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Mardi 22 juillet 2008
PARIS (AFP) — Ségolène Royal a durement critiqué lundi les "pressions indignes" de Nicolas Sarkozy et la "trahison" de Jack Lang, sans le citer nommément, qui ont fait, selon elle, voter par le Parlement la réforme des institutions.

"Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP.

"Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût", ajoute Mme Royal, alors que le socialiste Jack Lang est le seul parlementaire socialiste à avoir voté la réforme.

"Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", ajoute Mme Royal, sans nommer celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale.

"A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste", ajoute Mme Royal qui brigue le poste de Premier secrétaire du PS.
Dimanche 20 juillet 2008

SÉGOLÈNE ROYAL vient de signer avec le sociologue Alain Touraine un livre chez Grasset : « Si la gauche veut des idées ». Elle l'a dédicacé hier chez elle, à Saintes (Charente-Maritime). L'ex-candidate à l'élection présidentielle - aujourd'hui candidate au poste de premier secrétaire du PS - suit son chemin sans s'occuper de ceux qui, même à gauche, la décrivent comme de plus en plus isolée.

Elle se veut sans concessions envers l'actuelle majorité, et surtout Nicolas Sarkozy. Son souhait : que la révision constitutionnelle - qui sera soumise demain à Versailles aux députés et sénateurs réunis en Congrès - échoue. Selon elle, c'est un texte « médiocre ». La tentative de proposer in extremis à la gauche et au centre une dose de proportionnelle pour les futures législatives ? « Un os à ronger », réplique-t-elle, cinglante. Une censure systématique ? « Je ne fais que mon devoir d'opposante. »

Malgré les ultimes concessions du gouvernement, pensez-vous que le PS doit, demain à Versailles, dire non à la révision constitutionnelle ?
Ségolène Royal.
Pour que la France se réforme, il faut un Parlement plus représentatif de la société française, et surtout un Parlement - Assemblée nationale et Sénat - où chacun se consacrerait à plein-temps à sa tâche. Le mandat unique s'impose donc, et il n'en est malheureusement pas question dans le texte.
Par ailleurs, il y manque tant de choses !... Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, que constate-t-on en effet ? Une mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'Etat d'être plus efficace. Il ne serait donc pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques.

« Je tiens à remercier la police »

Et si on proposait in extremis au PS et au MoDem une petite dose de proportionnelle pour les législatives ?
Il s'agit de mieux faire fonctionner la République, et il y aurait des bouts d'amendement lâchés comme un os à ronger à la gauche et au centre au dernier moment par le président de la République. Ces méthodes ne sont pas sérieuses.

Si la révision échoue demain à Versailles, pourra-t-on parler d'une victoire du PS ?
Non. On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre.

Nicolas Sarkozy ironise beaucoup sur vous : « Celle-là, si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer. Elle est vraiment trop. »
Il a dû faire un lapsus. Il a dû penser : « Elle est vraiment top. Si elle n'existait pas, elle manquerait beaucoup. » (éclats de rire) A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour !

Que savez-vous des enquêtes menées après les cambriolages dont vous avez été victime ?
Il n'y a pas eu de cambriolages mais, pour la seconde fois, une mise à sac de mon domicile et six vols d'ordinateurs dans mon entourage proche. Je suis très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations. Le procureur doit rester le seul habilité à communiquer. Mon avocat est en contact avec la direction de la PJ, et je tiens à remercier la police de son travail minutieux et attentif.

« L'incroyable désinvolture du président vis-à-vis de son Premier ministre... »

On laisse entendre que votre appartement ne serait pas fermé comme il devrait l'être...
Je suis une mère de famille, je vis avec mes enfants. Comme tout un chacun, j'aspire à leur sécurité. Maintenant, les intrusions, ça suffit.

Le Premier ministre souffre d'une sciatique, et Nicolas Sarkozy a laissé entendre par ailleurs qu'il serait remplacé en 2009...
C'est un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-à-vis de son Premier ministre. Tout le monde, il est vrai, est malmené. La justice n'est pas respectée, le Parlement non plus. Les syndicats sont piétinés, les services publics négligés. Les agriculteurs et les pêcheurs ont été insultés. Et les forces armées - contraintes de défiler le 14 Juillet devant Bachar el-Assad sans aucune excuse de sa part pour les soldats massacrés au Drakkar - ont été bafouées. C'est le régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine.

Que vous inspire l'état du PS ?
Le PS est la seule organisation politique qui prépare son congrès de façon aussi sérieuse même si, sans doute, les Français trouvent tout cela long et compliqué. Pour ma part, avec tous ceux qui ont travaillé avec moi, nous faisons des propositions très concrètes sur la réforme des retraites, la révolution fiscale, la réforme énergétique, etc. Notre contribution - qui a déjà reçu sur notre site plus de 6 000 signatures - s'engage très clairement sur le mandat unique des parlementaires. Et nous nous prononçons sur les stratégies d'alliance : il faudra, le moment venu, non seulement rassembler toute la gauche, mais attirer à nous tous les démocrates et aussi toutes celles et ceux qui veulent que la France retrouve une espérance. Nous faisons aussi le décryptage de la vraie nature du sarkozysme, avec ses amis du club du Fouquet's, ces milliardaires qui ont reçu des chèques de remboursement d'impôts pendant que la majorité des Français est aujourd'hui en difficulté et que de plus en plus de catégories sociales, qui se croyaient à l'abri, sont fragilisées. Le PS, pour être moderne, doit répondre sans tabous aux défis d'aujourd'hui. Dans le livre que je viens de publier - avec Alain Touraine -, nous nous sommes tous deux longuement arrêtés sur les questions économiques. Par exemple, le pouvoir doit cesser de camoufler son impuissance en imputant tout à la mondialisation. Il y a un autre modèle économique possible, et d'autres choix sociaux sécurisants.

L'accord dont bénéficie Bernard Tapie, dans l'interminable feuilleton du Crédit lyonnais, vous heurte-t-il ?
Le pouvoir doit s'expliquer. Tapie a-t-il bénéficié d'arrangements personnels hors normes ? Si oui, pour quelles raisons ? Pour contourner la justice de droit commun au profit d'une procédure d'arbitrage, il a fallu l'accord du gouvernement. Je note que François Bayrou - qui connaît bien Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit lyonnais - demande, lui aussi, une commission d'enquête.

« Personne ne peut exercer sur moi un quelconque chantage »

Etes-vous inquiète de ce qui s'est passé sur le site nucléaire du Tricastin ?
La filière nucléaire est, par définition, une filière à risques. Mais ils doivent être maîtrisés, contrôlés et transparents. En tout cas, cela prouve qu'il faut impérativement garder le secteur de l'énergie et la filière nucléaire sous le contrôle de l'Etat. Parce que la sécurité nucléaire - qui impose des investissements à long terme - doit relever de la puissance publique, et pas de la loi du profit à court terme. De ce point de vue, la fusion Gaz de France-Suez, soi-disant faite pour concurrencer EDF et faire baisser les prix, ce qui est un leurre, m'inquiète.

Vous qui êtes un censeur de l'action du président de la République, et qui critiquez tant son action...
Attendez !... Quand la gauche ne réagit pas, les gens disent : mais où est-elle ? Quand je remplis mon rôle d'opposant en disant des choses justes et sans concessions de forme, je ne fais que mon devoir. Nombreux sont les Français qui m'encouragent dans cette voie car ils veulent que Nicolas Sarkozy arrête les dégâts. En plus, je ne fais pas que combattre : je propose.

Vous en avez déconcerté plus d'un au moment de la libération d'Ingrid Betancourt. Nicolas Sarkozy, avez-vous dit, n'y est pour rien. Et c'est tout...
Est-ce faux ?

Ingrid Betancourt a remercié le président...
Répondez-moi. Les propos que j'ai tenus sont-ils faux, excessifs ?

Vous ne regrettez donc pas vos propos ?
Si le responsable politique qui dit la vérité subit un lynchage médiatique parce qu'il a exprimé en termes simples et directs la vérité des faits, c'est curieux. Je ne dépends d'aucun groupe financier. Je n'ai personne à placer. Je n'ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie. Donc, personne ne peut exercer sur moi un quelconque chantage : je continuerai à dire la vérité comme je la vois et comme les très nombreux Français que je rencontre me la disent avec une profonde exaspération et un besoin d'espoir auquel je veux répondre.

Interview réalisée par Dominique de Montvalon et Henri Vernet, publiée dans Le Parisien le 20 juillet 2008 - Pour la consulter en direct et retrouver l'intégralité du journal, cliquez .

Dimanche 20 juillet 2008

PARIS (AFP) 19 juillet 2008 - Ségolène Royal a dénoncé "le régime de mépris généralisé" de Nicolas Sarkozy, estimant qu'un éventuel rejet du projet de réforme des institutions lundi au Congrès de Versailles serait un "échec du pouvoir en place" qui a cru "pouvoir acheter des parlementaires".

"On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle dans une interview au Parisien Aujourd'hui en France à paraître dimanche.

Elle a qualifié la méthode de Nicolas Sarkozy de "régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine".

Selon elle, le fait que le président évoque un remplacement de François Fillon en 2009 est "un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-a-vis de son Premier ministre".

"Tout le monde est malmené, a-t-elle ajouté en citant la justice et le Parlement "qui ne sont pas respectés" et les syndicats qui "sont piétinés".

Mme Royal a ironisé, par ailleurs, sur les propos de Nicolas Sarkozy qui a dit "Ségolène Royal est vraiment trop! Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer". "Il a dû faire un lapsus, il a dû penser: elle est vraiment top, si elle n'existait pas elle manquerait beaucoup", a plaisanté Mme Royal ajoutant : "A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour".

Revenant sur "la mise à sac" de son domicile, elle s'est dit "très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations". "Le procureur de la République doit rester le seul habilité à communiquer" sur ce sujet, a-t-elle prévenu.

Mardi 15 juillet 2008
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal affirme que la majorité cherche à la faire taire car elle est détentrice d'une "vérité qui dérange".

"(L'attitude de) la majorité consiste à me faire taire en m'insultant", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes sur France Inter.

Pour l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, "on a rarement atteint une telle vulgarité, une telle violence dans les propos de la majorité en place contre un responsable de l'opposition".

"Quand on dénonce des vérités qui dérangent, ceux qui portent ces paroles de vérité sont traités de dérangés et c'est ce qui est en train de se passer", a-t-elle estimé.

"Je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucune puissance médiatique, je n'ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie donc je ne suis sujette à aucune pression ou aucun chantage donc cette liberté de parole, elle est totale et je continuerai à l'exercer", a-t-elle poursuivi.

Ségolène Royal a déclenché la semaine dernière des attaques violentes de la part de l'UMP en dénonçant un possible lien entre deux cambriolages de son appartement et ses critiques contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a déclaré que l'élue socialiste avait "pété un câble" et lui a conseillé de solliciter un soutien psychologique. Un autre porte-parole du parti majoritaire, Dominique Paillé, a parlé d'"insinuations calomnieuses".

Ségolène Royal a indiqué qu'elle ne comptait pas porter plainte pour diffamation "parce que sinon c'est tous les jours, je ne voudrais pas encombrer les prétoires".

Elle a ajouté ne pas vouloir entretenir le "feuilleton" sur les cambriolages dont elle a été victime, qui font l'objet d'une enquête.

"J'ai simplement souligné qu'il y avait une drôle de coïncidence et que ça faisait deux fois, sans parler du vol des ordinateurs de plusieurs de mes collaborateurs et amis", a-t-elle dit.

Sur RTL, le ministre de la Défense Hervé Morin a considéré que la présidente de Poitou-Charentes cherchait avant tout à se faire remarquer.

"Ça fait 15 jours que Ségolène Royal essaie de se faire remarquer. La semaine dernière c'était son appartement, la semaine d'avant c'était je ne sais quoi, ça embarrasse tellement ses partenaires et ses collègues socialistes qu'ils ne savent plus quoi dire d'ailleurs", a-t-il déclaré.

Elizabeth Pineau - Agence Reuters - 15 juillet 2008

Lundi 14 juillet 2008

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a dénoncé lundi "l'intolérable épreuve" imposée aux soldats français de défiler pour le 14 juillet devant le "dictateur" syrien Bachar al-Assad.

"Je dénonce l'intolérable épreuve infligée à tous les Français et à nos forces armées républicaines contraintes de défiler devant la présence inadmissible de Bachar al-Assad, présent à la tribune officielle du 14 juillet, jour de fête pour les libertés républicaines", a déclaré Mme Royal à l'AFP.

"Après la visite de Kadhafi, un autre dictateur retrouve ainsi une crédibilité internationale sans aucune contre-partie: ni regret pour les soldats français massacrés au Drakkar, ni Tribunal international pour l'assassinat de Rafic Hariri, ni reconnaissance de la souveraineté du Liban", a-t-elle ajouté.

"Je suis convaincue que ni le Général de Gaulle, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac n'auraient laissé la France payer ce prix d'une mise en scène humiliante", conclut la présidente de la région Poitou-Charentes.

AFP - 14 juillet 2008

Dimanche 13 juillet 2008

Et ça continue ! La mainmise du clan Sarkozy sur la France ne s’arrête pas aux médias, aux groupes industriels et aux cadeaux fiscaux pour une bande de privilégiés. Voilà maintenant que même l’armée fait les frais d’un chef de l’État, incapable de tolérer la moindre critique.

Nicolas Sarkozy a lancé une enquête non-officielle pour connaître le nom des officiers supérieurs qui avaient signé une tribune dans la presse, sous le pseudonyme de Surcouf. Leur tort ? Être déçus du Livre blanc sur la défense et reprocher à l’exécutif d’avoir trop peu consulté les militaires, pourtant les principaux concernés. L’expression anonyme, voilà le seul moyen que ces officiers avaient pour se faire entendre, jugeant la situation trop inquiétante pour continuer de se taire.

"Amateurisme des propositions", portant la marque de "lubies insuffisamment étudiées" : la critique était juste, la critique mettait le doigt là où ça faisait mal.  Le Livre blanc a fait le choix de renforcer les programmes d’équipement, en négligeant totalement le facteur humain (54 000 suppressions d’emplois). "Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d’hypothétiques innovations technologiques et organisationnelle. Il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l’efficacité de l’instrument militaire", écrivent ces officiers clairvoyants.

Aux nombreuses insuffisances dont souffre le Livre blanc, s’ajoute l’abandon des territoires frappés par ces coupes sombres. La Défense n’a pas pour but premier d’aménager les régions, soit. Mais les implantations militaires participent au dynamisme des territoires. On ne peut fermer des régiments sans se demander ce que deviendront les nombreuses villes qui vivent de la présence de l’armée.

Ce sont justement les pratiques autistes et centralisatrices d’un pouvoir aveugle aux réels besoin de la France qui ont forcé les officier inquiets de Surcouf à s’exprimer anonymement dans la presse. Aujourd’hui, ils sont poursuivis par des chiens de chasse qui devraient traquer d’autres lièvres.

Et voilà que Nicolas Sarkozy jette une nouvelle injure à la face des forces armées en leur imposant la présence, lors du défilé du 14 juillet, du président syrien Bachar El Assad. Responsable de l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983 qui avait coûté la vie de 58 parachutistes français, la Syrie ne s’est jamais excusée à ce jour.

Communiqué de Ségolène Royal - 10 juillet 2008

Jeudi 10 juillet 2008

PARIS - Ségolène Royal a répété jeudi que le nouveau cambriolage de son appartement était "une affaire politique", évoquant "une façon très particulière de chercher à intimider, de chercher à faire peur".

"Un certain nombre de mes amis, de mes proches, de mes collaborateurs se sont vus dérobés leurs ordinateurs aussi il y a quelques mois", a révélé sur RTL la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, "souvent de manière concomitante".

"Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique puisque (...) le domicile d'une des principales opposantes est mis à sac", a expliqué Ségolène Royal.

Mme Royal a souligné que l'affaire est intervenue à "un moment politique sensible" alors qu'elle s'apprêtait à présenter sa contribution pour le congrès socialiste.

Selon elle, c'est sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy" et de "la façon dont Nicolas Sarkozy enrichit ses amis milliardaires et appauvrit le reste des Français" qui lui a valu ces nouveaux désagréments.

"Ce n'est pas la première fois que mon appartement est mis à sac, c'est la deuxième fois, mon domicile a déjà été visité et fouillé pendant la campagne présidentielle, a rappelé Mme Royal.

"J'espère que cette fois l'enquête ira jusqu'au bout et que nous trouverons les responsables", a-t-elle confié, estimant que "dans n'importe quelle autre démocratie le pouvoir en place se serait ému de ce qui se passe".

"Soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence" a affirmé Mme Royal, qui a dénoncé "des méthodes qui sont inacceptables dans une démocratie".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en veut pour preuve le laps de temps durant lequel l'effraction s'est déroulée, "entre 20h30 et 22h30 à un moment où comme l'ont souligné les policiers il n'y a pas de cambriolage".

Interrogée sur les réactions à ses propos, elle a souhaité "retenir la solidarité très forte des élus socialistes d'une façon générale", mais a dénoncé en revanche "la violence et la vulgarité des réactions des responsables de l'UMP" qui contribuent à créer "un climat assez détestable aujourd'hui en France".

"Je ne souhaite à personne (...) même pas à ceux qui ont parlé de moi de cette façon là qu'il leur arrive ce qui m'est arrivé", ajoutant qu'elle et sa famille vivent un moment "déstabilisant parce qu'on se sent vulnérable". dépêche AP

Mardi 8 juillet 2008
Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la perte d'influence des mouvements de grève, Ségolène Royal a affirmé mardi que le président de la République "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit" car "il vit dans un autre monde".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déclaré sur RTL que pour le chef de l'Etat "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", évoquant "une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France" de la part de Nicolas Sarkozy.

"On se croirait revenu sous l'Ancien Régime où le Roi s'amuse, le Roi dilapide l'argent, le Roi soigne ses amis, le Roi enrichit ceux qui sont déjà riches et pendant ce temps là le peuple s'appauvrit", a dénoncé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Mme Royal a également mis en garde la majorité contre tout excès de triomphalisme face à des grèves moins importantes qu'auparavant : "Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on a plus les moyens (...), parce que ça coûte cher", a-t-elle averti.

"Les gens sont désespérés, c'est très difficile aujourd'hui pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a prévenu Mme Royal, pour qui "présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes".

Dépêche de presse - 8 juillet 2008

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