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Bienvenue sur le blog des comités locaux de Bonneuil, Choisy le Roi, Créteil, Nogent sur Marne et Saint Maur des Fossés !

Nous sommes, sur ces villes, les représentants de l'association Désirs d'Avenir qui s'engage, derrière Ségolène Royal, à promouvoir la démocratie participative et à favoriser l'engagement de tous ceux qui le souhaitent dans la Cité.

Aussi, si vous souhaitez être informés de nos actions, nous rejoindre, nous proposer des textes ou sujets de débats ou, tout simplement, vous adresser à nous, rien de plus simple : écrivez à desirsdaveniracreteil@hotmail.fr

La présidence de Sarkozy

Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 19:04
C'est le titre d'une tribune de François Bonnet, publiée sur le site Internet de Médiapart aujourd'hui, après le show de Nicolas Sarkozy à Versailles devant le Congrès. Pour le lire en intégralité, cliquez là.
Voici quelques passages qui vous donneront sans doute l'envie de suivre le lien :



Tout ça pour ça ! Fallait-il donc mobiliser la République, réquisitionner Versailles, convoquer anciens présidents et premiers ministres (ils ont d'ailleurs boudé), susciter par des confidences la mobilisation générale des médias... pour, au final, nous asséner un assommant discours reprenant de vieux slogans ? De ce discours, il ne reste déjà rien. Sauf ce constat : il y a le feu dans les finances de l'Etat.
[...]

Au vu du discours du président, cette journée ne peut que provoquer le malaise. La faiblesse du propos présidentiel, l'absence de décisions, la reprise en boucle de thèmes éculés ou de phrases déjà maintes fois prononcées, bref, ce pâle discours, d'ailleurs mal maîtrisé puisque le président n'a pu que rarement sortir de la lecture d'un texte où l'on percevait quelques-unes des sentences de son conseiller Henri Guaino, aura mis à bas l'ambition présidentielle.

 

Car depuis dix jours, l'Elysée avait placé, par ses confidences, la barre très haut. Révolution institutionnelle, Versailles devait donner le signal d'une révolution programmatique et lancer sur orbite la seconde moitié du quinquennat avec un horizon : 2012 et son élection présidentielle. "Ce n'était évidemment pas un discours de politique générale", a aussitôt précisé l'UMP Jean-François Copé. Il est vrai que la victime collatérale de cette journée est François Fillon, ou plutôt la fonction de premier ministre.

 

Il ne restera donc de cette journée qu'un apparat mis au service de Nicolas Sarkozy et des siens. [...] 

De ce point de vue, tout fut fait pour signifier l'abaissement du Parlement. [...]

 

Le simple voyage de Versailles suffisait-il à Nicolas Sarkozy ? Sans doute, puisqu'il lui aura au moins permis de semer un peu plus la division au sein d'une opposition assommée. Et qu'il a été l'occasion de signifier à sa majorité, encline à la révolte il y a quelques semaines, qu'il n'était qu'un seul chef, lui.

 

Car pour le reste, la seconde moitié du quinquennat s'annonce identique... à la première. Avec, sans doute (mais le flou du propos empêche d'être affirmatif), un plan d'austérité en plus. [...] 

Nicolas Sarkozy fait donc du Nicolas Sarkozy. Avec ses annonces jamais suivies d'effet : celle, par exemple, d'un meilleur partage de la richesse entre travail et capital, qui fut brutalement annoncée en... février (la fameuse règle des "trois tiers") et oubliée depuis. Avec sa litanie de slogans au volontarisme creux : "Quelle est la liberté de celui qui a peur de sortir de chez lui..." ; «Le gaspillage des intelligences, c'est le pire des gaspillages" ; "Nous serons au rendez-vous des réformes" ; "Les délocalisations sont devenues insupportables" ; "Nous n'avons le droit de gaspiller un seul euro !"...

 

Le président a des priorités. Les mêmes. La grande concertation annoncée pour les trois mois à venir, sans en avoir précisé le cadre, les acteurs, la méthode, devrait lui permettre de commettre... de nouveaux discours. Mais le flou et la confusion continueront à dominer l'action publique.

Vendredi 12 juin 2009 5 12 06 2009 18:42
Communiqué des Jeunes d'Avenir

 

Avec la censure de la riposte graduée par les "sages" du Palais royal, Christine Albanel essuie un nouveau camouflet. On se souvient en effet que la loi Hadopi avait été rejetée en première lecture à l’Assemblée nationale et qu’ensuite les députés européens avaient voté contre le principe de la suspension de connexion Internet prévu par le texte.

 

Saisi par les députés PS, le Conseil constitutionnel vient donc de retoquer les pouvoirs de sanction de la Haute Autorité, créée par la loi, pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet. Il rappelle que la présomption d’innocence est la base du droit français et que seule la justice peut prendre des sanctions.

 

Ségolène Royal a très vite saisi les enjeux qui se nouaient autour des échanges numériques privés sur les réseaux dits "peer-to-peer".

 

Dès 2006, elle appelait effectivement le gouvernement de l’époque à ne pas opposer les intérêts des créateurs à ceux du public. Elle se prononce notamment contre le projet de loi DADVSI (l’ancêtre d’Hadopi) dont les dispositions seront finalement annulées par le Conseil constitutionnel (encore lui !)

 

Au lieu de prendre le contre-pied d’une pratique désormais massive, le gouvernement devrait l’organiser intelligemment et équitablement. Souvenons-nous des radios libres : elles aussi furent un temps hors la loi avant que la gauche ne libère les ondes.

 

À chaque évolution technologique, des résistances s’expriment et des peurs légitimes apparaissent. Nous sommes très attachés à la protection du droit d’auteur et à une juste rémunération des artistes. Mais nous pensons aussi que le numérique et le peer-to-peer peuvent être une chance pour démocratiser l’accès à la culture. Une chance également de modernisation économique avec l’émergence de nouveaux services et d’entreprises innovantes.

 

Il faut maintenant entièrement revoir cette loi et réfléchir sérieusement à un nouveau modèle qui garantisse à la fois le droit des créateurs, leur financement et  les libertés des internautes.

Des propositions ont d’ores et déjà été faites (redevance pour copie privée, licence globale pour les téléchargements, taxation des fournisseurs d’accès à Internet...), mais il convient de lancer une consultation avec les acteurs du secteur, y compris les associations de consommateurs, pour arriver à une nouvelle loi. Une solution est possible, plus équilibrée, plus moderne, qu’il nous appartient d’inventer.

 

Jeunes d’avenir

Lundi 1 juin 2009 1 01 06 2009 10:07

C'est Bernard Bertossa, ancien procureur du canton de Genève, qui a prononcé cette sentence en répondant à l'interview de Rue89. "Vous êtes désormais plus un royaume, avec un roi qui décide à peu près tout".
L'ensemble de l'interview mérite le détour, notamment lorsqu'il évoque la question des paradis fiscaux et du secret bancaire. Pour la lire en intégralité et voir les vidéos qu'elle contient, cliquez là.

 

 

Dimanche 31 mai 2009 7 31 05 2009 10:36
C'est à peu de choses près le titre d'un billet de Bruno Roger-Petit sur Le Post, qui illustre avec un humour certain comment Barack Obama s'est vu obliger de rectifier la goujaterie de notre cher président à l'encontre de la reine d'Angleterre.

En effet, comme vous le savez sans doute, Barack Obama s'apprête à mettre à nouveau le pied sur le sol français pour les cérémonies de commémoration du Débarquement. Or, dans le même temps, Nicolas Sarkozy, tout affairé à anticiper les retombées médiatiques de sa prochaine photo avec Barack, a omis d'inviter la reine d'Angleterre à ces cérémonies.
Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche, a ainsi déclaré : "Nous ne sommes pas chargés de la liste des invités, ça, je peux vous l'assurer (...); mais je pense que le fait que sa contribution et sa présence seraient importantes ne fait aucun doute".

Allez-voir la traduction que fait Bruno Roger-Petit de cette déclaration dans son billet "
Quand Obama est obligé d'apprendre les bonnes manières à Sarkozy".
Lundi 25 mai 2009 1 25 05 2009 22:20

Il s'agit d'un excellent billet de Dagrouik, sur Intox2007, qui identifie avec brio les facettes de cette "démocratie qui a forniqué avec la dictature, ou l'inverse au choix. Le résultat est le même, une dictature molle avec des images HD et la publicité comme jeux du cirque. C'est plus dangereux que la dictature dénoncée par l'extrême-gauche et les zozos par ce que c'est plus insidieux. Nous sommes dans un faux-semblant de démocratie proche du bonapartisme mais devenu 2.0 compliant pour faire "moderne"."

Je n'en dis pas plus : courrez vite lire ce billet aussi révolté sur la forme que "révoltant" vu son contenu.
Cliquez là.

Dimanche 24 mai 2009 7 24 05 2009 23:34

En voici un billet aussi bien écrit que documenté sur ce fameux triste événement, qui a vu des policiers emporter deux enfants de 3 et 6 ans...
A lire avec attention et sans modération, comme l'ensemble de son blog, du reste !



Aux âmes bien nées, la retenue n'attend pas le nombre des années

I
l y a des fois où je redoute d'arriver au bout de mes réserves d'indignation tant elles sont sollicitées. On avait déjà vu des policiers débarquer dans une classe de maternelle pour emporter deux enfants de 3 et 6 ans à expulser avec leur mère (vous ne me croyez pas ?
C'est un horrible canard gauchiste qui le raconte), on avait déjà vu quinze gendarmes embarquer une famille avec un bébé de quatre mois pour placer tout le monde en rétention à 500 km de là.Six policiers entourent et escortent une fillette d'environ quatre ans, tache de rose au milieu du bleu nuit.


La série continue, cette fois ci sans aucun lien avec le droit des étrangers.


Une mère habitant 
Floirac, en Gironde, aperçoit un jour à l'école Louis-Aragon où va son fils une bicyclette ressemblant fort à celle que son fils s'était fait voler peu de temps auparavant. Elle va s'en plaindre auprès du directeur d'établissement, lui demandant de saisir cette bicyclette. Le directeur lui répond à juste titre qu'il n'en a absolument pas le pouvoir, cette affaire étant étrangère à l'établissement et concernant la vie privée des enfants. La mère n'en démord pas et va porter plainte à la police pour vol.


En Gironde, on ne plaisante pas avec le vol de bicyclette.


Deux voitures de police et six fonctionnaires vont donc attendre à la sortie le cycliste suspect. Âgé de dix ans. Et là, problème. Le vélo volé était vert, et celui du voleur présumé était bleu. Le gamin faisant défaut, c'est la littérature qui a volé, mais au secours de la force publique : 
si ce n'est toi, c'est donc ton cousin, âgé de six ans, qui lui a un vélo bleu. Que la mère du bambin spolié reconnaît comme étant un vélo volé à son fils il y a deux ans. Peste ! Ça sent la bande organisée. En tout cas, on cherchait un vélo d'un certain modèle vert, on a un vélo de ce modèle mais bleu, et on a un vélo d'un autre modèle mais vert. L'enquête progresse à grands pas. Tout le monde au commissariat.


Les enfants vont passer deux heures au commissariat, avant que la mère du voleur présumé n'arrive avec une attestation d'un sous-officier de l'armée de l'air jurant qu'il avait acheté lui-même le vélo suspect au gamin, ce que ce dernier expliquait depuis deux heures.


Au temps pour nous, dirent les policiers, remettant les enfants en liberté, une larme à l'œil à l'idée de ne pouvoir mettre une croix dans la case “affaire élucidée” des chiffres du commissariat, mais néanmoins consolés de pouvoir en mettre une voire deux dans la case “gardes à vue”, puisque ce critère fait partie des chiffres exigés par le ministère de l'intérieur dans cette culture du résultat qui fait tant de dégâts.


Les faits sont relatés par 
un article de la Dépêche.


En droit, que s'est-il passé ?


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Mardi 21 avril 2009 2 21 04 2009 11:21


La France peut-elle s'exprimer autrement à l'étranger qu'à la façon de Nicolas Sarkozy? Ségolène Royal a-t-elle eu raison de demander pardon, à Dakar, pour les paroles du chef de l'Etat sur l'homme africain qui «n'est pas assez entré dans l'histoire»? A-t-elle eu tort de récidiver en présentant ses excuses au premier ministre socialiste espagnol pour les propos de table du président de la République sur son intelligence limitée? Quelle importance accorder à ces indiscrétions qui dévoilent un Sarkozy vantard et orgueilleux, moquant notamment l'inexpérience de Barack Obama? Voici notre réponse à toutes ces questions, sous la forme de parti pris non seulement favorable à l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, mais, surtout, inquiet au spectacle d'une présidence qui perd le sens des mesures et des réalités.

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Dimanche 19 avril 2009 7 19 04 2009 20:03

Par Juan. Sarkozy qui donne des leçons d'humilité à ses ministres et qui décide qu'on peut se moquer d'un chef d'Etat (surtout des autres), des journaux qui parlent de reprise quand l'emploi est au plus mal… On croit rêver. Mais tout cela est réel. Bienvenue en Sarkofrance pour la 102e semaine consécutive !



(photo Salvez-flickr-cc)
(photo Salvez-flickr-cc)


Que s'est-il passé ? Depuis janvier et la fin de la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy ne parvient plus à maîtriser l'agenda politique du pays, ni même ses propres troupes. Comme lors de l'hiver 2007/2008, avant la déroute des élections municipales, il tente bien de masquer ses difficultés par des annonces qui tombent à plat et un optimisme factice. Mais son comportement et ses échecs reviennent au centre des critiques.

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