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L'éducation nationale en danger...

Mercredi 27 mai 2009 3 27 05 2009 10:57
Bonsoir à tous,
 
J'ose espérer que l'article cité ci-dessous attirera votre attention la plus vive.
C'est une des faces de la destruction organisée de notre école publique.
 
Lisez d'abord l'article de Marie Lavin sur le lien ci-dessous avant de poursuivre la lecture de mail
 
http://www.mediapart.fr/club/blog/marie-lavin/260509/guy-bert-ou-paul-moquet-suite-mais-pas-fin
 
L'Inspecteur d'Académie de Créteil et le maire UMP de Nogent n'hésitent  pas à sacrifier l'intérêt des enfants et à passer outre l'avis des familles pour se faire bien voir du pouvoir en place. C'est donc à faire connaître et à dénoncer vivement. C'est cela aussi le sarkozysme
 
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SUITE :
Proche de l'Éducation nationale, défendant l'école publique laïque,  je suis très en colère contre nos dirigeants :
Nous avons écrit à nombre de nos parlementaires, aux Maires, au Ministère, bien peu nous ont répondu !
 
Que font-ils  nos dirigeants du PS ? Les entendez vous beaucoup sur ce démantèlement qui vous concerne tous,  vous qui avez des enfants, des petits enfants ? 
 
- oui notre école maternelle est en danger par une suppression à terme,  déjà existante dans plusieurs pays de l'Europe, (par le remplacement en cours dans un premier temps d'un accueil des plus jeunes dans des "jardins d'éveil") 
- oui nous devrions agir pour éviter la disparition déjà commencée des réseaux d'aides spécialisés pour enfants en difficultés (RASED) (plusieurs dizaines de postes supprimés rien que dans le Val de Marne)
- oui nous devrions nous battre contre la diminution de plus en plus importante des médecins, psychologues et infirmières scolaires
- oui nous devons nous battre contre la suppression de 2 heures de cours par semaine depuis septembre 2008, et remplacé par 2 heures de soutien à quelques  élèves et qui ne donnent pas des résultats très probants quoiqu'en disent certaine  presse et le ministère.
- oui nous devons exiger le rétablissement de  ces 2 heures supprimées, qui sur une scolarité complète est  un gaspillage et une perte ENORME.
- et je ne suis pas exhaustif sur tous les sujets de crainte,   de plus  je ne m'occupe que de  l'école primaire.
 
Alors l'Europe c'est bien et c'est le rêve de ceux d'entre nous qui ont vécu la guerre de 39/45, mais pas cette EUROPE qui détruit tout en voulant tout uniformiser vers le bas et vers le profit car à terme l'école publique sera privatisée comme le souhaitait la conseillère à l'éducation à l'Élysée de notre président
 
Cordialement
Un homme en colère (Saint-Maur)
Mardi 14 avril 2009 2 14 04 2009 20:26

Par Antidote. Une critique acerbe de l'ambitieuse secrétaire d'Etat à la famille qui lorgne sur plusieurs gros ministères en cas de remaniements à venir. Sacrifier l'Education Nationale à Nadine Morano pour service rendu à l'Elysée, n'est-ce pas un peu trop ?



(capture d'écran dailymotion - imédias)
(capture d'écran dailymotion - imédias)

La rumeur enfle. Ce n’est même plus une rumeur car l’intéressée confirme. Nadine Morano souhaite devenir ministre de l’Education Nationale et de la Famille. Elle a même rédigé une lettre de motivation – pardon, une note – au président de la République dans cet objectif. 

 

Certains, sans pitié, la surnomment « la poissonnière ». 

J’ai voulu vérifier et je suis allé acheter du poisson. Rien n’était plus faux que cette assertion. J’ai en effet eu un très bon contact avec la poissonnière, laquelle m’a vendu une marchandise de très bonne qualité, bien qu’enveloppée dans L’Est républicain. Rien de commun avec Madame Morano, sorte de Fréderic Lefebvre en fille. Elle joue à « la femme de droite sans complexe » ; elle prépare un statut du beau-parent, prélude à l’autorisation de l’adoption pour les couples homosexuels, que ne renierait pas la gauche caviar. Elle nous fait croire qu’elle est une grande gueule indépendante ; elle s’avère être une fayote de la pire espèce avec Sarko, son idole.

 

Cette femme est un mensonge permanent. 

Par ailleurs, il ne fait d’ailleurs pas bon être son ou surtout sa collègue au gouvernement : la solidarité gouvernementale n’est pas son fort ; Christine Boutin, Fadela Amara et Rama Yade en savent quelque chose. Il fallait la voir, il y a quelques semaines, chez Ruquier ricaner ostensiblement aux blagues sur sa collègue du Logement. Honteux de se comporter de la sorte. Elle a même réussi un exploit : me faire apprécier une initiative de Jean-François Copé, lequel l’a renvoyée dans ses buts en maintenant Jean Léonetti à la mission parlementaire sur le statut des beaux-parents. «  Trop vieux, trop conservateur » se mit-elle à braire ! « Depuis quand les ministres désignent-ils les chefs de mission à l’Assemblée ? », répondit Copé. Pour une fois, bien joué, Jeff. 

 

Degré zéro de la politique, Mme Morano guigne donc l’Education Nationale. Qu’on nous épargne un tel choix. Ce ministère a assez souffert sous les coups du « pédagogisme » pour supporter une ministre qui, à coup sûr, ne doit pas compter Madame de La Fayette parmi ses auteurs favoris. Ce qu’elle veut, c’est s’occuper de nos gosses, de tous nos gosses. Dans la Famille et à l’Ecole. Ont-ils vraiment mérité cela ? Non, assurément. Cela dit, ni les agriculteurs, ni les militaires, ni les policiers ne méritent un tel sort. Ce sont pourtant d’autres destinations possibles pour Nadine Morano. Que mes amis paysans, soldats ou de l’Intérieur me pardonnent, mais il faudrait bien que certains d’entre vous se sacrifient. Les enfants d’abord! 

 

Retrouvez le blog d'Antidote


Mardi 14 Avril 2009 - 14:00
Antidote

Vendredi 10 avril 2009 5 10 04 2009 19:58
Vous trouverez ci-après un billet de Marie Lavin sur son blog de Médiapart, que nous reprenons afin de diffuser au maximum cette information. N'hésitez pas à aller consulter ses écrits sur son blog en cliquant là.


A  Nogent sur Marne,  le  maire et l’Inspecteur d’Académie inventent  une aberration pédagogique.

 

 

 

 

Au départ, la volonté d’un maire UMP de regrouper deux écoles et le soutien constant de ce projet par l’inspecteur d’Académie. A l’arrivée,   une situation kafkaïenne et des parents d’élèves, toutes associations confondues, manifestant devant l’inspection académique et occupant une école. 


A Nogent deux écoles partagent un même pâté de maison mais un mur les sépare et elles présentent, du fait de la sectorisation édictée par la mairie, un recrutement social un peu différent. L’école Paul Bert est riche d’une mixité sociale due à un recrutement très étendu sur le plan géographique qui lui vaut de regrouper des élèves venant d’une zone pavillonnaire parmi les plus huppées de la ville et d’autres venant d’un quartier (la "Cité rouge") où sont regroupés une bonne partie des HLM de la ville.  Ce grand écart  ne va pas sans difficultés - largement exagérées par la rumeur publique - qui ont conduit l’équipe pédagogique à proposer un projet d’école  privilégiant, comme support aux apprentissages fondamentaux,  la maîtrise du français, l’éducation civique et le sport (golf en partenariat avec l’INSEP, soit un sport considéré comme élitiste avec des sportifs d’élite, afin de faire évoluer l’image supposée de l’établissement). Cette école accueille d’autre part une CLAD (classe d’adaptation) dont les élèves sont pour la moitié du temps scolaire regroupés avec leurs camarades  des autres classes afin de favoriser leur intégration. L’école Guy Môquet, au recrutement plus homogène socialement, fait reposer, elle, son projet sur la pratique du violon.  Les deux écoles comportent chacune 14 classes avec un total de 382 élèves pour l’une (Guy Môquet) et 320 pour l’autre (Paul Bert).


A la rentrée 2008, les parents d’élèves ont été informés, par hasard, du projet du maire de fusionner les deux écoles  en un seul établissement gros de plus de six cents élèves et, dans la foulée, de supprimer  un poste de directeur, celui de Paul Bert. Depuis, les trois associations de parents de l’école Paul Bert, totalement unies devant le projet, ont lancé une pétition qui a recueilli plus de 900 signatures, dont 700 de parents concernés par la fusion des deux écoles. Devant cette mobilisation le maire, soutenu par  l’Inspecteur d’Académie, a repoussé la fusion à la rentrée 2010 mais décidé d’un montage de transition aberrant : une classe sera supprimée à l’école Paul Bert qui, n’ayant plus que treize classes, verra supprimé son poste de directeur à plein temps. Guy Môquet récupérera donc une quinzième classe et son directeur  coiffera la direction des deux établissements. MAIS, comme les locaux de Guy Môquet sont trop petits, cette classe sera localisée ....A Paul Bert ! Ainsi une des écoles est, en réalité, placée sous la tutelle de l’autre...Une équipe qui n’a pas démérité est de fait stigmatisée comme « inférieure ». Un des deux projets pédagogiques  se trouve, ipso facto, déconsidéré.


Cette affaire est exemplaire à bien des égards. Elle est d’abord emblématique de ce à quoi on aboutit sans concertation ni consultation. D’emblée les parents ont été tenus à l’écart des projets et il a fallu une très forte mobilisation pour que leur avis soit quelque peu pris en compte. Surtout elle est révélatrice, comme c’est hélas bien souvent le cas (voir la suppression des cours du samedi matin), du peu de souci que l’on a, dans certaines mairies et hélas aussi dans certaines inspections académiques, de l’intérêt des enfants.  Qui peut croire en effet que dans un établissement de plus de six cent cinquante élèves (plus que la plupart des collèges !) il pourra être porté à chacun une attention particulière ? La connaissance fine de chaque enfant, qui permet le plus souvent de dédramatiser une incivilité, de proposer rapidement une aide personnalisée en cas de problème, de suivre les progrès ou les défaillances ponctuelles de tel ou tel, de résoudre chaque jour une série infinie de menus problèmes, deviennent évidemment impossibles. Le suivi individuel, si important tant sur le plan du développement personnel de l’enfant que sur celui de ses résultats, est d’évidence, enterré définitivement.
En outre, on sait combien le nombre des élèves influe sur les phénomènes de violence, proposer un tel regroupement  est donc particulièrement effarant. Le monstre ainsi inventé (27 classes ! Du jamais vu !) ne peut que désespérer tous ceux qui portent aux problèmes d’éducation un vrai intérêt. Imaginent-ils vraiment, ce maire et cet IA, des enfants de six ans entrant dans un établissement de cette taille et affrontant la cour de récréation, s’égarant dans les couloirs ? Ont-ils pensé à la difficulté de travailler en équipe à 27 ? A l’inévitable anonymat que ressentiront forcément les parents ? Aux problèmes de sécurité ? La taille humaine de l’école primaire est pour beaucoup dans la réussite des enfants, ici c’est l’inhumanité programmée...


Comment comprendre alors les raisons de cette décision, puisque le maire n’avance dans ses courriers aucun avantage pédagogique à son diktat, sinon une vague allusion à une meilleure « synergie entre établissements » ?  Faut-il y voir la volonté de se faire bien voir du gouvernement en étant un des premiers maires de France à constituer un EPEP (regroupement de plusieurs écoles en un Etablissement Public d’Enseignement Primaire) ce qui lui permettrait aussi de mieux contrôler les écoles en présidant le conseil d’administration de l’établissement?  Il est en réalité difficile de saisir ce qui motive cet oukase qui fait l’unanimité contre lui. Il n’est pas plus facile de décrypter les motivations de l’inspecteur d’Académie qui continue de soutenir le projet comme en témoigne un courrier récemment adressé au maire.

 

 

Aux dernières nouvelles et étant donné la mobilisation considérable que cette affaire rocambolesque a entraînée, les parents d’élèves ont occupé l’école Paul Bert pour exiger le maintien d’un directeur en pleine responsabilité et dire leur refus absolu de la fusion, ils ont manifesté devant l’inspection académique pour obtenir d’être reçus par l’Inspecteur d’Académie.  Dans un premier temps celui-ci a refusé de les rencontrer puis a enfin consenti à fixer une rencontre au 9 avril. Le maire, quand à lui, a annulé la réunion prévue le 4 avril avec les représentants des associations de parents  d‘élèves....Affaire à suivre donc. 

 

 

 

Le blog des  parents d'élèves peut être consulté ici: http://www.nogent-ecoles.com/

 

Vendredi 3 avril 2009 5 03 04 2009 20:04
Déjà quand un président de la République quand il s'exprme devant le personnel  d'une usine  dans un français incorrect du type " si y en a k'sa dérange" c'est une forme de mépris envers ceux qui l'écoutent (on veut faire "peuple" ?), mais lorsqu'on tient une conférence de presse auprès du Président Obama (aujourd'jui à Strasbourg) et que l'on s'exprime dans un français très incorrect, c'est donner une triste image des Français. QUELLE HONTE !
Espérons que M.Obama ne comprend pas un mot de notre belle langue et que le traducteur a une agilité telle qu'il est capable d'une traduction correcte

Heureusement cet homme est plein d'humour et est très averti sur le personnage quand il évoque en souriant et à demi mot "l'agitation" de la personne en question.
Samedi 28 mars 2009 6 28 03 2009 18:05
Je vous transmets cette comparaison simple, claire, tirée d'une lettre des enseignants d'un collége de la région de Cahors :

''Imaginons un maçon qui construit un mur sans ciment et qui,  une fois le mur terminé, ajoute des renforts pour le consolider.
Imaginons un boulanger qui cuit du pain sans levure et qui, une fois le pain terminé, ajoute un produit pour le faire lever.
Imaginons un enseignant qui fait cours devant 31 élèves et qui, une fois le cours terminé, ajoute des heures d'accompagnement éducatif pour s'occuper des difficultés rencontrées sur les nouveaux apprentissages;
Imaginons un collégien, dans une classe de 31 qui, après une journée de cours, ajoute des heures d'accompagnement éducatif pour avoir de l'aide sur les nouvelles connaissances abordées.
                   
Cela semble étrange, fatigant, voir peu productif, et pourtant c'est le choix de l'E.N. qui, à grand renfort de communication, explique que vos enfants ont droit à cette aide.
''........''
Eh bien, comme pour le maçon, le boulanger ou tous les corps de métier, ne faut-il pas travailler correctement avant de mettre en place des solutions de ''réparation''?
Mardi 10 février 2009 2 10 02 2009 00:06

Pour parler clairement : REPORT du Projet de loi de Mme PECRESSE


Après avoir nommé ce matin une médiatrice, la ministre lâche du lest sur la réforme des statuts. Neuf présidents d'université ont rallié la contestation et les lycéens pourraient rejoindre les cortèges demain.

Le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, dont une mouture avait été transmise au Conseil d'Etat, «va être retravaillé», a déclaré cet après-midi sur France Info la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

La tâche sera confiée à Claire Bazy-Malaurie, médiatrice nommée ce matin par la ministre pour prolonger la concertation». Sa mission consistera à «retravailler le décret avec l'ensemble de la communauté universitaire, pour lever tous les malentendus qui s'expriment» et «aussi les préoccupations, discipline par discipline», précise la minitre.

Présidente de chambre à la Cour des comptes, spécialiste des questions universitaires, Claire Bazy-Malaurie avait déjà été nommée en 2008 présidente du Comité de suivi de la loi LRU de 2007 sur l'autonomie des universités. 

Cette annonce intervient alors que les présidents ou vice-présidents de neuf universités demandent au gouvernement, dans un appel solennel lancé à la Sorbonne aujourd'hui, de retirer ses projets de réforme controversés sur le statut des universitaires et la formation des enseignants (appel à lire sur le blog de notre journaliste Sylvestre Huet).

«Droit à l'avenir»

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Mardi 10 février 2009 2 10 02 2009 00:04

Depuis la rentrée des vacances de Noël, plusieurs enseignants nous ont écrit pour expliquer ce qui les scandalisait dans les évaluations des élèves de CM2 qu'on leur demande de faire en plein milieu d'année scolaire. Voici le témoignage de l'un d'eux, qui dénonce les choix pédagogiques de Xavier Darcos.

Si j'ai refusé de mettre en place le dispositif d'évaluation des CM2 et l'ai fait savoir publiquement, c'est poussé par une indignation face à ce dispositif précipité, qui a pour but de "mieux mesurer" mais qui n'est pas pertinent à cette période de l'année puisqu'il interroge les élèves sur des notions non encore étudiées, qu'il privilégie la prise en compte des erreurs plutôt que des réussites (une réussite majoritaire étant codée comme un échec) et crée donc artificiellement de l'échec là où il ne se trouve pas.

Plus grave encore à mes yeux: le dispositif assume le parti pris de renvoyer à l'élève une image négative de lui-même, l'image d'un élève qui éprouve des difficultés qu'il ignorait pour la bonne raison qu'elles viennent d'être créées par l'évaluation, et qu'il devra à son tour assumer devant ses parents.

Cette évaluation sera l'instrument d'une fragilisation de l'école

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Dimanche 8 février 2009 7 08 02 2009 13:34

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