, les communistes qui pleurent leur passé et José Bové qui se tait, content de lui ! Pendant ce temps, Bayrou a été neutralisé pour les cinq ans qui viennent par le débauchage électoral de la quasi-totalité de ses députés et les menaces qui pèsent sur son propre siège à l’Assemblée. Il semble (aujourd’hui) que finalement, suprême habileté, on adjoindra uniquement Kouchner au gouvernement. Non seulement ceci permettra de se parer des habits de l’humanitaire à la face du Monde (les French doctors et un prix Nobel de la paix, ce n’est pas rien !), mais on le ligotera en créant un Conseil de sécurité extérieure et de toute façon, la politique étrangère est toujours dans le domaine réservé du Président !

Enfin, pour préparer complètement le terrain et ne pas prendre les risques d’un nouveau mois de décembre 1995 lorsqu’on passera aux choses sérieuses, c’est-à-dire aux décisions dures, il faut affaiblir les syndicats. S’ils le sont déjà par l’affaiblissement des partis de gauche, ce qui les privera de relais au parlement et dans la sphère politique, Sarkozy les reçoit avant même d’être officiellement investi. Non seulement il réussit à les endormir (provisoirement ?), mais ceux qui ne sont pas reçus (la FSU) le réclament ! Pendant ce temps, Sarkozy honore Guy Mocquet. Marie-Georges Buffet s’étrangle, mais il n’y a plus de PC et Sarkozy, c’est la France !

Les législatives qui arrivent laissent peu d’espoir pour un redressement de la gauche, sauf à espérer en une divine surprise…

Dans quelques semaines, le paysage sera ainsi planté pour cinq … ou dix ans. Le terrain aura été déblayé pour mettre en place cette politique anti-sociale, qui va creuser les inégalités.

S’il ne s’agit pas maintenant de refaire l’histoire récente, il faut néanmoins la comprendre pour éclairer le futur immédiat.

La gauche (et elle se résume malheureusement presque exclusivement au PS) n’a pas, au cours des cinq dernières années, poussé la réflexion idéologique et les choix politiques comme elle l’aurait dû. Quels choix de société, quels moyens sociaux et économiques mobiliser, sur quelle stratégie politique s’appuyer ? Faire des choix de rupture de gauche (lutter contre la dérégulation et la concurrence, pour une démocratie plus directe à l’échelle mondiale et des systèmes de protection sociale renforcés), allant à l’encontre de l’évolution de la plus grande partie de nos voisins européens ? Ou faire preuve de réalisme gestionnaire en optant pour une démarche plus modérée, tentant d’adjoindre des valeurs humanistes et sociales (lutter contre les inégalités) à un système économique dominé par un capitalisme mondial dérégulé et une économie de marché, prônant la prééminence des capacités individuelles ?

La gauche n’a pas élaboré de stratégie pour lui permettre de réaliser des choix qu’elle n’a pas faits. La politique est affaire de rapports de force. Ils ne s’improvisent pas, ils se construisent. Autour d’idées, autour de personnes. C’est le travail qui doit être entrepris dès aujourd’hui. Il a débuté pendant les premières semaines de la campagne de Ségolène Royal, autour d’elle et sur les choix qu’elle a proposé. Mais il a largement été improvisé, car démarré trop tard, dans l’urgence. Les erreurs ont forcément été nombreuses. Il peut maintenant être organisé, puis rendu opérationnel. Cinq ans sont vite passés, il y a urgence !


Freddy Spira - 24 mai 2007 - betapolitique

Vendredi 25 mai 2007

Très chère Ségolène Royal,

Je voulais vous dire que vous avez mené une campagne magnifique, passionnante, si édifiante. Aujourd'hui nous sommes nous le choc, comme tétanisés par ce qui nous arrive, abasourdis et si isolés. Mais ne doutez jamais du bien que vous nous avez fait, votre histoire avec la France ne fait que commencer.

Quelque chose d'irréversible s'est produit avec vous. Nous sommes là pour vous dire aussi que nous vous avons aimée.

Nous avons cru en vous, nombreux, nombreux. Nos larmes et notre foi à Charletty, à Dijon, à Grenoble et ailleurs. Partout, cet élan qui vous a accompagnée, qui nous a soulevés. Croyez en notre fidélité.

Ce fut un honneur de vous voir à l'œuvre, vous vous êtes battue de toutes vos forces, nous le savons. Nous ne l'oublions pas.

Nous ne l'oublierons pas. Votre destin et celui du Parti nous concernent totalement. Nous sommes tapis dans l'ombre, au spectacle d'une affaire qui n'honore pas la France. Je veux encore vous dire

mon respect, mon admiration et ma foi dans l'avenir. Nous sommes à vos côtés.

Très chaleureusement à vous,

Annie Cohen.

Lundi 21 mai 2007

L’esprit de Charléty : L’histoire nous dira un jour à quel moment Ségolène Royal a compris a qu’elle ne pouvait pas gagner l’élection Présidentielle ? Dés le début, la photo satellite du ciel de France montrait bien que son coin de ciel bleu n’était en fait, que l’œil du cyclone qui allait bientôt tout emporter sur l’hémisphère gauche du pays.

Trés tôt Ségolène Royal a joué le scénario du jour d’après, anticipant problablement la glaciation de la gauche tout entière sous l’effet de la monstrueuse dépression politico-médiatique venue de la nouvelle Droite. Elle ne s’était pas trompée. Dans un billet récent l’ersatz de François Mitterand invitait Ségolène Royal à déposer une motion au prochain congré PS, un peu comme si elle devait s’équiper d’une ombrelle pour affronter un ouragan. Il n’a pas compris qu’elle ne prendrait pas le Parti par la motion, mais par l’émotion. Pas l’émotion à l’eau de rose du PS, mais celle qui produit l’effervescence et le bouillonnement des idées. En un mot cette émotion constructive qui émergeait de chacun de ses meetings comme pour nous montrer le chemin qui conduit à la seule reconstruction possible de la gauche.

Hier le PS a publié son programme pour les législatives. On y retrouve, grosso modo, les différents thèmes constitutifs du Pacte Présidentiel avec quelques écarts de formulation. En la matière, l’usage pur et simple du copier/coller n’eut pas était trés pertinent eu égard au résultat du 6 mai. Maintenant que les paroles sont écrites, il reste à composer la musique et surtout à trouver les interprètes. Espèrons que le PS ne va pas nous proposer, une nouvelle fois, la tournée des « yé yé ».

En ce moment, tous les projecteurs de la politique spectacle sont braqués sur le microcosme parisien constitué par ces élites que Ségolène Royal a si justement fustigées, même si aujourd’hui elle doit payer le prix de son outrecuidance salutaire. L’avenir de la Gauche se jouera pas au niveau des instances dirigeantes qui ont perdu toute crédibilité, mais au sein des Fédérations, c’est à dire de la base. Là où se trouve les milliers d’élus qui, loin des ambitions personnelles de quelques notables, œuvrent au quotidien au niveau des Régions, des Départements, des communes, et de toutes les collectivités locales, la plus souvent en relation avec le monde associatif. Il ne fait aucun doute que Ségolène Royal va entamer une grande tournée en province et qu’à l’instar de la précédente celle-ci va connaître un énorme succès populaire. Ensuite, tout pourra rédémarrer.

Les Bronzés font de la politique :

La méthode utilisée par Sarkozy pour constituer son équipe gouvernementale rélève plus du casting cinématographique que de la démarche politique. C’est à se demander si ce n’est pas son ami Christian Clavier qui serait en train d’écrire le générique du film. Il faut bien dire que l’exercice est particulièrement délicat car les acteurs devront incarner tout à la fois la rupture avec la Chiraquie, la parité, la diversité, la droite, le centre, la gauche, et, pour corser le tout, ils devront être rompus à la pratique du Top Show. En attendant, l’espace médiatique se trouve toujours occupé par le mercato politique de certaines personnalités de gauche qui seraient prètes à subirs une ablation du parti pour aller jouer les transpolitiques dans le bois du Sarkoland. Libre à eux après tout chacun a bien le droit de choisir son genre politique, même si pour cela il faut aller contre la nature des choses.

Valerie34 in betapolitique.fr

Lundi 21 mai 2007

C’est à l’issue de l’affrontement pour la présidentielle que l’on commence à discerner un nouveau paysage, et que l’on peut juger, rétrospectivement, de la stratégie mise en œuvre par les belligérants. Lorsque la fumée se dissipe au dessus du champ de bataille.

Magritterenelavictoire

Repensant à cette campagne électorale, aussi riche en rebondissements tactiques que pauvre en propositions politiques, je me suis rappelé ce livre du « Doktor » Max Euwe, qui fût un éphémère champion du monde du jeu d’échecs (en 1935). Ce scientifique, excellent pédagogue, réussit à l’emporter sur le grand Alekhine par une analyse approfondie du jeu de son adversaire et une préparation méticuleuse. Son style sur l’échiquier ne laissa pas une impression extraordinaire, mais il légua aux générations futures quelques livres de stratégie, dont un, fort intéressant, et encore usité, intitulé « Maître contre Amateur ».

C’est bien à cela que nous venons d’assister. La victoire du maître sur l’amateur. Le succès d’une approche méthodique, professionnelle, d’un quadrillage patient et exhaustif du terrain - un travail commencé très en amont de l’affrontement. On a souvent qualifié Nicolas Sarkozy d’ « homme pressé ». En l’occurrence, dans cette affaire, il fut la tortue plutôt que le lièvre. Sa victoire vient de loin. Très exactement de la prise de l’UMP à la barbe d’un Jacques Chirac affaibli, en 2004. Dès lors, sans faillir, il s’attacha à mettre cette machine au service de son projet. L’UMP, c’était la clé du coffre et des investitures - c’est-à-dire l’argent et le pouvoir (de nuire comme de récompenser). Ceux qui prétendaient lui résister furent balayés, un à un. Les derniers grognards chiraquiens rentrèrent dans le rang. Réduire les oppositions, si nécessaire par la menace et la force. En commençant par son propre camp. Accroître le nombre des obligés. Retourner un à un les pions de l’adversaire pour construire une position inexpugnable. Centraliser tous les pouvoirs sur son nom et sa personne. Seul François Bayrou tenta de s’opposer à cette mainmise.

Comme le montre Euwe, l’amateur est souvent aussi doué, sur un coup, que le maître. C’est sur la distance, sur la compréhension profonde des facteurs qui mènent à la victoire, que le second a une longueur d’avance. Son pragmatisme, son expérience du feu, sa capacité à jouer non pas forcément le meilleur coup dans l’absolu, mais celui qui lui donne les meilleures chances pratiques de l’emporter, sa vision de toutes les données de l’affrontement, sa capacité à éviter les risques inutiles, à refuser le beau geste pour lui préférer l’efficacité... Nicolas Sarkozy aura mené une belle bataille stratégique, s’en tenant, sur le plan des idées, à une ligne claire : mettre en scène sa personnalité énergique, flatter le goût de l’ordre d’un pays vieillissant, produire des boucs émissaires (étrangers, fonctionnaires, Mai 68), se poser en victime (des médias, de la pensée unique, etc) et n’oublier aucune clientèle.

Que l’on adhère ou non à son approche du pouvoir, son sens des rapports de force font de lui un chef de guerre remarquable - et un excellent organisateur. On ne peut s’empêcher de repérer un mimétisme avec son mentor en politique, Jacques Chirac.

Face au maître, Ségolène Royal fut l’amateur. Elle tenta - et réussit - une échappée belle au sein de son propre parti, « agrégat inconstitué de barons désunis », pour paraphraser Siéyès. C’était sans espoir. La lutte du pot de terre contre le pot de fer.

La victoire, disent les taoïstes, se décide avant la bataille. Or depuis le début, au PS, tout fut mené à l’envers. Le résumé des épisodes précédant la campagne électorale proprement dite est un modèle de ce qu’il faut faire pour arriver au combat avec de la poudre mouillée et une armée sans élan. La procédure qui a consisté à établir un projet (au contenu, disons, minimaliste pour ne pas être désobligeant) avant de désigner un leader pour aller au combat, relève en soi d’une parfaite incohérence. D’abord le plus petit dénominateur commun, pour complaire aux baronnies. Ensuite une campagne interne pour faire émerger une personnalité, corsetée ensuite par ce harnais propositionnel mal ajusté.

C’est que personne n’avait vu venir « la » Royal aux primaires. Elle dribbla la lourde défense des éléphants Fabius et Strauss-Kahn et planta un but en pleine lucarne. Un véritable hold-up. Créativité, sens du mouvement, culot d’acier - ses qualités tactiques. Devenue candidate, elle ne put jamais se libérer, passa son temps à faire le pas de deux entre le projet du parti et ses envies, pas tranquille sur ses arrières et sur ses flancs, quand ses camarades n’attendaient qu’un faux pas pour la supplanter. (Par parenthèse, la sortie assassine de DSK au soir de la défaite, et dix minutes après l’annonce du résultat, explique a posteriori pourquoi Ségolène Royal aurait eu quelques difficultés à composer avec lui un ticket crédible pour recentrer la doctrine socialiste.)

Je lis aujourd’hui, dans le Canard Enchaîné, que l’ex-candidate reconnait l’importance de prendre le parti pour espérer l’emporter à la présidentielle (de 2012 ?). C’est d’une assez grande évidence. La tacticienne saura-t-elle se muer en stratège ? La suite aux prochaines échéances.

Ah oui, encore une chose. Le Doktor Euwe écrivit une suite à son livre. Son titre : « l’Amateur devient maître ». Toute défaite contient les germes d’une future victoire. A condition que l’on sache en tirer les leçons.

Marc Traverson in agoravox

Agenda

 

 

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus