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Bienvenue sur le blog des comités locaux de Bonneuil, Choisy le Roi, Créteil, Nogent sur Marne et Saint Maur des Fossés !

Nous sommes, sur ces villes, les représentants de l'association Désirs d'Avenir qui s'engage, derrière Ségolène Royal, à promouvoir la démocratie participative et à favoriser l'engagement de tous ceux qui le souhaitent dans la Cité.

Aussi, si vous souhaitez être informés de nos actions, nous rejoindre, nous proposer des textes ou sujets de débats ou, tout simplement, vous adresser à nous, rien de plus simple : écrivez à desirsdaveniracreteil@hotmail.fr

Ce que SEGOLENE a dit sur...

Mardi 30 juin 2009
Chères amies, chers amis,


Le Monténégro, ce pays magnifique et passionnant, accueille, pour ces quelques jours, les socialistes du monde entier. Le peuple de ce jeune Etat habite une terre d’histoire. La culture monténégrine a été enrichie des apports des plus grandes civilisations de l’orient européen : la Grèce, Rome, mais aussi Byzance, Venise, les Ottomans, la Russie, l’Autriche-Hongrie. Le Monténégro est cependant un jeune Etat. Son indépendance a été proclamée le 3 juin 2006, pour la première fois depuis presque un siècle. Il constituait avant cela, avec la Serbie, l’Etat fédéral de Serbie-et-Monténégro, et, avant encore, il était une république de Yougoslavie.

L’action menée par l’actuel Premier Ministre, Milo Djukanovic, pour le renforcement de la démocratie, pour un bon voisinage avec les Etats frontaliers, et pour l’intégration dans l’Union européenne, est à saluer. Né en 1962, Premier ministre pour la première fois (il l’a été cinq fois) à 28 ans, il a été le principal artisan de l’indépendance du Monténégro. Il est l’un des fondateurs du Parti des Socialistes Démocratiques (DPS), membre de l’Internationale Socialiste. Le Parti Social-Démocrate du Monténégro (SDPM) est également membre de l’Internationale Socialiste. Il est dirigé par Ranko Krivokapic, le Président du Parlement monténégrin. L’un et l’autre étaient hier soir à la réunion du Présidium, présidé par George Papandréou, et ils m’ont dit tout le prix qu’ils attachaient au soutien de la France pour leur entrée dans l’Union Européenne.

Même si les tâches à accomplir sont encore immenses : le renforcement des institutions démocratiques, la réduction des inégalités entre le Nord et le Sud du pays, la résolution des tensions identitaires qui existent encore, la lutte contre la corruption et les trafics criminels, le Monténégro et les socialistes monténégrins sont emblématiques des potentialités de tout ce Sud-est européen qui, après tant d’années de guerres et de troubles intérieurs, a aujourd’hui soif de paix et de démocratie et qui attend beaucoup de l’Europe et de la France. Il faut par exemple souligner que, dès 1992, le Monténégro a été le premier pays à se déclarer Etat « démocratique, social et écologique ».

La Réunion du Présidium et du Conseil de l’Internationale Socialiste.

C’est donc ici que je me suis exprimée en tant que vice-présidente de l’Internationale Socialiste qui, fondée en 1951, héritière de l’Internationale ouvrière de 1889 et de l’Internationale ouvrière socialiste de 1923, comprend aujourd’hui 170 partis membres. Des organisations fraternelles, dont l’Internationale Socialiste des Femmes et l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste, y ont le droit de vote, et des organisations associées, telles que le Parti Socialiste Européen et le Groupe Socialiste au Parlement Européen, y ont le droit à la parole.

Elle est aujourd’hui présidée par le Président du PASOK, le Grec George Papandreou, que j’ai déjà rencontré à plusieurs reprises et notamment l’automne dernier et ce printemps, à Athènes, pour des débats internationaux sur « La gauche et la mondialisation » et « L’avenir des gauches en Europe ».

Hier, s’est tenue la réunion du Présidium, composé du Président, George Papandréou, des vice-présidents et du secrétaire général, le Chilien Luis Ayala. Les membres, dont certains se sont fait représenter, sont notamment : l’Espagnol José Luis Zapatero, le Britannique Gordon Brown, la Chilienne Michelle Bachelet, le Sud-Africain Jacob Zuma, l’Israélien Ehud Barak, l’Irakien Jalal Talabani, le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, l’Italien Massimo D’Alema, le Pakistanais Asif Ali Zardari, la Suédoise Mona Sahlin, le Belge Elio Di Rupo, l’Haïtien Victor Benoit, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Japonais Mizuho Fukushima, le Finlandais Eero Heinäluoma, le Portugais José Socrates.

Nous avons mis au point l’ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l’économie mondialisée ; le nouveau rôle de l’Etat dans l’économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l’Internationale Socialiste.

C’est, aujourd’hui, la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste. La dernière a eu lieu au Mexique en novembre dernier. Le Conseil est composé de tous les partis membres ainsi que de l’Internationale Socialiste des Femmes, de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste et de l’Internationale Socialiste d’Education. Il prend toutes les décisions de politique et de principe nécessaires entre les réunions du Congrès.

La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J’y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j’ai développé, à l’échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.

Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise.
Car, pour sortir du chaos et remettre de l’ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.

Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :

1.    Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l’échelle de nos nations qu’à l’échelle internationale. L’unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l’économie mondiale d’une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d’autre part, sont les clefs de l’efficacité de notre réponse à la crise.

2.    Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l’échelle de nos nations mais aussi à l’échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.

3.    La révolution écologique. La croissance verte est l’un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.

4.    Libérer les énergies par l’éducation, la formation, la
recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c’est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.

5.    La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c’est-à-dire la démocratie de l’Etat, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c’est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien.

Amitiés,


signature

Ségolène Royal


Budva, Monténégro, le 29 juin 2009
Jeudi 18 juin 2009
Ségolène Royal vient d'être désignée "ambassadrice" contre le réchauffement climatique par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a annoncé jeudi le cabinet de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, confirmant une information publiée par "Le Parisien-Aujourd'hui en France".


"Ségolène Royal a accepté cette mission et sera présente, à ce titre, à la conférence mondiale sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009", a déclaré son cabinet dans un communiqué.


La présidente de la région Poitou-Charentes et ancienne ministre de l'Environnement dit avoir été sollicitée "en tant que présidente d'une région ayant été citée comme exemplaire dans la coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l'énergie solaire et du micro-crédit". Sa mission consiste à "oeuvrer à la reconnaissance de l'action des régions, aux côtés des États centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques".

Ségolène Royal a été nommée la semaine dernière par Martine Aubry au poste de représentante du PS au sein de l'Internationale socialiste.
Mardi 16 juin 2009

Discours de Ségolène Royal

université populaire participative

Chers amis, 


Notre université populaire sur "comment sortir de la crise ?" a été fixée il y a bien longtemps mais force et de constater qu’elle intervient dans un contexte politique que l’on ne peut pas passer sous silence. D’autant qu’elle renforce notre volonté de travail, de dialogue, d’écoute et de proposition.


Et d’abord l’abstention, quelles leçons en tirer ?

En effet, l’abstention record en France (60 %) comme en Europe (57 %) avec des pointes à 80 % dans les départements d’outre-mer et à près de 90 % dans de nombreux quartiers de banlieues en passant par 70 % chez les 18-30 ans, 70 % chez les ouvriers et employés, cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle, surtout ici à Désir d’Avenir où notre raison d’être a toujours été la démarche participative c'est-à-dire la conviction que toute politique qui se fait sans le peuple, sans les citoyens, est une politique qui finit par se faire contre les peuples.


Pour en revenir à notre sujet d’aujourd’hui, ce sont ceux qui souffrent le plus de la crise qui sont le moins venus voter. 

Ce n’est pas de l’incivisme ni de la négligence contrairement à ce qui a pu être dit par des commentateurs pressés ou condescendants. C’est un message politique de la part de ceux qui attendent parfois désespérement des solutions porteuses d’espoir.  


Sur le Parti Socialiste je dirai juste un fait non polémique qui est un fait précis et incontestable : ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l’élection présidentielle. Surtout chez les jeunes, les femmes et les quartiers populaires.  Ce qui veut dire que ceux qui subissent la crise sont ceux qui ce sont détournés du vote.

Face à cette situation nous devons avoir l’audace d’espérer, le courage de reconstruire, la générosité pour changer de système.  
 

Pourquoi cette université populaire participative ? 

Tout d’abord pour évaluer l’ampleur de la crise qui comme comme chacun l’admet aujourd’hui nous plonge dans une longue et douloureuse récession.

L’OCDE prévoit une baisse de 3,3% du PIB en 2009 et un taux de chômage de 10% en 2009 et de 11% en 2010.

Quel politique pour défendre l’emploi et le pouvoir d’achat et comment la crise nous oblige à repenser le modèle pour mettre résolument la France sur le chemin de la croissance durable dans l’économie mondialisée. 

Je remercie chaleureusement  nos intervenants d’avoir accepté notre invitation et Dominique Bertinotti de nous accueillir à la mairie du 4ème arrondissement.

Jacques Attali, président de la commission qui porte son nom et président de PlanetFinance auteur de nombreux ouvrages qui en font un formidable éclaireur d’idées. Auteur notamment en 2008 de La crise et après.

Edouard Martin, syndicaliste CFDT à Arcelor Mittal, à la pointe du combat contre la fermeture du site de Gandrange que j’ai rencontré plusieurs fois sur place.

Gontran Lejeune, président du Centre des jeunes dirigeants, dont le témoignage sera accompagné de quelques interviews filmés de quelques chefs d’entreprises président du Centre des jeunes dirigeants.

Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE et qui participe au projet et co-auteur d’un rapport à paraître sur les nouveaux indicateurs de croissance avec Amartya Sen et Joseph Stiglitz  qui sera parmi nous en direct par  liaison vidéo. Auteur de La nouvelle écologie politique : économie et développement humain
Yann Algan, qui a beaucoup travaillé sur la confiance comme condition d’émergence d’un nouveau modèle de développement, vient de recevoir le prix  du meilleur jeune économiste français, et est l’auteur du livre la société de défiance
Jacques Barbier, président du pôle de compétitivité des éco-industries crée dès 2004 dans la Région Poitou-Charentes qui regroupe plusieurs centaines d’entreprises et laboratoires de recherche, c’est le passage des discours à l’action, dans une région classée numéro un par la Banque Européenne d’Investissement pour son plan énergie solaire avec la mobilisation de 400 millions d’euros.

Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard, qui a coordonné l’organisation de cette université. Auteur du  rapport du Consiel d’analyse économique  Les leviers de la croissance française.  

Dans cette  démarche pour construire un nouvel ordre économique, social et écologique, il y a au moins cinq défis que je voudrais voir évoqués ce soir. 

  1. Premier défi : gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités.
    Nous avions pensé que la crise marquerait le début d’une ère nouvelle de responsabilité et de contrôle. Malgré les avancées du G20 nous voyons persister des signaux inquiétants : le bilan des banques en Europe demeure est opaque ; le crédit ne circule toujours pas ; aux Etats-Unis, les banques américaines s'empressent de vouloir se dégager de tutelle publique que Barack Obama a courageusement mis en place. 
    Par ailleurs, le  rapport remis par le directeur général de l’INSEE Jean-Philippe Cotis montre que les très hauts salaires ont connu les plus fortes hausses quant ceux des moyens et petits salariés stagnaient ou baissent en pouvoir d’achat.  Quand à la rémunération des actionnaires, elle a explosé au cours des vingt dernières années, au détriment de l’investissement et des salaires. Il n’y a pourtant pas de fatalités : en faisant passer la part des dividendes de 36% à 12% des profits, il est possible d’augmenter la masse salariale de 10%.  
     
  2. Deuxième défi : construire des sécurités nouvelles
    L’angoisse monte, face aux risques de perte d’emploi et de pouvoir d’achat, de fermetures d’entreprises, de manque de débouchés au sortir de l’école, de problèmes d’accès à la santé et à la montée de toutes les formes de violences et d’agressivité, nous devons apporter des réponses car les peurs nourrissent les conservatismes et empêche notre pays d’aller de l’avant. 

  3. Troisième défi : la révolution écologique pour sortir de la crise. C’est la société toute entière qui doit changer. Comme le dit excellemment Edgar Morin que nous retrouverons à Poitiers pour l’Université Populaire sur les défis de la politique de civilisation    octobre : «  Il ne suffit pas d’introduire l’écologie dans la politique car les problèmes de justice, de l’Etat, de l’égalité, des relations sociales échappent à l’écologie. Une politique qui n’engloberait pas l’écologie serait mutilée, mais une politique qui se réduirait à l’écologie serait également mutilée. »
  4. Quatrième défi : libérer les énergies par l’éducation, la formation, recherche et le soutien aux entrepreneurs. 
  5. Cinquième défi : la révolution démocratique. Disons le fois une fois de plus il n’y aura pas de réforme réussit si elle se fait contre les gens et à leurs place.  Démocratie sociale dans l’entreprise avec un vrai pouvoir de contrôle. Démocratie parlementaire avec un vrai pouvoir d’expertise des députés. Démocratie territoriale avec une réforme qui met fin à l’opacité et aux doublons. Démocratie de l’Etat avec une liberté garantie de la presse et des médias audiovisuels pour satisfaire la soif d’un vrai débat public sur les questions de fond, et enfin démocratie participative avec notamment l’évaluation par les citoyens des politiques publiques. 

    Conclusion  
    N’en doutons pas : faire la société plus humaine et plus fraternelle c’est la tâche immense des socialistes et de la gauche.  
    Qu’est ce qu’un parti politique de gauche, et il deviendra exemplaire ce parti, s’il est plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère, et, en son sein, plus fraternel que la société qu’il veut transformer ? 
    Les citoyens viendront voter s’ils se sentent respectés, il sont les meilleurs experts de ce qu’il concerne. Nous avons droit à l’information indispensable qui nous permet de mieux comprendre le monde afin de le transformer. C’est le sens du travail que nous faisons ce soir.
    Cette université est diffusée sur Internet, car nous nous sommes engagés, justement, à mettre l’excellence de la connaissance et de l’expérience, à la portée de tous. 
     

    Merci, par votre exigence et votre présence, d’y contribuer.

Dimanche 31 mai 2009
Vendredi 29 mai 2009

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Chères amies, chers amis,

Les Etats-Unis d’Europe, dont j’ai appelé à la création lors du meeting de Rezé, constituent le grand dessein politique mobilisateur que l’Europe attend.

Vous avez été très nombreux, militants, internautes à me faire part de votre enthousiasme pour cette belle idée. Des éditorialistes, comme
Bernard Guetta sur France inter, s’en sont également fait l’écho.

Oui, je veux pour l’Europe un objectif politique de haut niveau. Il nous faut réaliser enfin le rêve que Victor Hugo formulait lors du Congrès international de la Paix de Paris.

C’est le mandat que doivent recevoir aujourd'hui les députés européens soutenus par les peuples : qu’ils s’emparent du projet d’Etats-Unis d’Europe et qu’ils lui donnent vie.

Je l’ai dit à Rezé :

"Saisissez l’occasion, ne la laissez pas passer, elle sera historique. N’écoutez pas le moment venu ceux qui vous diraient que ce n’est pas votre mandat. Les délégués des Etats généraux n’avaient pas reçu non plus le mandat de décréter les droits de l’homme.
Et pourtant ils l’ont fait. Et qui songerait à leur reproche ?

N’hésitez pas à faire rentrer l’Europe dans l’histoire.
Appelez les parlements nationaux en renfort. Ils vous rejoindront.
Appelez les peuples en soutien, ils convergeront.

Des obstacles vous en aurez. Les forces de l’argent vous barreront le chemin. Et si vous trébuchez, relevez-vous. Reprenez votre souffle pour continuer l’effort jusqu’à la ligne d’arrivée.

Ce jour là, enlevez vos écouteurs et écoutez le tumulte des places et des rues, la joie et la fête, un langage qui se passe de traduction, le langage des peuples unis.
Ce jour là vous proclamerez les Etats-Unis d’Europe.

Ou l’Europe marche vers l’unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes.  Et souvenons-nous de François Mitterrand : le nationalisme c’est la guerre.
On ne veut pas de la guerre économique de tous contre tous, où l’homme devient un loup pour l’homme.

A l’opposé, nous les connaissons les ciments politiques des Etats Unis d’Europe : justice sociale au service de l’efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés.

Les socialistes se sont donnés la mission de l’Europe unie, sociale et humaniste.
C’est aux socialistes, fidèles à leur promesse,  de préparer le grand destin politique qui attend les peuples du continent et c’est à nous de le commencer dans le futur parlement européen d’abord.

Vous aurez, futurs députés européens, mandatés par les peuples impatients, une grande responsabilité.
Nous vous regarderons, nous vous soutiendrons.
Concentrez-vous sur l’essentiel, car à force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel.
Rendez-vous le 7 juin, c’est urgent, c’est essentiel !
Que pas une voix ne manque."

Nous sommes la troisième génération à faire l’Europe. Avant nous, il y a eu celle des Pères fondateurs, qui ont construit l’Europe après les horreurs de la guerre. Il y a eu aussi la génération qui, après la chute du mur de Berlin, a réunifié le continent. A nous d’aller plus loin aujourd’hui dans l’unité, avec les peuples et pour eux.

C’est pourquoi je vous invite à faire vivre le débat en ouvrant des Forum partout sur vos territoires et en faisant signer des pétitions de soutien aux Etats-Unis d’Europe, pour que le mouvement que j’appelle de mes vœux fasse son chemin.

L’Europe a besoin de nous. Alors pour les Etats-Unis d’Europe, agissons !

Amitiés,

signature

Vendredi 29 mai 2009
On ne le répètera jamais assez : il s'agit d'un excellent discours, profondément et charnellement pro-européen !
A voir absolument !

Jeudi 28 mai 2009

Chère Martine, Cher Jean-Marc, Chers Jacques et Jean-Yves les présidents des Régions Pays de Loire et Bretagne, Dominique, Chère Bernadette (Vergnaud), Chers candidats aux élections européennes dans la grande région Ouest et Cher Gilles, maire de Rezé.

J’aperçois de nombreux députés et sénateurs de la grande circonscription ouest, je les salue. Delphine, Guillaume


Je ne peux pas m’empêcher de vous dire le bonheur de vous retrouver d’être là tous ensemble et dans l’unité, côte à côte avec toi Martine, les militants sont heureux de nous voir ensemble. N’est ce pas que ça fait du bien ?

Divisés, les socialistes perdent. Unis, les socialistes peuvent gagner.


Ici et maintenant, à Rezé, nous allons réconcilier la gauche avec l’envie de gagner. Gagner pour agir. Nous sommes heureux d’être ensemble et la puissance de l’unité, du rassemblement va donner, j’en suis certaine, un sursaut à notre campagne.


Rien ne peut se faire sans l’unité de la gauche.Et l’unité de la gauche ne peut se faire sans l’unité des socialistes.

Pour contrer une droite puissante et arrogante qui vient de nous inventer le travail à domicile pour les salariés malades et les femmes enceintes, nous nous avons la puissance de notre idéal de justice et de fraternité.

Aujourd’hui, ce qui menace, c’est l’abstention, l’indifférence parfois même le dégoût.

Le pire c’est que ceux qui aujourd’hui ne veulent pas venir voter, sont les victimes de l’Europe libérale, les ouvriers licenciés, les familles basculées, les jeunes sans avenir.

A toutes celles et à tous ceux qui se détournent des urnes, je dis que nous comprenons leur détresse mais je dis que sans eux, l’Europe sociale ne se fera pas.


L’Europe sociale a besoin du peuple. Car si l’Europe se fait sans les peuples elle se fera contre les peuples !

Chaque voix qui manque, est une voix donnée à la droite, qui veut que rien ne change, qui a livré l’Europe aux oiseaux de proie à l’appétit de profits sans limites, qui a retiré toutes les règles, dressé les ouvriers les uns contre les autres, frontière contre frontière.

La droite a tout à redouter d’une Europe des peuples, d’une Europe sociale, d’une union des salariés, imposant une autre répartition des profits, une vraie démocratie dans les entreprises, que les valeurs humaines l’emportent sur les valeurs financières.

Ecoutez ce que disaient les « Conti » de Clairvoix en manifestant en Allemagne avec les ouvriers allemands : "on voudrait nous mettre en concurrence mais nous sommes main dans la main, poing dans le poing, Français, Allemands, Européens".

Poing dans le poing. Salariés, cadres, jeunes, femmes, retraités d’Europe, unissons-nous, tous ceux qui veulent pour leurs enfants des jours meilleurs, unissons-nous.
Unissons-nous malgré les épreuves, malgré les doutes, malgré les peurs, malgré le ras le bol, malgré le découragement.

Unissons-nous pour l’Europe sociale. Personne d’autre que la gauche pour la construire. Personne.

Et dans socialiste il y a social, et c’est sur nous que reposent la responsabilité et le devoir de faire l’Europe Sociale.


C’est pourquoi, je lance un appel vibrant à la participation. Les travailleurs frappés de plein fouet par la crise libérale et financière doivent être au premier plan de l’Europe sociale.


Salariés de Gandrange "l’Europe sociale a besoin de vous".
Salariés de Continental "l’Europe sociale a besoin de vous".

Salarié de Molex, d’Heuliez, de Peugeot, "l’Europe sociale a besoin de vous".
Salariés de toutes les entreprises menacées, fragilisées, subissant des plans de licenciement dont plusieurs dizaines annoncées encore ce matin à travers toute l’Europe.

Nous sommes solidaires de vous, qui subissez les logiques féroces du capitalisme financier.

Salariés de Natixis, Calyon, Sanofi-Aventis, MBO et Innovex, Continental, Renault, Valeo, Tyco Electronics, Faurecia, Rieter, Fulmen, Scapa, Amora, Alcatel-Lucent, Nufarm, Hewlette-Packard, Celanes, l’Europe a besoin de vous.
Femmes discriminées dans leur salaire, salariés précaires, jeunes sans emploi et sans espoir, artisans et commerçants, l’Europe sociale a besoin de vous.

Agriculteurs, producteurs de lait en colère, chefs d’entreprise, entrepreneurs sans soutien bancaire, l’Europe sociale a besoin de vous.

Enseignants et chercheurs abandonnés, l’Europe sociale a besoin de vous.

Salariés de tous les secteurs publics, éducation, recherche, hôpital, transports, justice, police, défense nationale, l’Europe sociale a besoin de vous.

Travailleurs étrangers malmenés, l’Europe sociale a besoin de vous.

Oui, l’Europe sociale a besoin de vous, et, bien au-delà des socialistes, toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’axe Sarko-berlusconien et qui le refusez, mobilisez-vous !

Parce que nous avons soif de liberté d’expression, de dignité, de respect, de culture, d’éducation, de valeurs  morales.

Oui, pour tout cela, mobilisons massivement.

Et c'est pourquoi je lance un appel vibrant à la participation.

La crise nous donne une leçon. Elle nous aura montré que par delà nos différences, nous affrontons les mêmes séismes et les mêmes défis.

Je lance ce soir un appel à un nouveau patriotisme européen, un esprit d’engagement et de responsabilité.

C’est parce que vous serez nombreux et exigeants que nous aurons, comme le dit la belle devise de l’Internationale socialiste "Le courage de faire la différence".


C’est quoi faire la différence ?

C’est que l’esprit de paix l’emporte sur les conflits et les souffrances, que la justice sociale l’emporte sur l’injustice libérale, que la culture l’emporte  sur l’obscurité, que le respect l’emporte sur le racisme ordinaire , que la générosité de la vie l’emporte sur la brutalité qui humilie, que la cohésion l’emporte sur la division, que la fraternité l’emporte sur toutes les formes de mesquinerie et que la construction d’une sécurité et d’un ordre juste – avec une justice et une police républicaine, dotée de moyens et de considération – l’emporte sur l’hystérie législative de la droite pour mieux faire oublier qu’elle est chargée de ces questions depuis 2002 ; qui fait que la République ne sait plus où elle en est lorsque des enfants de 6 ans sont mis en garde à vue pour un vol de vélo qu’il n’ont pas pris.


Venez voter toutes celles et ceux qui veulent que ça change. Ne vous abstenez pas.

Le combat est difficile mais tellement important. La confiance est à reconquérir. Tout devrait réussir à la gauche européenne. La faillite de Wall Street et la crise financière mondiale ont entraîné la condamnation du libéralisme et ont fait place à des demandes que la gauche a toujours défendues : le besoin d’Etat, la demande de protection sociale, des règles financières réelles, la nécessité de mettre la finance au service de l’économie et l’économie au service du progrès humain, l’urgence écologique

Seulement voilà, les droites au pouvoir ont aussi compris cette mutation. Et après avoir, comme la droite en France, promis les ruptures libérales et même affirmé leur admiration du système des prêts hypothécaires de l’administration Bush, parce qu’au lieu de distribuer du pouvoir d’achat elles ont distribué du crédit, les droites retournent leur veste et reprennent sans vergogne le vocabulaire de la gauche, sans changer pour autant de politique : mollesse dans la régulation d’un système bancaire qui n’en fait toujours qu’à sa tête, injustice fiscale insolente qui perdure, des paradis fiscaux d'autant plus prospères que les dénonciations n'ont été suivi d'aucunes actions, des services publics en détresse comme l’enseignement supérieur , l’hôpital, la culture et la recherche.

Qu’est ce qu’un contrat non tenu ? N’est ce pas un abus de  confiance ? Une promesse non tenue, n’est ce pas un abus de confiance ?

Et enfin – et la liste n’est pas close – une timidité coupable de la droite dans les politiques de développement durable alors que le réchauffement planétaire s’accélère et qu’il y a, dans la croissance verte, la clé d’un combat victorieux contre la désindustrialisation de l’Europe.

Et qui peut dire que les valeurs écologiques ne sont pas de gauche ? Elles le sont. Profondément. Voilà pourquoi.

Penser aux générations futures avant de penser à soi-même, partager un patrimoine que l’on sait limité, réparer ce qui a été détruit par l’autre, économiser l’eau même si on la croit abondante, penser qu’à l’autre bout de la planète, des centaines de millions d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et que les guerres, les déplacements massifs de population viendront désormais de la lutte pour l’accès à l’eau potable. Oui, ces raisons et ces façons de faire et de penser sont passionnément de gauche.


La crise a révélé notre communauté de destin. De Paris à Vilnius, de Stockholm à Athènes, il existe une fraternité de ceux qui souffrent et qui espèrent, une fraternité des peuples, et une "communauté des ébranlés" pour reprendre le beau et le puissant concept du philosophe Jan Patockà.


Notre devoir est là, à nous les gauches européennes, c’est la tâche historique de notre génération, au même titre que celle d’avant nous a fait l’élargissement et la réunification après la chute du mur, et que celle d’avant a fait l’Europe après les horreurs de la guerre.

Oui, la tâche historique de notre génération c’est de transformer les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un idéal d’avenir commun, une nouvelle harmonie humaine, bâtie sur des actions concrètes et efficaces.
Oui, je crois que nous sommes engagés dans une profonde mutation, ce  basculement des repères,  et  c’est  à nous, socialistes européens, de construire cette nouvelle civilisation.

Regardez la carte politique de l’Europe.

Le constat est là. Au fil de la décennie qui vient de s’écouler, nous avons assisté à l’impitoyable progression de cette droite décomplexée qui séduit en flattant ce qu’il y a de plus négatif dans la nature humaine :

-  l’individualisme  là où nous, nous pensons qu’il ne peut y avoir  concorde civile que dans la cohésion sociale. 

- l’avidité : boulimie  d’argent , de bénéfices, de stock options,  d’acquisitions, de pouvoir , de retraites chapeaux, de parachutes dorés :  là ou nous, nous pensons que le progrès social passe par le soutien  aux  entreprises  mais aussi   par  une redistribution plus juste. 
- la brutalité : le plus fort écrase le plus faible, là où nous, nous pensons  qu’il faut avant tout rendre leur dignité humaine à ceux qui se sentent humiliés.

- l’imposture : faire croire aux pauvres qu’ils peuvent devenir riches et aux classes moyennes qu’elles peuvent progresser alors que jamais le descenseur social n’a été aussi cruel.

- le populisme : diviser, dresser certaines catégories les unes contre les autres , menacer, puis flatter. Là où nous, socialistes,  pensons que le respect de chacun, du citoyen au parlementaire d’opposition, du journaliste critique au salarié ou à l’étudiant en grève est une condition des réformes efficaces et rapides.

- la démagogie : vider les mots de leur sens tout en préservant les privilèges fiscaux et clientélistes pour leurs amis. Là où nous socialistes pensons que les citoyens éclairés ont droit à un langage de vérité.

Les voilà les repères de cette droite décomplexée dite «  moderne » : individualisme, avidité, brutalité, imposture , populisme et démagogie.


A ce cynisme libéral, nous devons opposer la réconciliation sociale. La tâche est difficile, mais parce que nos idées sont plus grandes que nous et que nous les servons, nous aurons la force de réussir.


La réconciliation sociale est un  vaste chantier.

- réconcilier le citoyen avec cette Europe qui semble si lointaine. Une Europe qui ne doit plus être étrangère à la souffrance de ses ouvriers, licenciés dans le flot des délocalisations, de ses cadres moyens, qui se demandent s’ils vont eux aussi préserver leur emploi, de cette jeunesse , frappée plus que tout autre catégorie par le chômage et par un mal plus pernicieux encore : l’impossibilité à imaginer le futur.

- Il faut aussi réconcilier la gauche avec la radicalité qui se développe partout en Europe.


Oui je crois qu’il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu’au bout lorsqu’une situation est parfaitement injuste et qu’elle résulte d’un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers avec la complicité des pouvoirs en place.


Parce que nous sommes de gauche, nous avons aussi le devoir d’agir puissamment en faveur des jeunes, qui sont particulièrement frappés par le chômage en Europe ; cette jeunesse en colère qui , manifeste un peu partout avec tant de force son angoisse de demain.


C’est à nous, socialistes européens, de mener ce  grand plan de lutte contre le chômage des jeunes,  véritable fléau qui frappe les 27 pays de l’Union.


Non, ne nous résignons pas à voir triompher, année après années, en Europe les forces les plus conservatrices qui divisent là où nous devons unir.

Non, ne nous résignons pas à l’avidité des plus fort là ou nous devons protéger les plus  vulnérables.

Non, ne nous résignons pas aux préjugés et aux idées reçues là ou nous devons inventer et briser les dogmes dépassés.

Non, ne nous résignons pas au repli identitaire là où nous devons  regarder au-delà de la ligne d’horizon.


Oui, c’est notre mission historique, à nous socialistes européens, de retrouver notre unité, notre combativité, notre efficacité pour faire triompher ce social-humanisme du 21 ième siècle.


Chers amis, chers camarades,

Un mot pour conclure.
Je voudrais m’adresser à nos candidats, dont je souhaite qu’ils soient demain tous nos députés européens.
Je voudrais leur dire combien grande est la mission d’un élu du peuple. Mais la vôtre, la leur, est particulière. Elle est unique.

Demain à Strasbourg et à Bruxelles, vous serez les peuples de l’Union européenne ; vous serez les peuples d’Europe.
Vous serez porteurs  de nos espérances. Alors ne les décevez pas.

Vous travaillerez, vous assisterez aux séances, vous ferez des lois, vous ferez tout cela et nous le savons.

Mais vous devez faire plus, vous devez faire l’Europe unie, l’Europe unie des peuples d’Europe.

Votre mandat sera peut être historique, il dépend de  vous qu’il le soit.
La crise arase les statuts, les salaires dévalent la pente, l’insécurité sociale grandit, le climat malade bouleverse nos équilibres, l’environnement est pollué par la cupidité.

Il y a urgence.

Et comme toujours, dans ces moments là, les mauvais démons de la  xénophobie, du nationalisme revanchard, ou de la haine communautariste sont à l’affût.

Alors il faut que les peuples s’unissent. Et pour cela il faut que les élus, les députés, donnent l’exemple de l’union, le signal de la marche en avant.

Face aux périls nous aurons besoin d’un continent uni.
Face aux dangers, nous aurons besoin d’un parlement à l’avant-garde de la démocratie en Europe. Portant la voie des peuples.

Nous aurons besoin d’un gouvernement démocratique en Europe, pas seulement d’un gouvernement économique, pas seulement d’un directoire de la zone euro.

Car quand les dangers se feront plus pressants nous devront décider en commun de notre avenir.

Il est là le moment. Le rêve d’hier des bâtisseurs. Elle est là, la nécessité pour demain.
Il est là le tournant, le message secret des berlinois qui éboulaient le mur de Berlin, rassemblant deux villes en une seule, deux Europe en une seule.

C’est cela qu’attendent, même confusément, les peuples. Et c’est cela qui les dépite, tellement nous leur répondons en deçà de leurs désirs, nos désirs,  parfois les plus enfouis.


Nous peuples d’Europe nous ne demandons pas une directive de plus, même si c’est utile. Nous ne demandons pas un règlement de plus, même si c’est indispensable.

Nous socialistes, nous peuples d’Europe qui voulons une vie meilleure, nous voulons plus d’Europe et, mieux encore, une Europe de plus.


Une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative pour la paix du monde. Qui, par exemple, est capable de se dresser contre la junte birmane en gelant leurs avoirs financiers pour obtenir la libération d’Aung San Suu Kyi. Par exemple en soutenant la Fédération Internationale des Droits de l’Homme qui a fait la proposition de priver la junte de ses revenus gaziers en les versant sur un compte placé sous séquestre et sous le contrôle de la Communauté internationale, tant que persistera en Birmanie l’asservissement d’un peuple.


A vous les députés européens socialistes de saisir toutes les occasions pour faire bouger les lignes et laisser envahir d’espoir les travées du Parlement européen.

A vous de décider que nos prochaines listes seront transnationales ;

A vous de décider que nous élirons un président de l’Europe ;

A vous de décider le moment venu qu’il faut enfin créer les Etats-Unis d’Europe.

Saisissez l’occasion, ne la laissez pas passer, elle sera historique. N’écoutez pas le moment venu ceux qui vous diraient que ce n’est pas votre mandat. Les délégués des Etats généraux n’avaient pas reçu non plus le mandat de décréter les droits de l’homme.
Et pourtant ils l’ont fait. Et qui songerait à leur reproche ?

N’hésitez pas à faire rentrer l’Europe dans l’histoire.

Appelez les parlements nationaux en renfort. Ils vous rejoindront.
Appelez les peuples en soutien, ils convergeront.

Des obstacles vous en aurez. Les forces de l’argent vous barreront le chemin. Et si vous trébuchez, relevez-vous. Reprenez votre souffle pour continuer l’effort jusqu’à la ligne d’arrivée.

Ce jour là, enlevez vos écouteurs et écoutez le tumulte des places et des rues, la joie et la fête, un langage qui se passe de traduction, le langage des peuples unis.

Ce jour là vous proclamerez les Etats-Unis d’Europe.

Et si ce n’est pas ce jour là ce sera le lendemain, et si ce n’est pas le lendemain, remettez vous au combat et à l’ouvrage. Mais ce jour viendra.

Sinon, l’alternative nous la connaissons parfaitement et il n’y aura pas d’échappatoire lorsqu’il faudra dresser les bilans :

Ou l’Europe marche vers l’unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes.  Et souvenons-nous de François Mitterrand, le nationalisme c’est la guerre.

On ne veut pas de la guerre économique de tous contre tous, où l’homme devient un loup pour l’homme.

A l’opposé, nous les connaissons les ciments politiques des Etats Unis d’Europe : justice sociale au service de l’efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés.

Les socialistes se sont donnés la mission de l’Europe unie, sociale et humaniste. C’est aux socialistes, fidèles à leur promesse,  de préparer le grand destin politique qui attend les peuples du continent et c’est à nous de le commencer dans le futur parlement européen d’abord.

Vous aurez, futurs députés européens, mandatés par les peuples impatients, une grande responsabilité.

Nous vous regarderons, nous vous soutiendrons.

Concentrez vous sur l’essentiel, car à force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel.

Rendez-vous le 7 juin, c’est urgent, c’est essentiel ! Pas nous.

Que pas une voix ne manque.

Dimanche 17 mai 2009

Ségolène Royal a accordé une interview à El Pais, lors de son séjour à Athènes, à l'occasion de la conférence sur l'avenir des gauches en Europe. Voir l'article en espagnol sur le site d'El Pais

 

Le socialisme français, miné par des luttes intestines et menacé par la progression des mouvements anticapitalistes, connaît l'un de ses moments les plus difficiles. Ségolène Royal, 55 ans, est la plus populaire des personnalités politiques, même si elle a chuté de façon spectaculaire dans les sondages depuis quelques mois. L'ancienne candidate à la présidence et candidate potentielle pour les élections de 2012, a déclaré dans une interview à Athènes, hier, que la gauche européenne devait avoir un projet solide pour les citoyens européens. "Nous devons propager l’idée que d'autres politiques sont possibles en dehors de celles de la droite", dit-elle.

Lorsqu'on l’a lui a demandé son avis sur le rôle de première dame de France de Carla Bruni, elle a répondu qu'elle ne parle que de politique. Royal, qui a échoué dans sa tentative de devenir le premier secrétaire du Parti socialiste en novembre dernier, a participé à la soirée du Congrès international sur la Gauche dans la capitale grecque, organisé par le quotidien grec To Vima et El Païs.


El Païs : Quelle est la situation politique en Europe?

Ségolène Royal : "C’est très paradoxal. Les idées de gauche, le socialisme, sont dominantes à l'heure actuelle. L'intervention de l'État, l'exigence de règles, la demande de protection et de justice sociale, la recherche de l’investissement éthique, la demande d’un retour sur la fiscalité... Mais c’est la droite qui est le plus souvent au pouvoir en Europe. Les valeurs de la gauche correspondent au cœur des peuples de l'Europe et nous devons tenter de transformer ces paroles en action, parce que la droite veut reprendre ces mots, mais maintient sa politique traditionnelle."


Quel est le problème de la gauche, qui fait qu’elle est minoritaire en Europe?

La social-démocratie doit avoir un projet européen, à l'avant-garde en matière d’initiatives économiques, doit démontrer que d'autres politiques sont possibles en dehors celles de la droite, et en particulier dans le contexte actuel, la gauche devrait lancer des propositions concrètes pour une véritable gouvernance de l'Union européenne. Aujourd'hui, il y a des problèmes de gouvernance de la zone euro. Nous ne voyons pas de réponses suffisamment fortes et convergentes, en particulier en matière de règles pour les banques et en ce qui concerne les plans de relance économique.


Le Parti socialiste français, en revanche, est plus divisé que jamais, et certains disent que vous allez trop loin. Est-ce que cela peut nuire à la prochaine élection présidentielle?

Ce sont des primaires qui permettront de désigner le candidat à la présidence. Je ne sais pas ce qui va se passer, je ne peux pas le deviner. Pendant ce temps, il nous faut travailler, faire un projet de gauche pour contrer les politiques désastreuses de Sarkozy.


Cela fait 2 ans que Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir. Pourquoi la situation est si mauvaise, à votre avis?

Il n'a pas tenu ses principales promesses. Il a dit que les Français allaient travailler plus pour gagner plus, mais il y a plus de chômage, les pauvres sont plus pauvres, les classes moyennes perdent du pouvoir d'achat, et il y a des problèmes dans les universités et les hôpitaux publics. Il y a deux problèmes particulièrement graves : la parole politique est dépréciée et il y a de grands conflits sociaux.


Dans quelques semaines auront lieu les élections européennes, mais il est prévu que la participation soit très faible. Qu'espère la gauche de cette élection?

Par-dessus tout, j'espère qu’il y aura beaucoup de participation. L'Europe doit expliquer les avantages qu’il y a à être unis, plus de solidarité, une meilleure protection face à la crise économique. L’Europe est une victoire trop abstraite et en fait si proche.


Après les premiers 100 jours au pouvoir de Barack Obama, êtes-vous toujours un de ses fervents soutiens?

Bien sûr. Il a permis au peuple américain de se réconcilier avec lui-même. Il se pose en médiateur devant la communauté internationale et fait face avec détermination à la crise économique.

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