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Bienvenue sur le blog des comités locaux de Bonneuil, Choisy le Roi, Créteil, Nogent sur Marne et Saint Maur des Fossés !

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En musique...

Samedi 30 mai 2009 6 30 05 2009 08:28
Voici une vidéo trouvée sur Internet (l'album n'est pas encore sorti) d'un clip du groupe "L'Homme parle" intitulé La Crise. Attention, ça décape (c'est le moins que l'on puisse dire) et remet en question l'ensemble du paysage public sur fond de crise, et tout ça dans une rythmique et un "flow" entrainants. "Alors on danse sur le monde en morceaux..."
Qu'on aime ou pas, ce qu'on y entend est absolument révélateur d'un état d'esprit qui se généralise à toutes les couches et strates de notre pays... et qu'on ne doit surtout pas négliger...


Lundi 16 mars 2009 1 16 03 2009 21:51
 "Elle a jonché d'or et de jade ma routine
Elle a jonché de sopalin des torrents de larmes
Mais l'ampleur m'a fait me fissurer
Ode à la vie
Ode à la parodie
Ode à la poésie
Ode à la vie
Ode à la vie..."

Alain Bashung, Ode à la vie

La musique, disait-il, m'a donné la parole. Et aussi : "Depuis le début, j'ai eu envie de donner la parole à ceux qui n'ont pas une grande gueule. J'en fais partie." Alain Bashung aimait les réservés, ceux qui en tiennent pour la nuance. Son élégance nonchalante était bien plus qu'une esthétique : une éthique dont, jusqu'au bout, il ne s'est pas départi.

Une génération après l'autre a fredonné ses titres impeccablement ciselés, dont la poésie faisait corps avec la musique car le son, dans son oeuvre, raconte autant que les mots. On l'a dit le plus sophistiqué des rockers français. Il concevait le rock comme une incitation à s'affranchir des structures qui emprisonnent,. Comme une invitation à explorer d'autres formes musicales, métissées de blues, de jazz ou de country urbaine. Comme une façon d'emmener son public vers d'autres rivages, au-delà des "lacs gelés" qu'un jour, il avait juré d'enjamber (A perte de vue).

Son amie Brigitte Fontaine l'appelait "le rigolo ténébreux". Pour moi, il restera cet équilibriste du style, audacieux et subtil, trop libre pour entrer dans une case. Il nous avait d'ailleurs prévenus dans Retours : "Surtout ne me colle pas d'étiquette, ça n'adhère pas, j'ai essayé".

Il disait concevoir ses albums à la manière d'un metteur en scène et ses chansons comme autant de petites maisons s'inscrivant dans un paysage d'ensemble, avec un rythme pour chaque phrase et un grain pour chaque texte. Ainsi, ajoutait-il, "on ne se retrouve pas avec une chanson qui n'a rien à voir avec l'humanité de l'autre."

Bashung se moquait que certains qualifient de professionnellement suicidaires des virages musicaux qui étaient sa manière exigeante d'être fidèle à lui-même et la marque d'une méfiance toujours en alerte contre "les idées resucées comme un chewing-gum usagé". Il avait donné à un précédent album le beau titre d'Imprudence, "le mot, disait-il, de toute une vie", grâce auquel les portes s'ouvrent.

Parce qu'il respectait son public, Alain Bashung estimait ne pas devoir dicter, asséner, imposer une façon de voir et de ressentir. Il ne voulait pas "souligner en rouge une interprétation et une seule" mais plutôt suggérer, laisser imaginer, "raconter de biais" et, toujours, préserver plusieurs niveaux de lecture. Il excellait à exprimer ces fêlures intimes que chacun porte en soi, les fragilités enfouies et les rêves obstinés dont chaque vie est tissée.

Avec Bleu Pétrole, il avait fait le choix de nous livrer un regard sur le monde qu'il voulait "humblement politique" quoique toujours ennemi du premier degré. Dans ce superbe album, son dernier, il confiait ses sentiments sur l'époque et les questions qu'elle pose aux "résidents de la République". Il revendiquait, pour son titre, plusieurs sens possibles, l'ambivalence de ce pétrole à la fois "sang dans les veines de la société", moteur d'innovations technologiques et fauteur de pollutions, de conflits, de morts. Pétrole évocateur d'une geste héroïque de l'industrialisation et vecteur de  nos crises actuelles. Il avait rappelé la mémoire de ces chanteurs qui se tenaient aux côtés des ouvriers en lutte et des syndicats américains naissants, comme Woody Guthrie guitare au poing face aux milices briseuses de grèves. "Je retiens, disait-il, la grandeur de ces combats."

Mais aujourd'hui, ajoutait-il, on ne sait plus très bien avec quelles armes et contre qui lutter, car "l'ennemi semble invisible, caché derrière des armées d'actionnaires". Il n'en tirait aucune réponse désabusée mais, au contraire, cette belle définition du rôle des artistes dans leur société : montrer que les rêves peuvent percer le brouillard en donnant le goût d'autres possibles.

Il y a tout juste un an, évoquant le propos général de ce dernier album, il nous posait cette question : "Etes-vous équipé, quasiment comme le serait un explorateur à la veille d'une aventure, pour survivre dans l'avenir ? Disposez-vous du matériel, des sentiments, de la force intérieure, des convictions nécessaires ?" Il ajoutait ceci, bien à sa manière : "Moi, j'ai des doutes et j'ai envie de dire : réfléchissons-y ensemble." Il n'est plus là pour y penser avec nous et poser ses mots justes sur les choses de la vie et les énigmes du temps qui vient. Mais ses chansons magnifiques continueront de nous parler.

Jadis, Alain Bashung pensait mourir jeune, aux alentours de 25 ans, et ne pouvoir arracher à ce bref trajet qu'un petit lot d'expériences intenses et fortes. Il nous a, pour notre bonheur, accompagnés plus longtemps sans que jamais s'érode, d'un album à l'autre, ce pouvoir de surprendre, d'émouvoir, d'enchanter, d'une liberté encourageant la nôtre. J'ai eu la chance de l'accueillir l'été dernier, aux Francofolies de La Rochelle. Nous le savions gravement malade. Il fut, sur scène, d'une générosité intacte. Car il était ainsi, Bashung : donnant sans peser, homme de tenue et de retenue, de courage sans pathos, de lucidité sans cynisme.

Musicien, auteur, interprète, comédien, il nous laisse ce qui constitue, pour moi, le fil conducteur de son immense talent aux multiples facettes : une exceptionnelle leçon d'humanité.



Ségolène Royal
Dimanche 1 mars 2009 7 01 03 2009 22:06
Samedi 28 février 2009 6 28 02 2009 09:53

Ridan - Ulysse
envoyé par booahhh
Dimanche 8 février 2009 7 08 02 2009 19:46

En attendant une éventiuelle correction de la vidéo absente en voici une chantée
Le webmaster-bis





Dimanche 8 février 2009 7 08 02 2009 19:36

By raannemari

un petit texte extrait du prochain album de sinsemilia :

Il semble s'être produit une anomailie dans la mise en ligne du précédent article "j'ai honte" de SINSEMILLA.
En attendant de retrouver la vidéo voici au moins les paroles

J’AI HONTE
 
Les charters vers l’Afrique ont repris leur envol
On arrête même des mômes à la sortie de l’école
Au pays des droits d’l’Homme on récompense la délation
On ouvre la chasse à l’homme
On s’félicite des quotas d’expulsion
Ce dont le borgne rêvait devient le quotidien
Et cette flamme immonde se porte par d’autres mains
Brûlant les cœurs bien secs elle propage son feu
La lumière est trop forte tant détournent les yeux
 
J AI HONTE POUR MA FRANCE
J AI MAL POUR MA FRANCE
J AI HONTE POUR MA FRANCE
FEU CELLE DE MON ENFANCE
 
Regarde on enterre le vieux sage
L’abbé s’en va sous le dernier hommage
De ces hommes les mêmes qui au pouvoir
Ont choisi de ne pas voir
L’urgence de son combat
Reste un constat
Le même qu’en 54
En France en 2009 on meurt encore de froid
4 millions de personnes sous le seuil de pauvreté
La France aussi a son tiers-monde
Mais il est bien caché
Méprisé humilié comment dit-on déjà ?
Ah oui… ouvriéR
 
J AI HONTE POUR MA FRANCE
J AI MAL POUR MA FRANCE
J AI HONTE POUR MA FRANCE
 
On avait la monarchie on a pire
Et le petit empereur prostitue son empire
Tapis rouge et honneurs pour tant de dictateurs
L’argent n’a pas d’odeur le sang non plus d’ailleurs
Mais il tâche à jamais ce qu’il reste de nos valeurs
Mais il tâche à jamais ce qu’il reste de notre honneur
Messieurs des gens sont morts pour défendre ces idées
Liberté égalité fraternité
Vous exploitez sans honte l’image des sacrifiés
Pour servir vos dessins exempts d’intégrité
J’ai comme l’impression immonde
De vous voir cracher sur leur tombe
 
J AI HONTE POUR MA FRANCE
J AI MAL POUR MA FRANCE
J AI HONTE POUR MA FRANCE
 
Ils assassinent la terre sur le thème du profit
Parlant d’écologie mais les mesures s’oublient
Ils sacrifient l’école sur l’autel du profit
Formatant nos gamins en robots de demain
Des milliers de vies se brisent sur l’autel du profit
Ces vies qu’on délocalise elle a bon dos la crise
Sur l’autel du profit, sur l’autel du profit, sur l’autel du profit
Au profit de qui ?
De dirigeants qui pavanent affichant l’opulence
Tout en vulgarité tant forte est l’indécence
Comme un goût de mépris pour tous ceux en souffrance
Comme un goût rance de non-assistance
Et puisque plus rien n’a de sens
Ceux qui devraient crier vengeance
Pour leur petit confort ont choisi l’allégeance
Laissant à TF1 leurs cerveaux en gérance
Donc puisque somnolent les consciences
A l’esprit de résistance, je présente mes condoléances
 
J’ai honte pour ma France
j ai mal pour ma france
 
Donne-moi la France d’un Coluche
D’un Jean-Jaurès, d’un Abbé Pierre
Donne-moi une France dont je puisse être fier
Donne-moi la France d’Aimé Césaire
De………., de Jean Moulin
Donne-moi une France qui me laisse croire en demain
Jeudi 1 janvier 2009 4 01 01 2009 14:07
Entre Nicolas et Dalida, voici les voeux détournés par des camarades du Parti communiste décidément bien inspirés...

Mercredi 31 décembre 2008 3 31 12 2008 11:10
Dans la série "révisons nos classiques", voici deux versions bien différentes de La Butte Rouge :
celle de Zebda, d'abord, dans l'album Motivés ...


"la butte rouge"
par Serafistole

puis celle de Renaud, que certains trouveront peut-être plus conforme au texte poignant de cette chanson :

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